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Instant de vérité ─ Prise de conscience [TERMINE]

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Lun 15 Juin - 17:34





Instant de véritéPrise de conscience



Queens ─ Deux mois après ma rencontre avec Aëlys...

Installé dans le pick-up, j'attendais patiemment qu'elle sorte de l'école. J'étais arrivé avec un peu d'avance et j'en profitais pour faire le point sur ce qu'était devenu ma vie depuis qu'Aëlys la partageait avec moi. J'avais encore l'impression que notre rencontre s'était passé seulement la veille tant tout s'était passé si vite. Elle vivait à présent pleinement avec moi, toutes ses affaires avaient trouvé une place dans mon appartement bien que certains meubles restaient encore dans l'appartement qu'elle avait hérité de sa mère. Appartement que je m'étais empressé d'acheter pour qu'elle puisse le garder indéfiniment puisqu'il s'agissait de l'endroit où elle avait grandi et où elle conservait tous ses souvenirs avec sa mère. J'en avais d'ailleurs l'acte de propriété dans la poche de ma veste, attendant avec impatience d'être rentré à la maison ─ j'aimais bien ce terme en pensant à l'appartement que je partageais avec elle ─ pour que je puisse l'offrir à ma compagne. Je ne lui en avais pas parlé, voulant lui en faire la surprise, j'avais même été jusqu'à intercepté tout courrier en rapport avec le propriétaire pour qu'elle n'en sache rien jusqu'à la dernière minute.

Deux mois déjà... Deux mois que je souffrais de dormir avec elle, non pas qu'il s'agisse réellement de souffrance à proprement parler mais elle ignorait que je pouvais la voir dans le noir comme en plein jour et elle dormait chaque nuit dans mon lit seulement vêtue d'une nuisette si fine et légère qu'elle ne cachait pratiquement rien à ma vue. Je ne comptais plus le fois où j'avais soit envie de la lui retirer, soit de la couvrir d'une de mes chemises trop grandes qui la couvrirait bien plus que sa nuisette. Elle me mettait à l'agonie chaque nuit, ou du moins chaque bout de nuit que je passais avec elle. Et puis sa manière de se blottir contre moi quand elle dort... Combien de fois ai-je voulu la toucher ?! Je m'en abstenais pourtant, préférant réserver ces moments pour l'instant où nous étions tous les deux réveillé et où elle pouvait facilement m'arrêter quand elle jugeait que j'allais trop loin. La toucher dans son sommeil, instant où elle était vulnérable, aurait été comme une trahison à son encontre, ce que je me refusais à faire. Quand elle se donnerait à moi, ce serait de son plein gré et en toute connaissance de cause. Mon petit mystère... L'expression m'avait un jour échappé alors que je la réveillais pour qu'elle se prépare à aller à l'école et ça l'avait fait sourire, jusqu'à ce qu'il soit l'heure d'aller la chercher, j'avais dormi avec un sourire aux lèvres et son image dans la tête. Elle était la dernière chose à laquelle je pensais en m'endormant et la première en me réveillant. Il ne m'avait pas fallut longtemps pour que je prenne conscience que je développais des sentiments plus profond qu'une amitié un peu poussée envers elle. Dans ma tête autant que dans mon coeur, qui avaient fini par se mettre d'accord, elle m'appartenait, elle était à moi tout autant que j'étais à elle même si je ne le lui avais encore jamais dit. Je suis pas doué avec les mots donc j'ai essayé de lui faire comprendre de plusieurs façons.
Sur le siège arrière de la voiture, il y avait un bouquet de fleurs, les fleurs préférées de sa mère... Je comptais bien l'emmener au cimetière avant de rentrer et enfin me décider à présenter mes hommage à la femme qui avait donné la vie à la personne merveilleuse qu'était sa fille et qui était devenue indispensable à ma vie. Je pouvais à présent le dire, j'aimais Aëlys et peut-être même depuis qu'elle avait croisé ma route. Je répugnais encore à boire le sang d'une autre femme mais puisque je ne pouvais révéler encore ma nature, je m'y obligeais chaque nuit quand je me rendais à mon atelier...

♦ Qu'est-ce qu'elle fait...?

