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La tentation porte ton nom... Une invitée à la maison

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Mar 28 Avr - 17:58





La tentation porte ton nomUne invitée à la maison



Manhattan, samedi matin...

Difficile de rester sans réagir à la façon dont elle semblait s'approprier les lieux. Voilà qu'elle se servait de mon tablier et... Par les crocs de Vlad Tepès, elle allait me tuer... Incapable de détourner le regard, je suivis chacun de ses gestes pendant qu'elle relevait ses cheveux, libérant sa nuque pour l'offrir à mon regard, attisant ma faim qui maintenant devenait difficile à contenir au point que mes crocs menaçaient douloureusement de s'étirer pour se planter dans son adorable petit cou, si fin, si délicat... Ce fut une grosse erreur de ma part d'inspirer profondément pour tenter de me calmer parce que son odeur me remplit les poumons, me donnant un ersatz du goût qu'elle pourrait avoir sur ma langue... Je dus m'appuyer sur le plant de travail et surtout éviter de la regarder, je pouvais sentir la faim s'agiter dans mon ventre et assécher ma gorge de même que mes yeux prendre leur teinte rouge et il fallait que je me calme rapidement avant qu'elle ne s'en rende compte. Elle plongea la tête dans le frigo et je profitais de cet instant pour me mordre l'intérieur de la joue en vue de me maîtriser. Je le fit juste à temps quand elle posa ses trouvailles à côté de moi, peut-être avait-elle pu voir une fraction de seconde mes yeux rouges mais sans doute pas assez pour qu'elle y porte une quelconque importance, sans doute croirait-elle qu'elle avait rêvé... Les humains sont fort pour se convaincre que ce qui leur est impossible n'est qu'une illusion, j'en sais quelque chose, ça ne fait que quelques années que je suis un vampire.
Je regardais vaguement ce qu'elle avait sorti, l'écoutant se demander si un peu de chèvre ne ferait pas de mal... Sa voix avait le son d'un chant de sirène à mon oreille, sans doute la faim me faisait perdre les pédales. Je ne devrais pas rester aussi près d'elle alors qu'elle me tente sans même le savoir mais je ne pouvais pas m'écarter sans lui faire croire que quelque chose n'allait pas. C'est sans aucun doute la première fois qu'il m'est aussi difficile de me faire passer pour un humain normal depuis que je suis vampire !

► Je vous en prie, faites à votre goût...

De toute façon, je ne prends jamais de petit déjeuner puisque d'ordinaire, à cette heure-ci, je dors encore. Je la laissais faire comme bon lui semblait, lui sortant le matériel dont elle pourrait avoir besoin. Je sortis simplement deux tasses et servis le café. J'ignorais si elle prenait du lait ou du sucre avec son café aussi je lui posais simplement la question avant de lui donner son café après lui avoir demander comment elle connaissait mon nom et me donnait le sien... Aëlys... Ca me restait sur la langue comme un délicieux nectar.

► Aëlys ? C'est de quelle origine ? C'est un bien joli prénom...

J'avais beau essayer de le prononcer de la même manière qu'elle, je n'y arrivais pas, J'avais l'impression de le dire d'une manière trop lente et prolongée comme si son prénom était doué d'une vie propre et avait décidé d'élire domicile sur ma langue et refusait d'en partir. J'essayais de m'entraîner à le prononcer à sa façon, mentalement, le répétant encore et encore mais c'était peine perdu. Je devrais peut-être essayer de le faire une fois que je me serai nourri dès fois que la faim me jouerais des tours.
Et puis si elle pouvait arrêter de me sourire, peut-être que je n'essaierais pas de la garder chez moi. Bon sang ! Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait. C'était à se taper la tête contre un mur. Cette impression qu'elle me donnait d'être un type bien à qui elle pouvait faire confiance les yeux fermé et à qui elle était reconnaissante de l'avoir traitée aussi bien, c'était dangereux, très dangereux, autant pour elle que pour moi. Loin de la regarder dans les yeux, je suivais pourtant chacun de ses mouvements, revenant à mon observation chaque fois que j'essayais de m'en détourner.
Mademoiselle Aëlys avait un puissant pouvoir attractif sur mes sens et je n'arrivais pas à prendre de la distance. Elle semblait agir avec tellement d'aisance que s'en était perturbant, comme si elle avait toujours été là et qu'elle y était à sa place. Quand elle ne serait plus là, je ne doutais pas de ressentir cruellement son absence, surtout que son parfum resterait dans l'appartement pendant quelques jours... Une vraie torture que je cachais sous un masque de cordialité et d'amabilité.

► Je dois aller chez un client ce soir pour aller chercher une horloge, si vous voulez, je pourrai vous ramener en passant vu que c'est sur mon chemin. Et puis ça vous économisera le trajet en transport en commun...  

J'étais déjà à la torture et je persistais à vouloir la garder pour la journée, sans doute avais-je réellement perdu la tête pour insister autant. Je n'avais aucune idée quand à ce qu'elle pourrait faire de la journée en restant chez moi, ce que je pourrais faire pour lui faire passer le temps mais je savais que si elle acceptait, je me maudirais de m'être entêté à vouloir qu'elle reste chez moi et que je souffrirais de la faim jusqu'à ce qu'enfin elle sortirait de ma voiture pour rentrer chez elle... Le pire fut de me rendre compte que je m'en moquais complètement pourvu qu'elle reste...



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Mar 28 Avr - 18:54
-Hum ? ho à vrai dire je ne me suis jamais posé la question… Je crois que c’était le prénom de mon arrière-grand-mère maternelle, mais si vous voulez vous pouvez m’appeler Aël ! C’est tout aussi joli en tout cas merci du compliment !

Comme suite à ses mots mon attention se reporta sur ce que j’avais déposé sur le plan de travail. Je n’en avais rien montré, mais mon cœur fit comme un bond dans ma poitrine en l’entendant prononcer mon prénom… Hum étrange… me disais-je en allumant le réchaud et en  mettant un peu d’huile d’olive dans la poêle. Je me mis à attendre que des petites bulles se forment avant de casser mes œufs dans la poêle rapidement un petit air de musique parcourut mes lèvres, c’était toujours ainsi quand je cuisinais, je chantonnais, sinon je me sentais mal à l’aise( musique : ici. Tout à ma préparation, j’avais regardé du coin de l’œil Rhydian hésiter pour le café, puis il me posa la question, je répondis que je prenais un peu de lait avec un sucre tout en le remerciant.

J’en avais profité aussi pour rajouter quelques tranches de bacons, après les avoir préparés. Maintenant, il fallait que je me tourne une nouvelle fois vers le frigo pour récupérer un morceau de chèvre que je déposai aussi sur le plan de travail. M’étant munie d’un couteau, j’en avais découpé une petite tranche  que j’avais émiettée dans la poêle, quand j’entendis la proposition de Rhydian, qui avait l’air d’être une bonne idée. Cependant, mon sourire disparut sous la gêne en pensant le genre de problème que cela pourrait provoquer, je me mis à le regarder une nouvelle fois anxieuse.



-Oui bien sûr ! si vous êtes sûr que cela ne vous dérange pas… Au fait pourriez-vous me passer une assiette ? C’est bientôt prêt et je ne sais pas où elles sont.
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Mar 28 Avr - 19:34





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Manhattan, samedi matin...

Si elle pouvait juste me mettre encore un peu plus à la torture... J'avais secoué la tête ne signe négatif quand elle me proposa de l'appeler Aël. Son prénom incomplet me donnait l'impression qu'elle-même serait incomplète si je le faisais. Elle était Aëlys et Aëlys elle resterait. Voilà à présent qu'elle fredonne tout à sa cuisson, irrésistiblement, elle était parvenue à m'arracher un sourire, certes timide mais un sourire quand même alors que je la regardais faire son repas. Il ne manquait plus que la voir se dandiner pour que j'envisage de la séquestrer... Heureusement pour nous deux, elle ne le fit pas mais je ne la quittais pas des yeux, incapable que j'étais de regarder ailleurs. Elle semblait tellement à sa place, comme si elle avait été faite pour se trouver là, dans mon appartement, dans mon lit, dans ma cuisine. Si je croyais à la divine providence, j'aurais pu croire qu'elle avait été faite pour moi mais je n'y crois pas. Et puis quoi... Je devais facilement avoir le double de son âge et il fallait prendre en compte également la dangerosité de mon premier emploi en tant que Rules Out. À chaque chasse, il y avait un risque pour que je ne revienne pas et depuis que j'étais mort en tant qu'humain, je m'étais juré de ne plus nouer de relation avec un humain que je pourrais perdre au bout de quelques années qui ne me sembleraient jamais assez longue. Malheureusement, je ne la connaissais depuis à peine quelques heures et voilà que je n'arrivais pas tenir la promesse que je m'étais faite.
Une fois qu'elle serait rentrée chez elle, j'allais sans aucun doute souffrir de son absence tout le temps que je sentirais son odeur dans l'appartement et la voiture. J'espérais du moins que ça n'irait pas plus loin parce que si je venais à regretter son absence plus longtemps, je risquais de faire quelques bêtises.

La proposition de la ramener moi-même semblait la perturber, ce que je ne comprenais pas vraiment. Est-ce qu'elle commençait à se dire que peut-être je n'étais pas si bon que ça et que je tenterais de tirer profit d'elle ? A vrai dire, je l'espérais un peu parce que ça voudrait dire qu'elle avait au moins un minimum d'instinct de conservation.
Je lui sortis une assiette d'un des placard et la lui tendit ainsi que des couverts, frôlant sans le vouloir sa main du bout de mes doigts. Résultat ; je me retrouvais avec une délicieuse chair de poule tandis que je me retenais de frissonner. La journée allait être longue...

► Si je vous le propose, c'est que ça ne m'ennuie pas. Mon client vit dans le Queens et le détour pour vous déposer n'est pas si grand. De toute façon, tout ce qu'il sait c'est que je passerai chercher son horloge une fois le soleil couché, je n'ai donc pas d'heure précise pour me rendre chez lui, ne vous en faites pas.

Malgré l'anxiété qu'elle semblait ressentir, je m'obstinais sur ma proposition. Peut-être aurais-je dû renoncer mais je ne le pouvais pas. Que me faisait-elle ?! Pourquoi ne pas lui proposer de passer le weekend entier chez moi tant que j'y étais... À peine m'étais-je fait la remarque qu'elle me sembla séduisante, dangereusement séduisante mais je ne la formulais pas à voix haute. Tout cela n'avait pas de sens, plus je réfléchissais, moins je comprenais mon propre comportement. Innocente, elle était trop innocente... Il me fallait détourner l'attention et donc, j'entrepris de faire la conversation, une première quand on me connait bien et le pire, c'était que je n'arrivais pas à remettre mon masque d'impassibilité...