Je commençais à m'impatienter. Certes j'étais arrivé en avance mais tout de même pas à ce point. Je vérifiais l'heure sur le cadrant de la voiture... Elle aurait déjà dû sortir depuis dix minutes et elle n'avait jamais été en retard jusqu'ici. Je lui laissais encore cinq minutes au cas où un professeur l'aurait retenue au sujet d'un cours, d'un devoir ou qu'un travail mais une fois le temps écouler, je n'attendis pas une seconde de plus pour décrocher mon portable et l'appeler directement, m'impatientant en tapotant le volant de la voiture du doigt... Ce fut une voix que je ne connaissais pas qui répondit...

> Allo ?

♦ Heu... Bonjour, Madame, je cherche à joindre Aëlys Stendon. Puis-je vous demander comment se fait-il que vous ayez son portable ?

> Bonjour Monsieur, Mademoiselle Stendon a été admise à notre hôpital en début de soirée. Puis-je vous demander qui vous êtes par rapport à Mademoiselle Stendon ?

À l'hôpital ! Que s'était-il donc passé ?! Qu'est-ce qui lui était arrivé ?! La panique me serra la gorge et mon souffle se fit court. À présent, je ne tapotais plus sur le volant de la voiture, je l'écrasais littéralement dans mon poing... De l'autre côté de la ligne, la femme, sans doute une infirmière, tentait d'attirer mon attention...

♦ Oui, pardon... Je... Je suis Rhydian Hamilton, je... Je suis le compagnon d'Aëlys, je suis devant son école, je venais la chercher...

Pourquoi avais-je besoin de dire tout ça ? Peut-être pour que l'infirmière comprenne que la nouvelle m'avait secoué, ébranlé...

> Oh... Je suis désolé Monsieur, nous ne savions pas qui joindre quand elle est arrivée...

♦ Ce n'est rien, j'arrive tout de suite. Pouvez vous me dire dans quelle chambre elle se trouve et le nom de son médecin ?

Elle me fournit tout les informations que j'avais demandée et je démarrais la voiture au quart de tour pour me précipiter vers l'hôpital, me moquant des limitations de vitesses. Je n'ai prié qu'une seule fois dans ma vie, quand ma mère était mourante, je priais chaque soir pour qu'elle aille mieux, je me remis à prié pour qu'Aëlys n'ai rien de grave, qu'on ne m'apprenne pas qu'elle était mourante à son tour, je suppliais carrément qu'on en me la prenne pas...


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Mar 16 Juin - 10:18
Lorsque mon regard s’ouvrit au monde autour de moi, j’étais complètement perdue, je me retrouvais allongée sur un lit qui m’était étranger, les fenêtres étaient ouvertes laissant le jour pale de la soirée passer, à ce simple détail, je sus que je n’étais pas chez Rhydian, puis mon regard se porta sur des murs blancs d’hôpital… D’hôpital !? À cette pensée, je me lève brusquement enfin … J’aurais voulu pouvoir le faire mais… Je me sentais complètement vidée, épuisée, j’avais chaud, vraiment très très chaud… Mal à la tête, je pensais aussi avoir beaucoup de fièvres. J’avais une très forte douleur au cou, que je ne pouvais toucher pour voir ce qu’il en était, j’avais l’impression que cela me brûlait la douleur était atroce !

J’en avais presque les larmes aux yeux. Mais les choses les plus pires n’étaient aucune de celles que j’avais énoncées jusqu’à présent… Je pouvais par exemple voir ma jambe droite soulever et plâtrer ainsi que des béquilles posées à côté de mon lit. Peu à peu tandis que je me réveillais un peu mon regard se p sur les côtés, à ma droite une perfusion transparente plantée dans ma main, à ma gauche une perfusion rouge dans ma main gauche. Je pouvais aisément deviner que la transparente était de la morphine, que l’autre c’était du sang… Je crois bien que ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase, le fait que je m’étais rendu compte que j’étais seule dans q avait j une très grande peur en moi, tellement forte que des larmes silencieuses coulais le long de mes joues Pensant où je ne me souvenais même pas de ce qui aurait pu m’arriver, mes derniers souvenirs remontaient à mon arrivée au lycée…

-Rhydian je t’en supplie… Viens vite…

Murmurais je en pleurant silencieusement .
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Mar 16 Juin - 10:19





Instant de véritéPrise de conscience



Queens ─ Deux mois après ma rencontre avec Aëlys...

Il ne me fallut pas plus d'un quart d'heure pour arriver à l'hôpital. Si je n'avais pas eu besoin de la voiture, j'y aurais été à pied et je serais arrivé beaucoup plus vite mais j'ignorais si je pourrais ramener Aëlys à la maison... Toutes les pires hypothèses me traversèrent la tête pendant le trajet qui me parut pourtant une éternité, priant pour qu'il ne s'agisse de rien de grave. Je ne voulais pas la perdre, pas elle, pas après l'avoir trouvée. Je n'arrivais pas à me concentrer sur autre chose que sur elle, s'il lui arrivait quoi que ce soit...
Arrivé à l'hôpital, je fonçais en direction de sa chambre, ne prenant même pas la peine de passer par le bureau des infirmières, il fallait que je la vois au plus vite, que je puisse m'assurer que rien de grave ne lui était arrivé. Je n'avais pas le temps de penser à autre chose. Quand j'ouvris la porte de sa chambre, je me précipitais vers son lit, l'appelant dans un souffle...

► Aëlys...

Je ne pris même pas le temps de regarder autour de moi, je remarquais à peine ses larmes tant l'inquiétude me serrait la poitrine, puis je l'embrassais, un peu désespérément il faut bien le dire. C'est seulement ensuite, en sentant l'odeur ferreuse et sucrée que je remarquais les perfusions, sa jambe dans un plâtre sur élevé... Et pire encore... L'odeur du sang qu'on trouve dans un hôpital a une odeur bien caractéristique, autant que celui d'Aëlys avait sa propre fragrance mais il y avait trois sang que je décelais en elle... Le troisième était reconnaissable entre tous, capiteux, lourd avec un parfum de séduction... Comment se faisait-il qu'elle ait du sang de vampire en elle ?! Je serrais la barre de son lit pour me concentrer sur elle, tentant de rester calme, me maîtrisant du mieux que je le pouvais alors que j'avais envie d'arracher quelque chose, de détruire quelque chose...

► Seigneur... Mon petit mystère, qu'est-ce qui s'est passé ?

J'espérais la faire sourire, en reprenant ce petit surnom que je lui avais attribué dans le secret de mon coeur et qu'elle n'avait entendu qu'une seule fois... J'essuyais ses larmes de mes mains, tâchant de la rassurer par mes gestes. J'en profitais pour la détailler, rechercher la morsure que je finis par trouver dans son cou... Le salaud n'avait même pas pris la peine de refermer la plaie... Il allait falloir que je le fasse avant que quelqu'un se rende compte qu'elle avait été mordue... L'air de rien, je me remis à l'embrasser... J'avais à peine entendu sa réponse mais je me doutais déjà de ce qu'elle m'avait répondu, elle n'en savait rien... J'embrassais son visage, ses yeux pour qu'elle arrête de pleurer, son nez, sa bouche, ses joues et toujours en faisant mine de rien, j'embrassais son cou, glissant ma langue sur les plaies de la morsure pour les refermer. Je pouvais goûter le sang du vampire qui allait bientôt cesser de vivre, avec un peu de chance, il ne me faudrait pas longtemps pour le retrouver. Elle ne quittait jamais le lycée une fois qu'elle y était, il n'y avait donc que là que je trouverais ce fils de p*** qui lui avait fait ça.

► Ca va aller, Aëlys, je te le promets, ça va aller... Je vais te ramener à la maison...

Je ne pouvais pas la laisser là, c'était impossible, elle avait besoin de soin approprié et ce n'était pas cet hôpital qui allait les lui donner. Je lui caressais encore la joue et embrassais son front avant de me redresser...

► Repose-toi mon coeur, je vais voir les infirmières pour en savoir plus, d'accord ? Je reviens...