► Je peux vous demander ce que vous faites dans la vie ? Vous me semblez assez jeune... Et puis c'est de bonne guerre, vous savez ce que je fais pour gagner mon pain quotidien...

Et en plus j'essaie de faire de l'humour, cette fois c'est certain, je suis devenu fou, j'ai perdu ma tête quelque part dans le Queens et je ne l'ai pas retrouvée, au contraire, les symptômes s'accumulent.
Quoi qu'il en soit, il fallait que je la fasse parler, que j'entende sa voix de sirène à laquelle je tentais encore de résister, que je la vois s'animer... Je voulais en savoir plus à son sujet, voir ses expressions, ses mouvements, que je goûte à son rire si possible... Je me faisais l'effet d'un junkie en manque recherchant sa dose avec frénésie. Oui ! C'est ça ! Elle était comme une drogue, elle s'insinuait sous ma peau, dans ma tête et me donnait envie d'en avoir toujours plus. Aëlys, un doux nom pour une drogue sournoisement innocente. Oh oui, elle était sournoise sans même s'en rendre compte, n'ayant aucune idée de l'effet qu'elle me faisait et j'en redemandais !



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Mar 28 Avr - 20:51
J’avais donc pris l’assiette et les couverts que j’avais déposé sur le plan de travail pour mieux verser le contenue de la poêle à l’intérieur avec une cuillère en bois pour mieux racler. Autant dire que, lorsqu’il me rassura sur le fait que cela ne le dérangeait pas le moins du monde de me ramener, je me sentis plus légère et parvins à sourire de nouveau, tandis que je mettais ce qu’il y avait à mettre dans l’évier, je lui lançais à nouveau un doux sourire.

Tant mieux alors si cela ne vous dérange pas cela me va parfaitement !

Sur ces mots, je pris mon assiette remplie de victuailles appétissantes avec les couverts et m’empressais de la déposer sur la table du salon rapidement. C’est que j’avais tout de même soif et très faim à la longue ! Tien en parlant de soif, j’avais oublié le café et le verre de jus d’orange ! Je retournais donc à la cuisine mais un peu plus lentement cette fois. Je vis Rhydian me tendre ce que je cherchais, sans hésitation j’avais pris les deux verres, mais sans e vouloir mes doigts effleura les siens. J’eus un petit frisson à peine perceptible et me mis donc une nouvelle fois à rougir. Quelle situation étrange ! Vite ! il fallait que je lui réponde pour détourner son attention dans l’espoir qu’il n’ait pas remarqué ce détail !

-Vous savez quoi ? vous avez raison ! À vrai dire, je suis à la fac et mon plus grand rêve, c’est de devenir chanteuse ! Alors quand je ne suis pas à la fac, j’écris des paroles que j’essaye d’interpréter différemment pour créer mes propres musiques par la suite avec un groupe à la fac !

Et tout cela était vrai, certes, je ne travaillais pas encore, mais j’étais confiante, il ne fallait surtout pas que je baisse les bras si je voulais à tout prix réussir mon plus grand rêve.
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Mer 29 Avr - 10:59





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Manhattan, samedi matin...

Alléluia ! Son anxiété disparut à la seconde où je lui certifiais que la déposer chez elle ne me dérangeais absolument pas. Quel dommage que j'ai fait ma proposition en précisant le jour, si je ne l'avais pas fait, j'aurais pu la garder ici plus longtemps mais de toute façon, rien n'était moins sûr quand au fait que cela aurait été contre sa volonté, même si étrangement, elle semblait se sentir à l'aise et comme chez elle dans l'appartement alors qu'elle se trouvait avec un prédateur prêt à lui sauter à la gorge. Je la vis prendre son petit-déjeuner et se rendre dans le salon, oubliant son café et son verre de jus d'orange que je m'empressais de lui apporter. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que je n'étais pas le seul à frissonner quand ses doigts frôla les miens. Je n'étais donc pas le seul à remarquer qu'il y avait bien quelque chose, le tout était peut-être de savoir ce que c'était mais ce n'était pas gagner. Je profitais de la rejoindre pour éteindre la chaîne Hi-fi et m'asseoir dans un fauteuil tout en la regardant manger d'un bon appétit en buvant mon café alors qu'elle répondait à ma dernière question, ce à quoi j'enchaînais...

► Interprète et compositrice, donc... Vous vous produisez déjà avec votre groupe ou c'est seulement à la fac ?

J'aime la musique, même si j'écoute majoritairement que du classique, cela ne m'empêche pas d'apprécier d'autres style, en quantité limitée certes mais tout de même, je pouvais assister à une représentation de rock ou de pop sans grincer des dents. Et puis la faire parler d'un sujet qu'elle aime, c'est autant d'opportunité de découvrir d'autres facettes de sa personnalité. Je me découvrais de plus en plus curieux à son sujet, avide d'en savoir plus. J'étais aussi curieux de savoir pourquoi elle ne me posait pas de questions, me rendant compte que j'aurais voulu qu'elle m'en pose, qu'elle en sache plus sur moi et ce, même si je ne pouvais pas tout lui dire. Il faut dire que je n'ai jamais ramener personne chez moi et que j'ai peu de monde à qui parler puisque je m'imposais un isolement drastique. Du coup, pour me tirer de mes réflexions, je ne pus m'empêcher de la taquiner en lui faisant remarquer...

► Vous semblez plutôt à l'aise pour quelqu'un qui vient de se réveiller chez un inconnu... Ce n'est pas un reproche remarquez, je trouve ça plutôt... amusant et rafraîchissant.

Un léger sourire en coin, franchement amusé, alors que je l'observais. La voir rougir commençait à devenir un petit plaisir auquel je m'adonnais sans restriction. Elle était si innocente que s'en était un péché mais un péché pour lequel la damnation ne me faisait pas peur. J'en voulais plus... Gourmand de chacune de ses réactions, de ses expressions, sans compter la tentation qu'elle représentait sans en avoir conscience... Je me sentais affamé rien qu'à la regarder, et cette nuque, ce cou, adorables et si tentants. Je rêvais d'y planter mes crocs mais pas seulement, je voulais y goûter de toutes les façons possibles, peut-être même qu'elle aimerait ça... Mentalement, je secouais la tête... Impossible de rester calme avec elle si proche. Elle devait être un véritable danger pour tout vampire qui s'approchait d'elle, innocemment tentatrice au point de provoquer un appétit démesuré. J'étais quasiment certain de ne pas finir la journée sans l'avoir goûtée parce que tenir autant d'heures à ses côtés sans rien tenter relevait de l'impossible. J'avais faim depuis que je m'étais arrêté pour lui venir en aide la veille et j'avais comme l'impression qu'un autre sang que le sien me semblerait fade et sans consistance. Que dieu me garde, j'étais fichu !



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Mer 29 Avr - 16:03
Je m’étais donc installé à table une fois le petit incident inexpliqué passé, regardant un instant Rhydian s’installer non loin de moi son café en main, le mien étant encore un peu trop chaud, je ne le boirais pas tout de suite. Munie d’une fourchette et d’un e m’étais mise à prendre une bouchée de bacon et ne répondit qu’après avoir mangé ma première bouchée de délicieuse nourriture de la journée.

-Eh bien oui, il nous est déjà arrivé de nous reproduire dans des petits cinémas théâtres de Manhattan dans des cadres culturels, notre groupe les Vocaloids, chantons aussi bien du rock que du classique, mais dite… Votre style de musique à vous c’est quoi ?

Tout en lui parlant j’avais continué de manger, certes, à mon rythme, mais je mangeais, évidemment par la bouche pleine, je ne parlais que lorsqu’elle était vide par politesse. Que voulez-vous, j’avais si faim que je pensais pouvoir avaler un éléphant et avoir encore faim après je n’en pouvais plus d’attendre ! C’est là qu’un petit détail vint titiller mon esprit, je levai mon regard vers Rhydian. Mais alors que j’allais lui poser la question il e devança et là… Je me mis à piquer de nouveau un fard, j’avais l’impression que mon cœur menaçait de quitter ma poitrine à ce stade ! Encore plus en voyant son petit sourire amuser qui n’était pas sans charme !

-Heu… Bonne question, j’imagine que… C’est naturel… Enfin, je ne sais pas, c’est la première fois que je suis aussi confiante avec quelqu’un en dehors de ma mère…

Mon regard se posa mélancoliquement sur mon assiette, les joues encore bien rouges, le cœur à peine calmé, lorsque ma question me revint en mémoire, le regard encore posé sur mon assiette, je la formula enfin à haute voix.

-Dites… Vous ne voulez pas manger avec moi ?
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Mer 29 Avr - 17:20





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Manhattan, samedi matin...

Maintenant que j'avais le nom de son groupe, il me faudrait me renseigner pour connaître la date et le lieu de leur prochaine représentation. Je voulais entendre ses chansons, entendre sa musique, connaître sa voix chantante. Un fredonnement ne vaut pas une bonne chanson aussi à présent, je restais sur ma faim. Et puis voilà la première question. Enfin !

► J'écoute un peu de tout mais j'ai hérité de mon père adoptif le goût de la musique classique et des opéras. Je passais beaucoup de temps dans son atelier de menuiserie et il écoutait toujours ce genre de musique quand il travaillait. J'y ai pris goût sans même m'en rendre compte. Cela dit, ça ne m'empêche pas d'apprécier  un morceau de jazz, de rock ou de pop.

Certes j'en avais dit un peu plus que ce que j'aurais dû pour répondre simplement à sa question mais, peut-être parce que mes parents adoptifs me manquaient, je n'avais pu m'empêcher d'expliquer d'où me venait le goût pour la musique classique et d'opéra. Appuyant ma tête contre mon poing, je continuais de la regarder manger. Un petit plaisir en soit surtout quand on voyait le plaisir qu'elle y prenait. Pour un peu, je l'aurais resservie volontiers s'il restait encore quelque chose mais malheureusement, ce n'était pas le cas, la gourmande avait déjà tout pris sur son assiette. Ce n'était pas grave, j'avais un autre plaisir dans ma manche et je ne m'en privais pas. Comme prévu, elle rougit délicieusement et je pu entendre la musique effrénée de son coeur affolé. Et sa réponse... Absolument délicieuse qui m'arracha un rire discret qui ne fut interrompu que par sa question à laquelle je répondais de bon coeur.

► Je ne prends jamais de petit-déjeuner, d'ordinaire, je dors encore à cette heure-ci et quand je me réveille, l'heure du petit-déjeuner est passée depuis longtemps mais j'y pense à présent que vous parliez de votre mère, ne devriez-vous pas la prévenir de l'endroit où vous vous trouvez ? Elle a sans doute dû s'inquiéter toute la nuit...

J'avais repris mon sérieux même si une trace de mon amusement demeurait. Je ne m'étais pas inquiété de ses proches avant qu'elle n'en parle et je m'en voulais un peu. À son âge, mes parents adoptifs m'auraient déjà appelé une bonne dizaine de fois pour savoir pourquoi j'avais découché et maintenant qu'elle parlait de sa mère, je me rendis compte que je n'avais pas entendu son portable sonner de toute la nuit ni depuis qu'elle était réveillée. J'aurais pu tirer mes propres conclusions mais il y avait toujours une chance pour qu'elles soient fausses ou que je laisse exprimer quelques préjugés. Je suis vampire, pas infaillible, qu'on soit vampire ou humain, les préjugés existent.
Et puis elle n'avait parlé que de sa mère... Et pour son père, qu'en était-il ? Ne s'inquiéterait-il pas pour sa fille ? Avait-elle un ou des frères ou soeurs qui puissent s'angoisser de son absence ?
J'espérais presque qu'elle ne soit pas aussi seule que moi. Si mes parents adoptifs étaient toujours vivant, moi, je ne l'étais officiellement plus et ne pouvait donc plus leur rendre visite. Une jeune et charmante jeune fille comme elle ne devrait pas se retrouver seule, c'est peut-être arbitraire de ma part de penser cela mais j'estime qu'elle devrait être entourée, choyée, aimée par sa famille.
Mais, et si elle n'en avait pas ? Cette simple idée me paraissait ridicule mais je me forçais à y penser. Si elle était seule, il ne me resterait plus qu'à espérer qu'elle avait beaucoup d'amis sur qui conter et pour qui elle comptait. Après tout, même un ermite ne souhaite à personne de connaître la solitude.



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Mer 29 Avr - 18:03
Mon sourire s’élargit en l’entendant parler de lui, je n’étais pas d’un naturelle curieuse, mais je devais avouer que j’aimais bien discuter avec lui, je trouvais que pour parler tranquillement il était de bonne compagnie.

Je dois avouer qu’en vous écoutant parler, j’ai l’impression que vous êtes… Heureux, oui c’est le mot, ses souvenirs… Votre famille doit représenter beaucoup pour vous.

J’avais dit cela avec un air plus calme, plus enjoué et de manière totalement naturelle cette fois-ci, sans rougissement ni autres, avant de reprendre de manière un peu emballée mon repas, 15 minutes plus tard j’étais totalement rassasié et heureuse d’avoir le ventre rempli, je m’essuyais le coin des lèvres avec une petite serviette blanche en papier déposé sur la table. Quand je l’entendis poser la question sur l’inquiétude ma mère, mes mains se resserrèrent sur le mouchoir blanc en papier et je fus parcouru, parler de ma mère était encore très dur pour moi, c’était mon sujet tabou, bien sûr, il ne pouvait pas savoir, il fallait donc que je garde mon calme, que je reste le plus naturel possible. Je m’étais juré que personne ne me pleurer pour ma mère. C’est pourquoi j’inspirai un grand coup, c’est pour cela que je me mis à inspirer un grand coup, mes tremblements cessèrent, tandis que je fis un doux sourire à Rhydian.

-Ne vous en faites pas pour cela, de toute manière, je vis seule chez moi.


Sur ses mots, je m’étais levé, assiette et couvert en mains pour aller y déposer dans l’évier de la cuisine, une fois je retirais le tablier que j’avais sur moi et le remis à sa place, je pris de passer un coup sur la table . Une fois fini, je pris la tasse de café et le verre de jus d’orange que je déposai sur la table basse près du fauteuil où était assis r Rhydian, café toujours en main, je m’ installa à côté de lui, les yeux fermés un instant en buvant une gorgée. Tout cela avec le sourire aux lèvres m’efforçant d’être le plus naturel possible.
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Mer 29 Avr - 19:30





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Manhattan, samedi matin...

Heureux ?... Hm... oui, peut-être, d'une certaine manière mais pas comme j'aurais pu l'être en ayant pu garder contact avec les personnes qui m'étaient chères. De fait, je tiquais un peu à son commentaire et pour me donner contenance, je plongeais le nez dans ma tasse de café pour en boire une gorgée avant de lui répondre en me maudissant de ne pouvoir masquer une certaine mélancolie dans ma voix...

► Mes souvenirs sont presque tous heureux, je n'ai pas à me plaindre, c'est vrai... Et ma famille adoptive a eu beaucoup d'importance pour moi. Pas autant que ma vrai mère mais assez pour les regretter...

Autrement dit, moi, personnellement, je ne l'étais pas tant que ça... Était-ce réellement l'impression que je voulais donner ? Non pas vraiment. Je n'arrivais tout simplement pas lui mentir, déjà que je le faisais par omission en ne lui disant pas ce que j'étais réellement, lui mentir plus encore me semblait sacrilège.
Ce à quoi je ne m'attendais pas par contre, quand je l'interrogeais sur l'inquiétude de sa mère, ce fut sa réaction. Elle passait quelque chose sous silence, elle souffrait et tentait de se montrer plus forte qu'elle ne devait l'être ce qui m'arracha presque un grondement de réprobation. En lisant entre les lignes il n'était pas difficile de comprendre que sa mère ne s'inquiéterait plus jamais de savoir où elle se trouvait et si elle allait bien... Comme mes parents adoptifs sauf que dans leur cas, celui qui était mort, c'était moi... Si je pouvais jouer celui que ça laisse indifférent, la voir essayer de cacher sa tristesse me hérissait le poil. Je la laissais terminé son repas et débarrasser, ne quittant pas ma place et chose extraordinaire, en ne vérifiant pas une seule fois l'heure qu'il pouvait être. Je n'étais pas spécialement pressé de toute façon même si quand je me réveillais au cours de la journée, je me mettais tout de suite au travail. Pour une fois, je prenais le temps. Quand elle revint par contre, je posais ma tasse de café sur la table basse et me redressais un peu, me tournant légèrement pour lui faire face.

► Vous ne devriez pas faire comme si vous n'étiez pas attristée par la perte de votre mère... Je sais ce que c'est de perdre ceux qu'on aime mais même si c'est dur, parler d'eux entretient leur souvenir... J'ai perdu ma mère quand j'avais dix ans, elle est morte d'un cancer généralisé. Je n'ai pas pu parler d'elle pendant 5 ans, je ne supportais même pas qu'on parle d'elle et quand j'ai voulu le faire, je me suis rendu compte que si je n'avais pas une photo d'elle, je ne savais même plus à quoi elle ressemblait...

Je n'avais pas prévu de lui parler de ça mais c'était sorti tout seul. À la réflexion, ce n'était pas une si mauvaise chose si ça pouvait l'aider à surmonter sa peine et à parler de sa mère pour entretenir son souvenir... Pris d'une inspiration aussi inattendue que soudaine, je lui fis une proposition...

► Je vous propose quelque chose... Vous me parlez de votre mère et je vous parle de la mienne... Pour se souvenir d'elle et tant pis si on pleure un peu, d'accord ? Si vous voulez, je commence... C'est naturel de pleurer, retenir ses larmes, c'est le chemin le plus sûr vers la dépression...

Attendant sa réponse, j'en profitais pour me lever et aller dans le tiroir du meuble du salon pour en sortir les quelques rares photos de ma mère qu'il me restait avant de revenir m'asseoir dans le fauteuil que j'occupais précédemment. Je comptais lui montrer les photos de ma mère et lui raconter les anecdotes relatives à chaque photo ou simplement ce dont je me souvenais d'elle. Je n'avais vécu avec elle que dix petites années et mes souvenirs remontaient aussi loin que je pouvais me souvenir mais ma mère était une de ces forces de la nature sur qui il y a toujours beaucoup de choses à raconter...



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Mer 29 Avr - 20:15
Visiblement, il avait bien compris la source de mon trouble… Parler de ma mère ne me faisait pas peur, mais me rendait bien plus triste et me donnait ainsi l’envie de pleurer. D’ailleurs, la même ce qu’il me racontait me donnait envie de pleurer, à tel point que la tasse que je tenais entre mes doigts tremblait soucieuse de na pas la faire tomber, je l’avais déposée sur la table en inspirant profondément à plusieurs reprises pour essayer de moins trembler alors qu’une boule se forme dans ma gorge. IL avait cependant raison, refouler mes souvenirs ne servirait à rien aussi quand Rhydian revint s’asseoir à côté de moi, photo en main, j’avais déposé de manière plutôt hésitante, ma tête sur son épaule. Pourquoi ? car je ne me sentais vraiment pas bien en cet instant, j’avais besoin d’un contact physique pour ne pas me perdre dans la douleur, au bout d’un petit moment, je parvins enfin à rompre le silence qui s’était installé, car Rhydian avais visiblement décidé d’attendre ma réponse avant de continuer de parler, j’inspirais un grand coup une nouvelle fois, espérant garder un minimum de calme :

-Ma mère…était la personne la plus gentille que je connaisse, elle était toujours là pour moi-même dans les moments les plus durs, les plus tristes, elle m’a toujours soutenu quoi que je fasse, du moment que j’étais motivée et heureuse. J’étais son unique fille… Elle a divorcé de mon père quand j’avais cinq ans, ce qui fait que je ne l’ai pas connu. Mais je ne le regrette pas, je le déteste ! Il nous à abandonner toutes les deux pour son stupide travail et sont foutues argent ! Ma mère ne m’a jamais caché que la situation était difficile, élever un enfant seul et travailler c’était dur. Elle était prof d’anglais… Heureusement, mon sois disant géniteur donnait de l’argent à ma mère pour m’élever… Puis il y a deux mois de cela… Le jour de la rentrée quand je suis revenue chez moi je voulais à tout prix annoncer à ma mère que j’avais réussi les auditions pour rentrer dans le groupe des Vocaloids… à la place, j’ai vu le corps de ma mère sans vie sur le sol… Le jour de son enterrement mon père n’était même pas présent… Mais depuis il me donne beaucoup plus d’argent pour subvenir à mes besoins…

Tandis que je racontais tout cela, des larmes silencieuses coulaient le long d à joue de mon menton, pour venir tomber sur l’épaule de Rhydian tandis que j’étais une nouvelle fois sous l’emprise du tremblement, mais en bien plus perceptible et visible, la mâchoire serrée, j’essayais de me retenir d’éclater en sanglots, mais c’était bien trop impossible, trop de souvenirs remontaient à la surface.