Je m'éclipsais après l'avoir incitée à un sommeil léger. J'allais avoir besoin qu'elle reste calme aussi la faire dormir était sans doute le moyen le plus simple. Je me rendis dans la cage d'escalier de secours et appelais directement le médecin des R.O.. J'avais besoin de ses compétences, qu'il puisse soigner Aëlys et tant qu'à faire qu'il s'assure qu'aucun lien de calice n'avait été créé... Une moitié du rituel avait été déjà effectuée de manière sûre mais que ferais-je si l'autre moitié avait été également faite ? Il fallait que je sache si le vampire qui l'avait prise de force, parce que je n'imaginais pas les choses autrement, ne l'avait pas également violée pour parachever le lien. Devenir un calice de force était la pire chose qui soit pour l'humain qui en était victime, il ne devenait plus qu'un sac de sang donc le vampire se servait pour se nourrir et au pire assouvir ses plus bas instincts par des viols à répétition... J'expliquais la situation au médecin des R.O., j'avais confiance en lui, je savais qu'il ne reculerait devant rien pour sortir Aëlys de la situation dans laquelle elle se retrouvait. Tout ce que j'avais à faire, c'était la faire sortir et d'effacer la mémoire de toutes les personnes qui avaient pu l'approcher sans oublier d'effacer son dossier. Heureusement, pour la partie informatique, on pouvait compter sur le hacker des R.O., un calice qui avait décidé de suivre son vampire dans la chasse aux Brokens... Il y aurait d'ailleurs bientôt un nom de plus ajouté à la liste... Une fois mon appel terminé, je retournais près d'Aëlys, m'assurant qu'elle dormait encore... Je débranchais les perfusions que je plaçais sur elle, au cas où elle en aurait tout de même besoin, je l'enroulais dans les couvertures, décrochant sa jambe plâtrée avec délicatesse, puis, je l'emmenais en passant par la sortie de service, la déposant dans la voiture, la couchant sur la banquette arrière. Je reparti en direction de l'hôpital... Il me fallait faire vite... Je commençais par effacer la mémoire de son médecin, lui prenant le dossier papier d'Aëlys et supprimant sommairement le dossier informatique. Notre Hacker ferait en sorte qu'il n'en reste plus aucune trace... Je passais ensuite au bureau des infirmières et là, même opération... Tout le monde, toute personne qui avait ne serait-ce qu'aperçu Aëlys en perdit le souvenir, j'en profitais même pour récupérer ses affaires et je retournais à la voiture... Pressé comme je l'étais, je ne pouvais pas ramener ma petite compagne à la maison, j'allais donc directement à l'atelier. Il y avait un lit de camp pour les cas de forces majeurs quand je me retrouvais coincé à l'atelier parce que je n'étais pas rentré à l'appartement avant le lever du soleil, ce qui n'était pas une seule fois arrivé depuis que je vivais avec mon petit mystère. Arrivé sur place, je ne pris pas le temps d'allumer les lumières, j'allais directement l'installer dans le lit de camp, relevant sa jambe en roulant une couverture au pied du lit, déposant les perfusions sur le côté avant de seulement penser à finalement allumer les lumières. J'envoyais rapidement un texto au médecin des R.O. pour l'informer de l'endroit où je me trouvais et retournais près de ma belle endormie pour être là quand elle se réveillerait à nouveau. Elle reconnaîtrait l'atelier puisqu'elle y était déjà venue, au moins se sentirait-elle en milieu connu... Je restais près d'elle, la regardant dormir, la gorge toujours prise dans l'étau de l'inquiétude et la poitrine en feu par la colère, la rage que j'avais à l'encontre de celui qui lui avait fait ça... Je n'ai jamais considéré une chasse comme une affaire personnelle mais pour cette fois, j'étais prêt à faire une exception...

► Tu es si pâle...

Je m'étendis à son côté en attendant l'arrivée du médecin, j'avais besoin de la sentir, d'entendre son coeur, de sa respiration, de me concentrer sur son odeur...
Quand le médecin arriva, je me redressais immédiatement...


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Mar 16 Juin - 10:20
C’est alors que je le suppliais de venir, que, par miracle il était venu, il avait comblé en un instant ce sentiment d’insécurité énorme qui m’oppressait la poitrine ainsi que ma solitude. Je devais avouer que je faisais preuve d’un calme exemplaire, du moins c’était l’impression qu’il donnait… Je devais avouer que j’avais peur qu’il ne soit en colère contre moi, simplement, car même si je ne me souvenais de rien, je pensais vue l’état ou j’étais, je devais être tombé dans les escaliers sans avoir fait attention. Donc pour moi c’était de ma faute si j’étais dans cet état-là, c’était obliger. Cependant, il ne semblait pas m’en vouloir, il m’appela même par ce petit surnom qui cette fois parvint à me faire sourire très légèrement.

En l’espace de quelques minutes, il avait séché mes larmes, il avait embrassé chaque parcelle de mon visage, allant même jusqu’à déposer sa langue sur la partie de mon coup qui me faisait souffrir. Comme par miracle dès cet instant, je ne ressentis plus aucune douleur au niveau du coup, c’était comme si la légende du bisou magique avait été vraie pour moi.
J’aurais pu en être heureuse si l’espace d’un instant alors qu’il relevait la tête, je n’aurais pas remarqué dans son regard les pupilles dilatées comme celles d’un chat, c’était effrayant, mais quoi qu’il arrive, il continuait de me cajoler, de me rassurer, rapidement je mis cela sur le compte de mes hallucinations dû à la fièvre.