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Jeu 30 Avr - 11:07





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Manhattan, samedi matin...

Certes, je n'avais pas prévu qu'elle s'approche au point de poser sa tête sur mon épaule et il me fallut tout mon contrôle pour ne pas laisser tomber ce que j'essayais d'entreprendre pour soulager sa peine et me jeter sur elle pour m'abreuver de son sang. À chaque inspiration, son odeur m'emplissait les poumons, asséchant d'autant plus la gorge. Je tins bon cependant parce qu'à côté de sa peine, de sa souffrance, ma faim n'était pas importante. Hésitant, je passais simplement un bras autour de ses épaules pour la soutenir dans son chagrin, la laissant commencer quand elle se mit à parler. Elle me traçait les grandes lignes de sa vie avec sa mère, c'était un bon début et je reconnaissais bien volontiers le courage et la force de sa mère mais j'aurais préféré qu'elle pense à se souvenirs de choses heureuses en compagnie de sa mère comme un anniversaire, une sortie entre elles ou tout simplement une soirée où elles avaient passer du temps ensemble à discuter, dans le chagrin, ce sont les souvenirs heureux qui aident à tenir le coup. Je pouvais sentir à la fois physiquement et de manière olfactive ses larmes couler, je n'avais pas besoin de la regarder pour savoir que ses larmes tombaient de ses yeux pour rouler sur ses jolies joues qui rougissaient encore peu de temps avant... Puisque j'avais décidé d'y mettre du mien je lui tendis la première photo de ma mère. Elle représentait une jeune femme aux longs cheveux noirs, la peau mate, de grands yeux bleus pleins d'amour tenant un bébé dans ses bras. Le bébé n'était autre que moi-même, la photo ayant été prise à la maternité d'Antietham par une infirmière.

► Ma mère s'appelait Regan, c'était une force de la nature, tout comme ta mère. Mon géniteur l'a laissé en plan quand il a su qu'elle était enceinte mais elle a tout de même décidé de me garder et de m'élever. L'infirmière qui a pris cette photo m'a dit un jour que ma mère avait reçu la visite des services sociaux alors qu'elle était à l'hôpital. Ils lui auraient proposer de me proposer à l'adoption parce qu'ils estimaient qu'une jeune mère célibataire ne pourrait pas offrir un avenir à un enfant... Toujours d'après l'infirmière, ma mère leur a répondu très fermement que le jour où elle me laisserait tomber, ce ne serait que le jour de sa mort. Elle a tenu parole... J'ai appris tout ça lors d'une visite chez le pédiatre avec mes parents adoptifs, l'infirmière m'avait reconnu et elle m'a raconté ce qui s'était passé. Elle en a conçu une forte admiration pour ma mère et puisqu'elle n'était plus là, elle voulait que je sache à quel point elle m'avait aimé. Ce jour là, en rentrant de l'hôpital, j'ai pleuré comme une fontaine parce que par deux fois, ma mère ne m'avait pas abandonné... Une fois en décidant de me garder et une seconde en refusant de se séparer de moi après ma naissance...

Contre toute attente, ma voix était légèrement altérée, plus rauque... Ca faisait longtemps que je n'avais pas parlé de ma mère. Même si son souvenir était encore douloureux, j'étais capable d'en parler. Les blessures d'enfances sont souvent les plus difficile à guérir et j'avais perdu ma mère très jeune... Il m'était impossible de ne pas en parler avec émotion, même si je le voulais. Quand à Aëlys, j'étais passé au tutoiement, ça me semblait approprié au vu des circonstances et des confidences que nous nous faisions... j'aurais pu lui proposer un mouchoir mais j'avais la sensation qu'elle avait tellement de larmes dans le coeur que je préférais m'en abstenir. Lui en présenter un aurait été comme un signe qu'elle devait arrêter de pleurer, hors, déverser ses larmes ne pourrait que lui faire du bien, soulager son coeur et la tension que je pouvais sentir dans son corps.

► Raconte moi quelque chose, un souvenir heureux avec ta mère... Tu m'as tracé les grandes lignes mais raconte moi quel genre de mère c'était... Est-ce qu'elle était sévère ? Malicieuse ? Raconte moi...

Je voulais l'encourager à refaire vivre les bons souvenirs qu'elle avait de sa mère, la voir sourire, voire même rire, au travers ses larmes au souvenir d'un événement ou d'un moment avec sa mère, quelque chose qui lui rappellerait la joie qu'elle avait connu avec sa mère et qui atténuerait sa peine... Lui faire comprendre par nos récits que les bons souvenirs étaient ce qui lui permettrait d'avancer et de supporter plus facilement sa peine d'avoir perdu sa mère.
C'est sans réfléchir que le passais mon autre bras autour de sa taille pour l'attirer un peu plus contre moi, l'enlaçant sans ambiguité autant pour la soutenir que pour la consoler.



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Jeu 30 Avr - 12:07
Il n'y avais pas à dire écouter son histoire me faisait vraiment du bien. Cela me faisait penser à un enfant en pleurs, dont un parent pour le calmer aurait décider de lui raconter une histoire sur un ton calme et posé. La différence était que là, l'histoire s'était réellement bien passé dans tout les sens du terme son histoire...J'étais tellement curieuse que je parvenais à en oublier presque pourquoi j’étais triste.

Décidément, sa mère était une femme admirable, de ce qu'il en disait, elle ressemblais à ma mère au niveau du caractère. Il m'avais raconter son histoire sur un ton sincère, doux et calme, avec une once de fierté dans la voix. Et il avait de quoi l’être, du moins je l'aurais été à sa place.

Rhydian était comme...Compréhensif, il ne me jugeait pas sur mon comportement ni mes paroles, il m'encourageait même à aller plus loin, ce qui fit que je lui en fut très reconnaissante. J'avais l'impression que au travers de ses questions il essayait simplement d'apprendre à me connaître de me comprendre… C'était simplement agréable. Mais le moment ou je me sentis le mieux, c'était celui ou à la fin de son histoire il avais enlacer ma taille de son bras libre. Ce geste était pour moi très réconfortant et bénéfique, c'est à cet instant que je me rendis compte que j'avais peur de me retrouver seule chez moi une fois qu'il m'aurait ramener, hors après ce genre de moment, la solitude étais la dernière chose que je désirais au monde mais comment le lui dire ?


- Ma mère était quelqu'un de très curieuse et d'espiègle, à chaque fois que c'était son anniversaire, elle tentait par tout les moyens de découvrir ce que je voulais lui offrir. C'était difficile car chaque année mon cadeau changeais, allant de simples fleurs à un bon gâteau au chocolat,voir même des fêtes surprises organiser avec l'aide de ses amis. Je ne compte plus le nombre de fois ou j'ai failli lui cracher le morceau.

Face à l'évocation de ses souvenirs, je ne put m’empêcher d'émettre un petit rire alors que quelques larmes coulait encore sur mes joues, c'était bizarre , bizarre de se sentir triste et de rire.

-Dit cela peut te paraître étrange...Mais je...Je voudrais te demander si...Je ne pourrais pas rester un peu plus longtemps ici...Je sais que je peu paraître égoïste mais...Après avoir passer un peu de temps ici...Je me rend compte que...Je n'ai pas envie de retourner tout de suite chez moi car je sais que je serais seule de nouveau une fois rentrer.
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Jeu 30 Avr - 14:04





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Manhattan, samedi matin...

Je lui avais demandé de me parler de sa mère par anecdotes et elle s'était prêtée au jeu. Je pouvais sentir qu'au travers de sa tristesse, le souvenir qu'elle racontait lui rappelait la joie et l'amusement qu'elle avait eu chaque année lors de l'élaboration de l'anniversaire de sa mère. C'était ce dont elle avait besoin, j'en étais de plus en plus convaincu. Et son rire, seigneur !... Même faible parce que sans doute avait-elle la gorge nouée par ses émotions, son rire me fit sourire alors que j'imaginais la scène qu'elle me racontait. La lutte joyeuse qu'elle avait dû mener pour cacher la surprise à sa mère, l'envie de lui dire pour sans aucun doute la voir sourire mais garder le secret quand même parce que son sourire serait encore plus grand... Elle me parlait de sa mère mais elle m'en disait beaucoup sur elle-même par la même occasion.

► Pour l'anniversaire de ma mère, on avait notre petit rituel. Elle me laissait tout organiser, pas parce qu'elle s'en moquait mais parce qu'elle savait que c'était ce que je voulais. Elle faisant semblant de vouloir tout savoir, elle a même été jusqu'à me torturer à coup de chatouilles mais je tenais bon... On n'avait pas beaucoup d'argent mais je me débrouillais toujours pour lui offrir quelque chose. Une année, il y avait un bracelet qui lui faisait envie dans la vitrine d'un bijoutier de la ville. J'avais pas les moyens de le lui acheter, même en économisant mon argent de poche pendant toute une année... Je crois que c'est la seule fois où je l'ai inquiétée délibérément mais ça en valait la peine. Je rentrais plus tard de l'école, parfois tout crasseux, je ne lui parlais presque plus parce que j'avais trop peur de lui dire ce que je faisais. Je lui ai tout raconté quand je lui ai offert son bracelet. En fait, j'avais fait le tour de toutes les fermes du voisinage en demandant à faire du travail contre un peu d'argent en expliquant bien que c'était pour offrir son cadeau à ma mère. Ma mère a toujours insister sur l'honnêteté, lui mentir et ne rien lui dire, c'était difficile... J'ai travaillé dans plusieurs fermes, m'occupant des cochons, du foins pour les chevaux, de mettre les vaches au pré... Et tu sais le pire ? Quand je lui raconté comment j'avais pu acheter son bracelet, elle m'a dit qu'elle savait déjà tout ça... Comme je rentrais tard, un jour elle m'a suivi pour voir si je ne faisais pas de bêtise ou si je n'avais pas de problème et comme ce n'était pas le cas, elle m'a laisser faire...

J'avais boudé pendant trente secondes, puis elle m'avait fait un câlin et un gros baiser sur la joue en disant qu'elle avait été fière de son petit homme. J'avais arrêté de bouder... elle était fière de moi et c'était tout ce qui comptait et puis elle avait reçu le bracelet qui lui faisait tant envie. Je m'en souvenais comme si c'était la veille, mes souvenirs répondant à ceux de la jeune femme contre moi alors que je lui montrais une autre photo pendant mon discours où on pouvait voir ma mère avec son fameux bracelet au poignet, tout en argent tressé.
J'allais demander à Aëlys de me parler encore de sa mère mais elle me devança et pendant quelques secondes, je ne sus comment réagir. Sa demande était compréhensible mais en même temps, au vu de la tentation qu'elle représentait pour moi, ce n'était pas prudent et ça même si je voulais qu'elle reste... Encore une fois la raison, déchirée en deux par ce que je voulais et ce que j'aurais dû faire, se débattait en moi. Au bout de ces quelques secondes, ce fut ce que je voulais qui l'emporta parce que c'était ce qu'Aëlys voulait aussi...