Quoi qu’il arrive, il était resté, me parlant doucement pour me rassurer, me raconter ce qu’il avait fait dans la journée… Mais avant qu’il ait pu finir son histoire, je m’étais endormie dans ses bras apaisés.

Quelques heures plus tard devant l’atelier Hamilton se tenait en apparence un jeune homme, cheveux bruns chocolat les mèches un peu éparpillées, environ de la même taille de Rhydian, les iris d’un or profond, portant un long manteau noir ainsi qu’une ceinture ou était accrochée son arme fétiche le black gun, un pistolet fait d’oriqualque vraiment très résistant avec le numéro treize gravés en chiffres romains dessus.

Je devais avouer que, lorsque mon téléphone avait sonné, je fus grandement surpris d’’avoir ce cher Rhydian au téléphone. Lui qui d’ordinaire n’appréciait guère la compagnie et l’aide des autres, au risque de se faire méchamment grogner dessus si on bravait les interdits pour venir l’aider… Je n’eus qu’une réflexion en voyant son nom et son image sur mon téléphone… La situation était grave ! Bon, je me rappelle que, lorsque j’avais daigné décrocher, j’étais calmement allongé sur mon canapé en regardant la télévision tranquille peinard chez moi. Puis quelques minutes plus tard j’étais sortie en courant, m’habillant à moitié tellement l’urgence étais grande… Quelques minutes plus tard je me retrouvais ici devant son magasin l’espace de quelques secondes pour me remémorer ce qu’il m’avait dit, puis j’entrais sans frapper dans son magasin ouvert, les mains dans les poches sans m’annoncer de toute manière, il saurait à ses oreilles et à son nez que ce serait moi.

Lorsque enfin je suis entré dans l’arrière-boutique autant dire que la gravité de la situation se faisait bien voir, tellement bien, que même moi qui étais si joviale, mon regard s’était assombri en voyant l’état de la pauvre demoiselle allonger sur son lit de fortune.
Elle semblait si pale si faible et son cœur… Battait bien trop lentement à mon goût, sa jambe droite témoignait de la violence de l’agression, de plus elle semblait toujours inconsciente. Mon regard se porta alors sur les deux perfusions débranchées qui étaient posées sur elle, une de sang et un de sédatif

Du coin de l’œil, je note que Rhydian se lève et se dirige vers moi pour me parler, lui aussi semblait trembler de toutes parts sous un calme apparent… Mais en fait c’était la première fois que je le voyais sous une intense colère, mais ce n’était pas pour autant que j’allais perdre mes habitudes médicales et ce comment j’étais quand je soignais un patient dans un état critique. C’est pourquoi je levai vivement ma main vers lui, lui disant sur un ton calme mais imposant, tandis que je me déplaçais vite au chevet de la jeune femme à la chevelure rosée.

-Les soins d’abord ! On parlera après.

C’est sans écouter ses grognements à peine audible pour les humains, que je sortis de l’intérieur de ma veste des produits désinfectants avec des compresses pour lui remettre les perfusions en place. Déjà d’une, il n’avait pas à retirer celle du sang, et pour cela il allait m’entendre gueuler, c’était sûr !

Bon une fois ceci fait, je portai ma tête vers le bas de son ventre pour renifler une odeur quelconque, tandis que l’une de mes mains se posa sur son front… Beaucoup de fièvre, ce n’était pas bon… Puis finalement je me redresse et je soupire visiblement de soulager et me tourne vers Rhydian.

-Elle va s’en remettre, de plus je n’ai pas détecté l’odeur de sperme sur elle, elle n’est pas été violée cependant…

Mon regard s’assombrit sous les reproches qui allaient tomber.

-Tu n’aurais pas dû lui retirer la perfusion de sang ! Ce salaud lui en a tellement pris qu’elle a faillis en mourir ! Mais heureusement, dès que la perfusion a été rebrancher son cœur, s’est remis à battre normalement… Encore un peu et elle aurait pu… Bref…

Mon ton se fit plus calme. Tandis que je me rapprochais de lui tandis que je lui tendis une seringue avec plusieurs doses de médicaments.