► Je comprends, se retrouver seul après avoir déballé tous tes souvenirs n'est jamais une bonne chose mais... Tu es certaine que tu veux rester ici ? Je pourrais te ramener chez une de tes amies... Ne crois pas que tu me déranges, loin de là, à vrai dire, il n'y a jamais personne ici à part moi mais je veux juste que tu sois certaine que c'est ce que tu veux...

Je ne voulait pas lui faire peur ni qu'elle puisse penser que j'avais une idée derrière la tête en acceptant trop vite même si je le voulais bien plus que cela n'aurait dû être possible. Je souhaitais juste qu'elle sache qu'elle avait une autre option si elle le voulait même si égoïstement, je voulais la garder ici pour le weekend, la semaine, le mois, l'année, dix ans, un siècle... Je ne m'écartais pas d'elle, passant distraitement la main dans ses cheveux, défaisant l'élastique qui retenait ses longues mèches, tout à coup très sérieux en attendant sa réponse. Elle me mettait au supplice et j'avais de plus en plus de mal à cacher la faim qu'elle m'inspirait. Ouvrir les vannes de son coeur est une bonne chose, sauf quand on a une fille comme elle entre les bras...



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Jeu 30 Avr - 14:56
J’étais heureuse de pouvoir parler aussi librement avec lui, c’était la première fois en dehors de ma mère que je pouvais le faire aussi aisément avec quelqu’un, je crois que c’était en grande partie pour cela que je voulais rester avec lui pour le moment. Au moins pour pouvoir lui parler librement. En plus de cela, il me racontait beaucoup de choses sur sa vie d’avant, j’avais pu comprendre que sa mère et lui n’avaient pas beaucoup d’argent, mais qu’ils étaient tout de même heureux de pouvoir vivre ensemble. En plus très jeune il savait déjà ce qu’il voulait et n’hésitait pas à tout donner pour avoir ce qu’il voulait surtout si cela touchait sa mère.

Au début, je croyais avoir dit beaucoup de choses sur ma mère, mais je me rendis vite compte que comparé à lui je n’avais pas vraiment v mes souvenirs… En même temps je n’avais pas trop envie de m’étaler dessus pour le moment. Pour moi ce qui comptait le plus pour le moment, c’était le présent, ou je me trouvais bien dans ses bras réconfortés par ses douces paroles.

Bien sûr, je m’y attendais un peu, ma demande, parus un peu le surprendre, j’avais fermé les yeux m’attendant à un refus catégorique. Puis les p aussitôt en étant moi-même un peu surprise à mon tour de sa réponse. Encore plus quand il avait passé doucement sa main dans mes longs cheveux roses et qu’il en avait profité pour en retirer l’élastique. De ce fait, mes cheveux étaient tomber dans mon dos sur mes épaules et devant mes épaules, cachant ainsi ma nuque derrière et sur les côtés, mais pas devant. Cependant, je ne lui posai pas la question du pourquoi, car cela m’était égal qu’ils soient attachés ou pas.



-Ne t’en fais pas, c’est déjà tout réfléchi, je sais que… Ne me demande pas pourquoi mais… J’ai la sensation que si je m’éloignais là tout de suite… Je me sentirais bien vide… C’est pour cela que je te le demande, sinon, crois-je serais partie depuis bien longtemps…

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Jeu 30 Avr - 17:07





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Manhattan, samedi milieu de matinée...

Oh bon sang ! Elle ne se rendait pas compte de ce qu'elle faisait et elle m'accordait trop de crédit. Pourtant je ne pouvais revenir sur mes propres mots alors que je lui avais certifié que ça ne me dérangeait pas qu'elle reste. Bien sûr que non, ça ne me dérangeait pas, ça me donnait juste un peu plus envie de la mordre, là, maintenant, tant que je l'avais contre moi... Même si je n'ai aucun problème de dédoublement de la personnalité ou de schizophrénie, une petite voix ne cessait de me répéter de la mordre... Sans doute la voix de la faim ! Et je ne la reculais même pas, je n'essayais pas de m'écarter et elle me laissait détacher ses cheveux comme si j'en avais le droit ! respirer calmement devint difficile, il suffisait que je baisse la tête pour atteindre son cou... J'essayais de me raisonner mais rien n'y faisait. J'étais affamé et je n'en pouvais plus, elle était là à me tenter de son innocence et de sa douceur... J'avais l'impression de me dédoubler en penchant la tête vers elle, les yeux planté dans les siens pour la clouer sur place alors que dans ma tête j'essayais de m'arrêter. Au lieu de quoi, je continuais, affermissant ma prise dans ses cheveux pour qu'elle ne s'éloigne pas, qu'elle ne m'échappe pas... Je me surpris moi-même en ne bifurquant pas vers son cou mais en restant calé sur la ligne de ses lèvres que je frôlais à présent des miennes comme si j'attendais d'elle qu'elle réponde à ma demande silencieuse de l'embrasser.
J'étais affamé mais visiblement pas que de son sang... Je caressais ses lèvres de ma langue, attendant son autorisation pour envahir sa bouche, la goûter d'une autre manière qu'en plantant mes crocs qui étaient douloureux à force d'être contenu.
Oh seigneur comme je la voulais ! Je ne me contrôlais plus et ça pouvait s'avérer dangereux mais je ne pouvais pas m'arrêter. Au contraire, sans la quitter des yeux, maintenant le contact visuel, je l'attirais sur mes jambes, mes mains se montrant bien moins consolantes qu'exploratrices et caressantes.

► Je t'en prie, arrête-moi...

Dis-je dans un souffle douloureux mais le ton était contradictoire, révélant assez de mon appétit pour la faire douter que c'était vraiment ce que je voulais. Pourtant, si je ne m'arrêtais pas, soit je la ramenais au lit, soit je la mordais si pas les deux tout simplement. Elle voulait rester, moi aussi je voulais qu'elle reste mais voilà où conduit le danger qu'elle représentait pour moi autant que pour elle-même.
C'est une chose d'avoir faim de sang, s'en est une autre quand elle s'accompagne d'une faim toute émotionnelle. J'avais faim de sa douceur, de sa tendresse, de son intrépidité, de son aisance, de sa présence... D'elle tout simplement et dans tous les sens du terme. Il ne devait pas lui être difficile de savoir que je vivais seul puisque je le lui avais dit mais pouvait-elle deviner la distance que je maintenais avec les autres qui m'affamait de contacts physiques, intimes, émotionnels, sociales ?
J'étais à la torture et sans qu'elle s'en soit rendue compte, elle était devenue mon bourreau, mais quel bourreau ! Si tous les bourreaux du monde pouvaient lui ressembler, il n'en serait que plus beau... Ma douce drogue, mon tendre bourreau, ma délicieuse et innocente séductrice...



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Sam 2 Mai - 15:49
C'était fou comme sous l'emprise d'émotions très fortes, l’être humain pouvais perdre toute notion de rationalité et ainsi devenir insensé. Car oui, c'est ce que j'étais devenue insensée. J'étais dans les bras d'un homme que je ne connaissait que depuis hier et le pire, c'est que je me sentais bien, à ma place, puis comme dit précédemment, en totale sécurité. C’était comme si mes gestes et mes émotions, étaient tout deux dictée par un puissant instinct, instinct qui me dictait de ne pas bouger. De le laisser faire, le plus c'est que j'en étais heureuse, j'avais l'impression de pouvoir rester ainsi durant des heures sans que j'en sois dérangée le moins du monde. Le moment le plus intense fut quand il utilisa une pression peu plus forte sur ma nuque, que mon regard humide croisa le sien, qui à cet instant était si...Hypnotisant que je ne pouvais pas détourner le mien même avec la plus grande volonté du monde j'en étais persuadée. Cette attraction s’intensifiait au fur et à mesure que son visage se rapprochais du mien puis enfin, je senti la douce pression qu’exerçait le bout de sa langue sur mes lèvres, tel une invitation muette.

Ma réponse fut tel un gémissement faible parcourant mes lèvres dans un souffle, accompagnée d'un rythme cardiaque affolée, oui je le sentais, car j'avais de plus en plus de difficultés à respiré normalement, surtout ainsi. L'instant d'après, je me retrouvais avec une telle facilité sur ses genoux, que c'était à croire que je ne pesais rien pour lui, il avait l'air vraiment très fort, fort et très très agile aussi. Mes épaules soutenues par son bras, je sentis que son autre main caressait le bas de mon corps comme s'il avait peur de me perdre. Lui même semblait perdue, semblait se contredire, ses paroles disait une choses, mais son ton disait le contraire. Je voulais par dessu tout rester ainsi et l'aider en même temps. Mais j'avais beau réfléchir, je ne trouvais rien. Aucune solution aucun compromis. C'est alors que je me laissait faire par mon instinct, bien plus puissant qu'avant.Ma main droite attrapa celle qui caressait à ce moment là tendrement mes jambes, pour la déposée sur ma poitrine gauche, là ou pulsais frénétiquement mon cœur dans l'espoir de capter son attention.


-Rhydian...le sens tu ? C'est mon cœur, c'est toi qui le fait battre ainsi, si un jour tu te sens perdu, concentre toi sur ses battements pour retrouver ton chemin. J'ai confiance en toi c'est pourquoi je voudrais rester longtemps ainsi là dans tes bras sur tes genoux.


J'avais dit ses mots en toute sincérité et avec un calme digne de la situation, le temps de parler j'avais fermées mes paupières pour les ouvrir uniquement après que je me sois légèrement redressée et que mes douces et délicates lèvres s'était déposée sur les siennes si demandeuses, tandis que les miennes ne semblais pas vraiment pressées
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Dim 7 Juin - 17:37
Son soupire me rendit presque fou mais j'avais tenu bon, assez pour lui demander de m'arrêter alors que je ne le voulais pas vraiment et elle le décela. Pas que la folie me menaçait mais bien que je ne voulais pas m'arrêter. Ses lèvres étaient si douce, chaudes et tendres, légèrement rose... J'aurais pu en faire une description si détaillée qu'elle m'aurait pris des heures. Et le pire dans tout ça, c'était qu'elle-même ne semblait pas demander mieux que je continue. Quand elle me prit la main pour la poser sur sa poitrine, je dû cligner des yeux comme une vieille chouette myope, je pouvais entendre son rythme cardiaque effréné et à présent, je pouvais le sentir sous ma main sans même prendre en compte de l'endroit où celle-ci était posée. C'était hypnotisant, une mélodie à vingt temps ou un cheval lancé au galop. Ce n'est que lorsque je vis ses lèvres bouger que je fis un effort pour l'écouter.
Est-ce que je m'étais trahi d'une façon ou d'une autre ? Si c'était le cas, comment pouvait-elle ne pas avoir peur ? Comme si elle savait que j'étais capable d'entendre son coeur à distance, elle m'invitait à le suivre si je me sentais perdu et j'étais on ne peut plus perdu à cet instant et terriblement tenter. Si encore elle avait été une amante, j'aurais pu comprendre le pourquoi de son invitation mais là... Là je me demandais si elle n'avait pas quelque chose derrière la tête, déformation professionnelle sans doute mais ce fut de courte durée parce que ses lèvres se posèrent sur les miennes, faisant définitivement disjoncter mon cerveau. Reprenant ses lèvres avec l'exigence d'un assoiffé à qui on tend un verre d'eau, il m'était à présent impossible de m'arrêter.
Mes caresses reprirent, mes mains se baladant sur son corps comme pour en mémoriser les courbes et les lignes. Son souffle était rapide, tout autant que son coeur qui me rappelait ma faim, pourtant, grondant ma satisfaction autant que ma torture, je n'y prêtais pas attention.
Ma main se glissa entre ses cuisses, remontant lentement le galbe de sa jambes, la douceur de sa peau, la chaleur de ses cuisses... Sans aller plus haut même si je le voulais. J'aurais pu la coucher là ou la remonter dans la chambre mais malgré toute mon envie, je ne voulais pas vraiment que ça se passe ainsi, comme un instant volé, profitant de sa gentillesse comme un rustre pour ensuite faire comme si de rien était. Non, je voulais prendre le temps de la connaître vraiment et qu'elle le veuille aussi et pas seulement parce qu'elle sentait que j'en aurais besoin.

Elle était impressionnante à sa manière et assez intrigante pour que je veuille en savoir toujours plus à son sujet, chaque instant de sa vie, je voulais tout.
Mes lèvres quittèrent les siennes pour partir à l'aventure dans son cou, s'arrêtant juste sur la jugulaire que je pouvais voir pulser sous sa peau au rythme de son pouls, j'y déposais un baiser, puis un autre un peu plus bas, suivant la même ligne jusqu'à la naissance de sa gorge et où débutait l'épaule, dans ce petit creux affectionné par tant d'homme pour y nicher leur langue et leur dents en un doux mordillement. C'est ce que je fis même si mes crocs ne demandaient qu'à sortir. Elle aurait une jolie marque rouge dans le cou mais je m'en moquais. Dans son dos, ma main passa sous son haut, caressant sa peau de soie dans de lent frôlements le long de sa colonne vertébrale jusqu'à sa nuque...
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Dim 7 Juin - 17:38
Sans réfléchir, j'avais parler, j'avais poser sa main sur mon cœur et j'avais prononcer ses mots, de manière instinctive pour essayer de calmer son trouble. Je n’eus pas le temps de savoir si cela avait réussi ou pas. Non, mon envie était bien trop grande, j'avais besoin de lui, du contact de ses lèvres, de ses caresses légères, mais douces. C'est pourquoi à chaque fois que je le pouvais je l'embrassais encore et encore, mais doucement et à mon rythme pour avoir le temps de savourer tout cela. A un moment je doit l'admettre j'ai eu peur que cela n'aille trop vite mais aussi plus loin, mais cette peur fut très vite balayée par les gestes attentionné de Rhydian, car depuis le commencement il n'avait pas dépassé les limites. Lui non plus visiblement ne voulais pas aller trop loin, c'était bien mieux ainsi, car chacun de notre coté nous devons apprendre à mieux nous connaître avant d'aller bien plus loin encore, c'était sur ! Je dois cependant avouer que je n'étais pas contre de légères caresses et de tendres baisers, lui non plus apparemment. De nous deux je devais avouer c'était lui le plus entreprenant, moi je ne faisait que gémir et trembler du plaisir qu'il voulais bien me donner et il semblait très généreux !

Ce ne fut que lorsqu'il daigna une énième fois libérer mes lèvres prisonnières des siennes que je parvint à penser à respirer convenablement...Hum autant dire frénétiquement cela conviendrait le mieux. Mais les secondes qui suivirent furent troublées par de longs gémissements parcourant mes lèvres, car celle de Rhydian s'étaient réfugiés dans le creux de mon cou, un endroit vraiment extrêmement sensible. Un endroit de choix pour procurer un maximum de plaisir chez moi, mon endroit sensible en quelque sorte je devais avouer, mais là maintenant j'étais quasiment sure qu'il était au courant et qu'il ne manquerais pas de s'en souvenir et d'en profiter à la moindre occasion je crois que je n'attendais que cela. Surtout à ce moment précis, ou instinctivement j'avais baisser la tête en arrière pour qu’il puisse avoir une meilleur prise et un meilleur appuie.


-Rhydian...Je...Je t'en supplie... Restons ainsi...Je me sens si bien...
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Dim 7 Juin - 17:39
C'était à croire que j'étais ivre, ce qui est des plus difficile pour un vampire à moins qu'il ne boive un peu trop de sang. Pourtant, ses petits gémissements, de même que son abandon quasi total eurent le même effet. J'en avais la tête qui tournais, le nez plongé dans son cou, ma bouche goûtant sa peau de toutes les manières possible jusqu'à y laisser une trace de mon passage.
Et puis ce fut à mon tour de pousser un gémissement rauque alors qu'elle tirait la tête en arrière, m'offrant carrément sa gorge sans se douter de ce qu'elle risquait. C'est ce qui doit sans doute être le pire quand on est un Rules Out, c'est de suivre les règles à la lettre, hors je ne pouvais pas la mordre sans lui effacer ce souvenir de l'esprit, ce que je ne voulais pas et qui donc m'obligea à ne pas céder à cette envie de la boire, de la sentir se déverser en moi à chaque gorgée.
Je m'arrêtais donc, la gardant contre moi, ma main quittant la chaleur sous son haut pour revenir se poser dans son dos par dessus le vêtement alors que je gardais obstinément la tête baissée, appuyée contre son épaule.
Je pouvais sentir mes yeux brûler derrière mes paupières closes, autre signe de la faim que je m'évertuais de dominer. La gorge sèche, les crocs douloureux et les yeux qui brûlent tant leur couleur rouge est intense tant que la faim grandit sans être satisfaite... Autant de signe qu'il me fallait cacher à la jeune fille que j'étais bien décidé de protéger contre moi-même, ou du moins du vampire que j'étais. Noyé dans son odeur, je luttais pour recouvrer un semblant de normalité mais nulle doute qu'il me faudrait chasser au plus vite une fois la nuit venue parce que je ne passerais pas une seconde nuit en sa compagnie sans céder à ma faim. Tout ce que j'avais à faire, c'était de patienter jusqu'à ce que j'aille chez mon client pour chasser au plus vite afin de calmer ma faim et de rentrer rapidement. Puisque de toute façon elle voulait rester, ce n'était pas moi qui allait la mettre dehors.
Certes elle avait accepté ma proposition pour la ramener chez elle mais au vu de ses paroles un peu plus tôt, elle ne semblait pas pressée de le faire, bien au contraire.

Et puis cette façon de me supplier... Si elle avait été mon calice, il lui aurait suffit d'un mot pour me mettre à genoux, ce qui compte tenue de ma détermination à garder mon indépendance serait fort improbable. Certes, elle finirait par me mettre à genoux si, et seulement si, on se revoyait après que je l'eus ramenée chez elle, mais jamais je ne ferais d'elle mon calice parce que c'était prendre le risque qu'on lui fasse du mal pour m'atteindre et puis, il était clair que je ressentais du désir pour elle, sous toutes ses formes, qu'il soit physique ou nutritif mais de la à parler d'amour comme un coup de foudre... Il ne fallait rien exagérer, hors c'était une condition non négociable pour qu'un humain devienne le calice d'un vampire, un amour partagé, ce que je ne me sentais absolument pas prêt à faire ni à prendre un tel risque.

A présent calmer, pour un temps, je redressais la tête pour la regarder, lui caressant la joue, replaçant une mèche derrière son oreille, je lui offris un sourire un peu contrit de m'être laisser emporter avant de finalement me décidé à prendre la parole...

► Je suis désolé si je t'ai donné l'impression de vouloir aller trop vite... C'est que... Je n'ai pas l'habitude d'avoir quelqu'un aussi près... Je me suis laissé emporter... non pas que je le regrette, tu es vraiment très séduisante, mais... C'est juste que je ne saute pas sur les gens comme ça d'habitude...

Oui, je sais que je suis pas trop mal physiquement et on pourrait croire que j'ai une foule de prétendantes derrière ma porte qui attendaient que je me décide à en choisir une mais c'était tout ce qu'il y avait de plus faux. Puisque je passais ma vie à rester à l'écart des autres, je me montrais aussi discret que possible et les seules femmes qui avaient croisé ma route n'avait aucun souvenir de m'avoir rencontré puisque je les avais mordue pour aussitôt leur en effacer le souvenir... Les contacts physiques, exceptions faites des entraînements réguliers au quartier des Rules Out qui consistaient à des affrontements entre collègues, étaient véritablement une chose dont je manquais cruellement.
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Dim 7 Juin - 17:39
J’avais l’impression que le temps autour de moi était au ralenti, j’en étais heureuse, très très heureuse, car je désirais qu’il ne s’arrête jamais. Cependant, tout dans la vie avait une fin, ce moment aussi parfait soit-il en avait une et elle était maintenant là. À l’instant où, ses lèvres quittèrent la peau de mon cou. C’était à la fois bien et mal. Bien car au moins cela n’irait pas trop loin, mal, car j’aurais aimé que cet instant dure bien plus longtemps. Sa main qui avait frôlé la peau v de mon dos se délogea pour se poser une nouvelle fois sur mon dos mais aussi sur le vêtement qui le m . Cet instant pouvait aisément être qualifié de calme, de serein, encore plus quand, le souffle encore un peu court, je croisai son regard qui me semblait à la fois très doux et attentionné.