-Tiens, voici de la morphine, ainsi que quelques médicaments, j’ai calculé les doses pour toi tu devras lui en injecter dans la perfusions toutes les six heures . c’est pour calmer sa fièvre causée par le lien, ainsi que les douleurs à sa jambe. Tant que tu y es essayé de trouver quelques choses pour tenir les perfusions en hauteur, histoire que rien ne gêne la transfusion… D’ordinaire, un début de lien calice vampire non forcé est bénéfique, elle n’aurait pas eu besoin de tout cela, mais là… Elle mettra quelques jours pour se remettre, mais sa jambe devra rester un mois dans le plâtre… Ho et j’allais oublier, il lui faudra aussi une autre perfusion de sang, ainsi que des béquilles, je te les rapporterais .

Après quelques minutes de silence.

-C’est bon, elle s’en sortira sans séquelles, j’ai été dur avec toi et j’en suis désolé… Je suis toujours comme cela quand je dois m’occuper des patients en état grave, mais elle s’en sortira grâce à toi.
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Mar 16 Juin - 10:21





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Queens ─ Deux mois après ma rencontre avec Aëlys...

Et si elle ne s'en remettait pas ?! Cette idée effroyable tournait en boucle dans ma tête sans que je puisse la rejeter comme j'arrivais généralement à le faire avec toutes les mauvaises pensées qui me traversaient parfois l'esprit. Je surveillais tout en attendant que ce fichu médecin ne se décide d'arriver. Quand enfin il le fit, je me levais directement pour aller à sa rencontre, lui demander pourquoi il avait été si long mais il m'envoya sur les roses. Pour cette fois, je ne lui en voudrais pas, Aëlys passait avant tout. Je le laissais faire, me retenant de lui sauter dessus parce qu'il approchait de ma compagne. Elle avait besoin de lui, me montrer trop protecteur ne pouvait que lui apporter plus de problèmes encore. Je tournais comme un lion en cage, faisant les cent pas en évitant de le regarder faire pour ne pas me mettre à le menacer. Ce n'était pas le moment de penser à protéger Aëlys, ce dont elle avait besoin c'était de soin, pas de moi... Encore une pensée qui faisait mal mais que j'arrivais à supporter au vu de la situation.

L'examen me parut durer une éternité, combien de temps allait-il mettre à s'occuper d'elle ?! Vérifiant l'heure, ça ne faisait que... 5 minutes... Quel est l'idiot qui a inventer la théorie de la relativité ?! Si j'attrapais le salaud qui avait fait ça à Aëlys, j'allais le mettre en charpie avec ou sans l'accord des Anciens. Je suivrais les règles cependant, je demanderais la permission de lui donner la chasse mais si la réponse était négative à ma requête, ce n'était pas ça qui allait m'arrêter.
Enfin, Train en eut terminé et je me tournais déjà vers lui pour connaître son diagnostique... Elle allait s'en remettre... J'écoutais à peine le reste tant j'étais soulagé et puis de toute façon, je savais déjà qu'elle n'avait eu aucun rapport, consenti ou pas, et donc que le lien n'était pas terminé... Il faudrait tout de même que je demande la dissolution de ce demi-lien au Conseil des Anciens... Quoi qu'il en soit, pour l'instant, elle irait bien... La tension quitta mon corps, relâchant mes épaules dans un soupire mais peut-être était-ce trop tôt parce qu'une pluie de reproches me tomba dessus, me faisait pâlir à la simple idée qu'en débranchant la perfusion de sang, je l'avais presque tuée... Je me remis à trembler. Je le sais parce qu'il était impossible que je sois le seul à trembler en cas de tremblement de terre. Si je n'avais pas été trop fier, je me serais sans doute laisser tomber au sol en priant pour que ça s'arrête mais voilà, je restais debout à me prendre les reproches de Train, justifier il fallait bien le reconnaître, et à trembler comme une feuille un soir de grand vent. Même mon souffle se fit un peu plus lourd, comme si je manquais d'air.

Je l'écoutais me donner ses instructions dans un état second, prenant le traitement qu'il me donnait pour le fourrer dans les poches de ma veste pour ne pas risquer de le faire tomber à cause de mes tremblements. Ses instructions étaient claires, je les enregistrais automatiquement dans ma tête comme avec toute information importante... Autant il avait mis une éternité à s'occupé d'elle autant le silence qui accompagna la suite de ses recommandations me paru bien court et tout ce que je voyais, c'était Aëlys, pâle et inconsciente sur son lit presque comme morte si son coeur ne battait pas pour rappeler qu'elle était bien en vie. Je redressais la tête vers Train quand il reprit la parole...

► Pas grâce à moi... J'ai failli la tuer tu te rappelles...

Mon ton était distant, comme si ce n'était pas vraiment moi qui parlait, comme si je n'étais pas là. Ma bouche s'activait mais je n'avais qu'Aëlys en tête.

► Tu pourrais prévenir le boss que je ne serai pas disponible tant qu'elle ne sera pas remise ?

Je voulais rester avec elle, je le voulais et j'en avais besoin. Besoin de voir qu'elle s'en remettrait, même si j'avais confiance en Train pour la soigner, j'avais quand même besoin de le voir de mes yeux et pour cela, je devais être à ses côtés, à son chevet... Je m'absenterais suffisamment rapidement quand elle serait sur pied pour chasser l'enfoiré qui lui avait fait ça, j'y mettrais le temps qu'il faudrait pour le trouver et le mettre en pièce.
Je laissais Train sur ces quelques mots pour m'approcher d'Aëlys, m'asseyant sur le bord de son lit de camp, dégageant quelques mèches de son visage du bout des doigts, comme si j'avais peur de la réveiller avant de me pencher sur elle pour embrasser délicatement ses lèvres et lui demander dans un murmure angoissé qu'elle guérisse et me revienne, que j'avais besoin d'elle... Je me moquais bien que Train puisse me voir aussi vulnérable face à une jeune fille inconsciente, tout ce que je voulais, c'était qu'elle ouvre les yeux et qu'elle me sourit à nouveau...


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Mar 16 Juin - 10:22
-Mais bien sûr que si tu l’as sauvé en quelque sorte… Tu es arrivé avant que l’autre traqueur lui tombe dessus ! Je te rappelle qu’il lui aurait juste fallu suivre l’ambulance !

Bon force m’était de reconnaître que voir Rhydian aussi inquiet, c’était un peu comme le monde à l’envers, lui qui d’ordinaire était d’un calme exemplaire en toute situation… Cette fille… IL devait beaucoup y tenir pour qu’il se mette dans des états pareils. De plus le stress n’était pas bon pour son état, mais surtout pour sa soif. De plus je pouvais m’imaginer que comme le voulait la procédure l’hôpital entier ou au moins la moitié, avait perdu ses souvenirs sur cette jeune femme intrigante. Hors utiliser ce pouvoir aussi fréquemment n’était pas sans conséquence… Il devait avoir soif.

-Je vais voir ce que je peux faire, mais pour le moment je pense que tu as besoin d’un petit remontant, sinon tu vas finir par péter les plombs devant ta dulcinée et ce sera encore pire.


Bon connaissant Rhydian, lui qui n’aimait que le sang, but à la gorge de jeune femme vierge, il n’avait pas de réserve de sang… donc il faudrait que j’aille puiser dans les miennes… ho bien sûr j’aurais très bien pu aller chasser pour lui, mais j’en avais pas l’envie pour le moment et puis ce serait une occasion de les laisser en intimité tous les deux.

-Je reviens dans dix minutes, je vais te rapporter un casse-dalle.

Sur ces mots sans plus de cérémonie, je sortis tranquillement de sa boutique.

Point de vue d’Aëlys :

Cette sensation merveilleuse sur mes lèvres ses douces paroles, à la fois merveilleuses et suppliantes murmurer à mon oreille, dont j’étais dans un état si seconde que je n’en comprenais pas le sens. Tout cela m’incitait à ouvrir les yeux. Dieu que c’était difficile de les ouvrir mes paupières ! Elles étaient si lourdes ! Même quand je réussis à les ouvrir ma vue était très trouble, comme mal réglé. Puis au bout de quelques longes secondes interminables pour moi, je finis par discerner les choses que je voyais.
Mais je ressentais autre chose, oui j’avais chaud, très chaud, tellement chaud que j’avais du mal à respirer, que mon regard bien qu’ouvert semblait fiévreux comme à l’hôpital et bien que j’arrivais à discerner certaines choses, je ne reconnus pas tout de suite mon environnement. J’étais en dehors de l’hôpital mais où ? Puis enfin je le vis lui… Rhydian… Celui qui comblais ma vie, me regard remplit d’inquiétude, penché sur moi, l’air implorant. Face à cette vision, il me fut encore plus difficile de respirer tant j’étais triste de le voir dans cet état par ma faute.

Lentement mais sûrement ma main droite monta se déposer sur sa joue pour la caresser, cependant c’était un effort un peu gros dans l’état où je me trouvais, ma main et l’ensemble de mon bras tremblaient .