Sans problème sa voix se fit bien comprendre dans mon esprit, il s’excusait en quelque sorte de son comportement, expliquait qu’il n’était d’ordinaire pas ainsi. Doucement mon index se posa sur ses lèvres, tandis que mon regard un peu plus calme cette fois-ci continuait de croiser le sien tandis que je me p q dans ses bras.

- Ne fais pas, tu n’as pas à t’excuser, moi la première, je n’agis pas comme cela d’habitude, c’est la première fois, mais je ne le regrette pas du tout ! Au contraire, même ! Si c’était à refaire, je le referais avec plaisir ! Pour moi c’était simplement parfait alors s’il te plaît t’excuse pas, s’il y a une fautive dans l’histoire, c’est moi.

Ce moment, où il avait déplacé une mèche de mes cheveux pour la mettre derrière mon oreille, pour au passage frôler ma joue, me semblait tout aussi important, un nouveau frémissement, mais cette fois de la même nature que, lorsque j’avais effleuré sa main plus tôt, se fit ressentir, mais il était loin d’être désagréable.

-Je te remercie du compliment, mais je dois avouer que… Toi aussi tu as du charme… Même beaucoup.


Inutile de préciser qu’une nouvelle fois mes joues s’étaient teintées de rouge, mais bon on était dans le noir, il ne pouvait pas les voir, c’était déjà cela non ?
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Dim 7 Juin - 17:40
D'accord, j'avais compris, pas d'excuse, même si je n'avais prononcé les miennes que pour la forme et surtout pour qu'elle ne croit pas que c'était un de mes habitudes parce que pour ce qui était de regretter, je ne regrettais rien du tout si ce n'est que j'étais obligé de m'arrêter avant de déraper vers une morsure qui m'obligerait à lui effacer mon souvenir. Il me fallut tout de même me retenir de lécher son doigt qu'elle avait posé sur mes lèvres pour me faire taire, ou le prendre dans ma bouche où elle aurait pu se couper sur mes canines et où j'aurais pu goûter à son sang. Elle prenait la faute pour elle mais je ne voyais pas les choses ainsi, après tout, c'était moi qui avait fait le premier geste, le premier pas... Certes, elle ne m'avait pas résister mais intelligente comme elle semble l'être elle aurait facilement pu deviner qu'elle ne ferait pas le poids contre moi si j'avais été un salaud prêt à profiter d'elle sans vergogne. Heureusement, je n'étais pas comme ça même si mon comportement un peu plus tôt n'était pas une de mes habitudes non plus comme je le lui avais fait remarquer.
Puis elle se blottit contre moi et je me mis à prier pour qu'elle ne remarque pas l'anormalité de mon coeur de vampire. Tout le monde à son propre rythme cardiaque mais celui d'un vampire n'a rien d'humain, il me fallait donc la distraire et je profitais de sa dernière remarque pour détourner son attention. Riant, un peu embarrassé, je l'écartais juste un peu pour plonger mon regard dans le sien, prenant un air aussi ravi que surpris...

► Vraiment ? Du charme, moi ?

Comme je l'avais dit, je me savais pas trop mal mais c'était bien la première fois qu'on me disait que j'avais du charme. Si je devais me fier à son adorable rougissement que je pouvais voir aussi clairement qu'en plein jour, elle trouvait réellement que j'avais quelque chose qui pourrait être qualifier de charmant mais je me demandais bien quoi. Je me demandais d'ailleurs ce qu'elle pourrait pensé si elle savait que je pouvais la voir clairement sans avoir besoin de luminosité. Sans doute rougirait-elle encore un peu... Cette simple pensée suffit à me faire sourire, amusé rien qu'à l'idée qu'il me suffirait de la taquiner pour voir ses jolies joues se colorer si délicatement comme des roses éclosant au soleil.
Seulement voilà, si je continuais de la garder contre moi, j'allais avoir des problèmes... Pensant à son bien être, je lui proposais donc la chose suivante, sachant qu'elle était toujours dans ses vêtement de la veille...

► Je sais que tu n'as pas de vêtements de rechange et je peux t'en prêter même s'ils seront sans doute trop grands, mais peut-être voudrais tu prendre une douche ? J'en profiterai pour mettre tes vêtements à laver...

Et puis l'imaginer dans mes vêtements... J'en avais déjà l'eau à la bouche. Et puis pendant qu'elle serait sous la douche, je pourrais en profiter pour peaufiner le dessin que j'avais fait de son visage la veille au soir, à présent que j'en savais plus sur elle, j'avais l'impression qu'il ne lui rendrait pas hommage... J'avais en tête chacune des expressions qu'elle m'avait montré depuis son réveille et il me fallait en faire quelque chose pour les immortaliser même si je ne risquais pas de les oublier. Je la déposais simplement à mon côté, prenant une de ses mains sur laquelle je déposais un baiser avant de l'aider à se lever et de la conduire à la salle de bain où je lui sortis deux serviettes et une brosse à dent que j'avais de rechange avant de passer dans ma chambre et de lui préparer quelques vêtements qui se résumaient à un pantalon de sport qu'elle pourrait resserrer avec le cordon, un t-shirt qui lui tomberait sans doute des épaules parce que le col ne venait jamais enserrer mon cou, chose que je ne supportais pas, cela dit, c'était toujours mieux qu'un t-shirt en col V qui révélerait la naissance de sa poitrine et enfin, après un léger doute, je me décidais à lui sortir un de mes boxers... Je laissais le tout sur mon lit, me contentant de toquer à la porte de la salle de bain pour la prévenir que j'avais laisser des vêtements pour elle sur mon lit... Heureusement que la salle de bain était attenante à ma chambre sans quoi j'aurais sans doute dû la regarder traverser mon appartement avec une serviette autour d'elle pour la couvrir...

Je redescendis au salon, ou plutôt entre le salon et la cuisine, là où j'avais dressé ma table de dessin où habituellement je retravaillais les dessins de moulures ou d'arabesques des boiseries que je rénovais ou où je travaillais sur mes plans de chantier. Je repris le dessin que j'avais fait d'elle, allumant ma lampe de bureau même si ce n'était pas nécessaire et retravaillais les traits de son visages, ajoutant son expression souriante sur ses lèvres que j'avais dessinées légèrement gonflée des quelques baisers qu'on avait échangé, représentant sa douceur dans l'expression de son regard... Concentré sur mon travail, je ne l'entendis pas revenir de la salle de bain lui donnant ainsi toutes les chances de me surprendre en flagrant délit...
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Dim 7 Juin - 17:41
Plus je passais de temps avec lui plus j’avais envie de rester… Alors comment pouvait’il douter que j’étais sous son charme ? J’avais donc hoché timidement la tête pour confirmer mes dires, dans un état incapable de parler.

Puis vint la question des vêtements à vrai dire j’avais pensé à profiter du fait que Rhydian aille voir son client pour lui demander de me ramener chez moi le temps que j’aille récupérer quelques affaires au moins, mais là la douche s’imposait t ne pouvait pas attendre, j’espérais juste que je ne flotterais pas dans ses vêtements, car Rhydian était simplement plus grand que moi, mais bon je ferais avec, je suppose.

Encore une fois il parvint à me déplacer facilement à côté de lui sans effort apparent, je trouvais cela franchement remarquable. Je fus très surprise en le regardant déposer ses lèvres sur ma main et aussi tout aussi rouge ! Décidément j’avais l’impression que mon cœur n’arrêtait pas de me jouer des tours aujourd’hui ! J’avais l’impression que je ne contrôlais plus les réactions de mon corps et c’était… Gênant oui très très gênant !

C’est pourquoi je m’étais empressé d’acquiescer, puis tandis qu’il allait dans sa chambre préparer les vêtements, je m’étais empressé d’aller dans la salle de bains et de retirer mes vêtements fermant la porte derrière moi. Ce ne fut que cinq minutes après qu’il peut toquer que je daignai vérifier qu’il était parti pour aller chercher les vêtements pliés dans sa chambre qui était reliée à la salle de bains.

Une fois ceci fait, j’eus tôt fait de retourner dans la salle de bains, de régler la douche pour enfin me mettre en dessous . Ah ! Il n’y avait pas à dire les douches chaudes sont les meilleurs !Surtout pour se détendre il n’y avait vraiment pas mieux ! 20 Petites minutes plus tard j’étais sortie, les cheveux encore humides attachés en ceux de cheval laissant par ailleurs une belle vue sur un suçon bien profond et tout frais . Un tee-shirt blanc plutôt grand qui me tombait un peu des épaules. Mais bon cela c’était pas trop grave. J’étais aussi vêtue d’un survêtement noir Adidas ou là aussi sans surprise je nageais dedans et ce malgré le fait que j’avais attaché le lacet au maximum un ou deux ourlets serait aussi à refaire, mais sinon les vêtements étaient confortables !

-C’est bon, je suis prête !


Dit je en sortant de la salle de bains. Mais là aucune réponse.

-Rhydian ?

Toujours aucune réponse, inquiète, je m’étais rendue au salon, soulagée je le vis non loin installé sur une table de dessin, visiblement très concentré, curieuse, je me rapproche jusqu’à être derrière lui je me baisse . Puis, finalement, je dépose ma tête sur son épaule mes mains se joignant sur son torse, je déposai un petit baisser dans sa nuque.

-Je suis prête !

Puis mon regard se porta sur le dessin qui était… Une représentation de moi faite au crayon ! J’avais bien sûr deviné que de par son métier, il savait bien dessiner, mais là c’était plus que cela ! En plus, il me dessinait moi ! j’étais un peu sous l’émotion là !

-C’est…juste…magnifique !
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Dim 7 Juin - 17:41
Je n'avais aucune idée de sa présence avant qu'elle ne vienne se coller contre moi tant j'étais concentré sur ce que je faisais. Je me tendis légèrement en sentant sa poitrine se coller à mon dos mais ce ne fut que pendant un bref instant, jusqu'à ce que je sente ses lèvres dans mon cou et l'odeur de mon gel douche et de mon shampoing mélangé à son odeur, m'arrachant un grondement sourd presque possessif. Une fragrance que je n'étais pas prêt d'oublié et qui me faisait déjà l'adorer au point où je n'étais même plus certain de la laisser partir un jour de chez moi. Déjà avant qu'elle ne prenne une douche son odeur agissait telle une drogue, là il n'était même plus question d'une drogue douce... J'étais accro à ce mélange qui me donnait l'impression qu'elle pourrait m'appartenir et c'était bien plus grisant que tout ce que je pouvais avoir connu jusqu'ici. Sa tête sur mon épaule, j'aurais pu m'y habitué, juste comme ça, à la sentir contre moi comme si c'était la chose la plus naturelle qui soit. L'espace d'un minuscule instant, j'en avais oublié mon dessin mais elle me le rappela bien vite en s'extasiant dessus. Elle le trouvait magnifique mais je trouvais qu'il ne lui rendait pas encore totalement justice, sans doute parce que je ne connaissais ni n'avais pas encore vu tout d'elle. Tournant la tête vers elle, je lui adressais un léger sourire... C'est dingue comme c'est facile avec elle de laisser tomber le masque d'impassibilité que j'arbore d'habitude !

► Il n'est pas terminé mais c'est telle que je te vois pour le moment...

Je m'écartais juste un peu pour la laisser le voir d'un peu plus près, l'attirant pour la glisser entre mes jambes et qu'elle puisse s'approcher de la table de dessin, en profitant pour la détailler. Même si les vêtements que je lui avais prêté étaient trop grands, elle n'avait pas l'air de porter un sac de pomme de terre, au contraire, bien que dissimulant un peu plus ses formes, je pouvais les deviner sous chaque pièce de tissu, ce qui me fit la désirer un peu plus. Je n'ai jamais aimé les vêtements que beaucoup de jeunes filles affectionne à notre époque, ceux qui en révèlent plus qu'ils ne devraient, ne laissant aucune place à l'imagination, là pour le compte, j'étais servi parce que c'était pas l'imagination qui me manquait en la regardant dans mes vêtements. Je pouvais deviner sa poitrine, libre de la contrainte d'un soutien-gorge sous le t-shirt, le tissus frottant sans doute légèrement ses pointes de seins à chacun de ses mouvements, les frôlant d'une caresse que j'aurais voulu être la mienne. Je pouvais imaginer sa taille révélée par le pantalon qui, bien que le cordon resserrer, n'était pas suffisant pour cacher la naissance de ses hanches... Mon boxer qui devait sans doute à peine tenir sous le pantalon, caressant la courbe de ses fesses... Pour un peu, j'aurais voulu être un vêtement tant la voir ainsi affublée enflammait mon imagination d'un érotisme sans nom. J'étais presque certain qu'elle ne se rendait même pas compte de sa beauté malgré les vêtements trop grands ni de l'effet qu'elle produisait sur moi parce qu'à présent, c'était moi qui avait grandement besoin d'une douche et froide de préférence...
Je ne pus d'ailleurs pas m'empêcher de détourner son attention du dessin en l'attirant contre moi, enlaçant sa taille et calant ma tête contre sa poitrine, le nez contre son ventre, respirant son odeur comme un camé sniffe son rail de coke avant de relever les yeux sur elle.

► Et si je te disais que je ne veux plus te ramener chez toi ? Que je veux te garder ici sans délais d'expiration ?

Certes la question pourrait lui faire peur, lui donner à croire que finalement ce n'était qu'un enlèvement, même si on aurait pu se demander les raisons vu qu'il n'y avait personne à qui réclamer une rançon... Cependant, j'envisageais sérieusement de la garder avec moi, premièrement parce que je voulais la revoir, et ce, chaque jour que dieu fait, deuxièmement pour m'assurer que personne ne tenterait de me la prendre. Je n'avais pas besoin de plus de réflexion que cela pour savoir que le grondement que j'avais laissé échapper un peu plus tôt était assez significatif pour savoir que je la voulais. Et enfin troisièmement, parce qu'en plus de vouloir tout savoir sur elle et de tout voir, tout connaître, je voulais pouvoir être certain qu'elle ne risquerait rien. Un simple limier pourrait sentir son odeur simplement en s'approchant de mon pick-up et il ne faudrait pas longtemps pour la trouver. Hors si j'étais honnête avec moi-même, le simple fait de l'avoir ramenée chez moi constituait déjà un risque pour elle... Il était donc de ma responsabilité de veiller à sa sécurité, n'est-ce pas ?
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Dim 7 Juin - 17:42
Moi-même je devais avouer que comparée à lui je n’étais pas très doué en dessin malheureusement, mais cela ne faisait qu’amplifier mon étonnement devant son œuvre. J’avais toujours préféré les dessins fait t crayons à t fait aux feutres, car c’était bien plus facile de détailler le dessin sans avoir peur de recommencer par la suite à cause d’une erreur !

En plus Rhydian dessinais très bien, il dire même si son dessin censé me représenter n’était pas complet, il n’en restais pas moins beau. C’est dans cet état d’esprit que je le serrais contre moi, comme si j’avais besoin de ressentir sa présence contre moi. Cependant, j’eu tôt fait d’entendre un grondement sourd qui me laissa perplexe… Je n’arrivais pas à en deviner le sens, l’avais-je surpris et un peu énervé car la surprise était ? Visiblement il n’en était rien, car il me fit assoir sur ses genoux. Inutile de préciser que j’en avais pour me contre son torse tout en regardant le dessin de plus sur sa table de travail. Je me pensais sérieusement capable de regarder le dessin pendant des heures.

Quel ne fut pas ma surprise quant au bout d’un moment ; je les bras de Rhydian enlacer ma taille, sa tête se déposer contre ma poitrine et que je le sentis respirer un peu plus rapidement ! Encore plus quand je l’entendis poser sa question, qui au lieu de me faire peur provoqua de nouvelles rougeurs !Mais il faut dire que…je n’avais pas osé poser la question, il était vrai que je ne voulais pas partir d’ici même si ce n’était pas clairement prudent ! Après une grande inspiration, je deux doigts sous son menton pour lui faire remonter son visage vers moi avant de lui murmurer faiblement en souriant un peu.

-Eh bien j’imagine alors que je ferais cela…

Sans réfléchir je m’étais un peu sur lui, dans l’espoir de parvenir une nouvelle fois à déposer mes lèvres sur les siennes, ce qui arriva bien facilement, Dieu qu’il avait les lèvres douces ! J’en avais du mal à me décrocher, mais il le fallait pour que je puisse encore lui murmurer, mes lèvres à quelques centimètres des siennes.

-Ensuite, je répondrais que je suis d’accord pour être ta prisonnière autant que tu le désires et où tu veux à condition que tu me laisses aller chercher mes affaires chez moi…
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Dim 7 Juin - 17:43
Si je n'étais pas déjà mort, elle me tuerait à petit feu avec pour seules armes sa douceur et sa gentillesse. Et puis cette confiance qu'elle m'accordait sans même me connaître... Ca me donnait juste envie d'être digne d'elle, d'être l'homme qui ne la décevrait jamais et sur qui elle pourrait compter sans faillir même si ça voulait dire qu'il me faudrait murer le vampire en moi. Sa réponse me fit ouvrir grand les yeux, surpris réellement de sa réponse. N'avait-elle donc réellement aucune crainte ? Respirer devint difficile tant elle me coupait le souffle... Peut-être ne faudrait-il pas attendre si longtemps que cela avant qu'elle ne me mette à genoux et qu'en plus j'y prenne plaisir ou le fasse de ma propre volonté. Et puis voilà que ses lèvres revenaient sur les miennes, m'arrachant un autre grondement, non seulement aussi possessif que le précédent mais en plus, appréciateur. C'était précisément le genre de torture que j'avais toujours évité avec mes proies, me contentant de les mordre mais venant d'elle que je n'avais même pas encore mordue, c'était un véritable délice dont je n'étais pas assez fort pour vouloir m'en passer, une raison de plus de vouloir la garder... La suite, murmurée contre mes lèvres me fit sourire, à la fois de plaisir et de malice...

► Je ne prends pas de prisonnière, jeune fille, je ne garde que les invitées de marque...

Il me faudrait changer certaines de mes habitudes, j'en avais conscience mais à choisir entre mes habitudes et la garder ici, le choix était vite fait. Je la voulais là, dans cet appartement... Quand je rentre du travail, que ce soit après une chasse au broken ou à l'atelier, quand je me réveille après quelques heures de sommeil dans la journée, quand je m'endormais une fois que l'aube pointait le bout de son nez... Je devrais faire attention lorsque je sortirais pour me nourrir ou quand je ferais une sortie avec les Rules Out à ne pas rentrer couvert de sang pour ne pas l'inquiéter mais quoi qu'il puisse arriver, je ne changerais pas d'avis et la garderais ici, avec moi... Au moins quelques années avant qu'elle ne se rende compte que je ne vieillissais pas... Rien que l'idée de cette séparation future me fit grimacer intérieurement tant l'idée me rebutais et me déchirait déjà de l'intérieur.
Comment pouvait-elle m'être devenue aussi indispensable en seulement quelques heures, c'était un réel mystère mais c'était le cas. J'étais curieux de savoir comment notre... relation ?... évoluerait car puisqu'elle courrait déjà un risque en étant proche de moi, autant faire d'elle mon calice, au moins je pourrais bénéficier du lien particulier qui se formerait entre nous pour savoir si elle ne courrait aucun danger... Mais pas tout de suite, c'était trop tôt, bien trop tôt pour ça.

► D'accord, ce soir je te ramène chez toi. Pendant que je passerai chercher l'horloge de mon client tu n'auras qu'à rassembler tout ce dont tu as besoin et je te ramène ici ensuite... Qu'est-ce que tu en dis ?

De cette façon, elle ne serait pas avec moi pendant que je me trouverais une victime de qui je pourrais boire le sang afin de calmer ma faim une fois que j'aurais chargé l'horloge que je devais aller chercher... Pour la suite, il me resterait le restant de la nuit pour réfléchir à la façon dont je m'organiserais pour mes prochaines chasses nutritives. Pour le moment, je pouvais juste me féliciter de manger proprement sans salir mes vêtements... Il me faudrait tout de même faire attention à ne pas l'embrasser, ou la laisser m'embrasser, après mon repas pour qu'elle ne sente pas le goût du sang dans ma bouche... C'est à ce moment là que d'autres prises en compte restaient à faire...

► Il faudra qu'on s'organise pour ton école et pour le ravitaillement... Vu que je vis surtout de nuit à cause de mon allergie au soleil, il est possible qu'on ne mange pas aux même heures...

Et puis, je préférerais aller la chercher moi-même à son école quand il ferait trop noir pour elle rentrer seule. Je connaissais assez le monde de la nuit pour savoir qu'il n'était pas aussi sûr que ce qu'on voulait le croire, même dans une rue bondée de monde ou bien éclairée... Pour un vampire, rien ne lui fait obstacle s'il est certain de ne pas se faire voir soit par sa rapidité, soit parce qu'il lui était facile de se fondre dans la masse. Quoi qu'il arrive, je ferais en sorte qu'elle ne risque rien, même si je devais mettre du zèle dans les chasses punitives ou les entraînements au quartier des Rules Out.
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