-Ho Rhydian… Je… Suis désolée… J’ai… C’est ma faute si je … Je suis …Tombée… Dans les escaliers… SI je suis dans cet état… Je t’en supplie, pardonne-moi…Je... J'ai chaud...


Encore une fois, les larmes silencieuses se mirent à couler le long de mes joues.
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Mar 16 Juin - 10:23





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Queens ─ Deux mois après ma rencontre avec Aëlys...

Besoin d'un remontant ? Oui sans doute mais je m'en moquais comme de ma première chemise. Je n'avais pas la tête à chasser et je n'avais pas envie de quitter le chevet d'Aëlys, tout ce que je voulais, c'était qu'elle aille mieux, qu'elle ouvre les yeux et qu'elle me sourit comme elle en avait l'habitude. Il y a quelques temps de ça si on m'avait dit qu'un simple petit bout de femme me mettrait dans un tel état, j'aurais ri au nez de celui ou celle qui aurait osé proférer de telles paroles. Depuis deux mois, Aëlys était toute ma vie, la chose la plus importante que je possédais. J'écoutais à peine Train, focalisé sur celle qui était étendue sur ce lit de camp, vulnérable et inconsciente. Tout ce que je remarquais à propos du médecin, ce fut son départ. Rapidement, je trouvais de quoi suspendre la transfusion de ma compagne et vins me rasseoir près d'elle.
Je pris la main d'Aëlys dans la mienne, la caressant du pouce comme pour lui dire dans son sommeil que j'étais là, que je ne la laisserais pas et enfin, elle ouvrit les yeux. Elle sembla avoir un peu de mal à fixer son regard au début, comme si elle n'y voyait pas clair malgré les lumières allumées dans l'atelier et elle semblait avoir le souffle court, comme si elle avait trop couru. La fièvre était si présente que ça ne m'étonnait pas mais ça ne m'empêchait pas de continuer de m'inquiéter... Pourquoi n'allait-elle pas mieux ?!

Oui, je n'étais pas vraiment lucide, elle venait seulement d'avoir les soins appropriés, elle ne pouvait pas aller mieux immédiatement mais je n'en tins pas compte, je n'avais pas vraiment la force d'être réaliste. Quand enfin elle me vit, sa tristesse me percuta, me tordant les tripes alors que sa main s'avançait lentement sur ma joue comme si elle pesait une tonne. Je posais ma main sur la sienne, embrassant sa paume avant de la prendre et de la tenir dans la mienne...

► Chhhhh... Il n'y a rien à pardonner, mon coeur, je ne t'en veux pas et je ne suis pas en colère... Pas contre toi, je t'assure... Repose-toi, tu as une grosse fièvre mais ça va aller...

Perspicace comme elle était, je me doutais bien qu'elle pouvait déceler la colère qui couvait en moi au travers du voile épais de l'inquiétude qui me compressait la poitrine. Je ne voulais pas qu'elle croit que j'étais en colère contre elle, ce n'était pas le cas, ma colère était entièrement dirigée vers le futur tas de cendre qui l'avait agressée. Hors si elle s'inquiétait de ma colère, elle ne ferait que s'agiter et sa fièvre, empirer. Tout en essuyant ses larmes, qui étaient autant de poignard dans mon coeur, je recommençais à lui parler sur un ton que j'espérais doux et rassusant...

► On est à l'atelier, je voulais te ramener à la maison mais j'ai un ami médecin qui vit pas loin alors je t'ai amenée ici avant de rentrer pour qu'il puisse t'ausculter... Je n'ai pas confiance dans les hôpitaux depuis le décès de ma mère...

Il fallait bien que je trouve une excuse dans le fait de l'avoir enlevée de l'hôpital mais je m'en voulu immédiatement de lui mentir alors qu'elle était si mal. Certes, je n'avais pas confiance dans les hôpitaux mais jamais je n'y aurais empêcher un être humain d'y être soigné. Hors, je ne pouvais pas me permettre qu'on découvre ce qu'il lui était réellement arrivé. Parfois cette contrainte de dissimulation est une véritable malédiction...
Je me penchais sur elle, l'embrassant encore, essuyant ses larmes, caressant son visage pour enfin m'allonger contre elle pour qu'elle se calme, la caressant tendrement sur le bras que j'avais reposé sur son ventre, la gardant contre moi, calant sa tête dans mon cou, la tenant ainsi contre moi du mieux possible sans qu'elle ait à souffrir de sa jambe.

► Repose-toi... Ne pense à rien, je suis là, je ne te quitte pas... Ce n'est pas ta faute, c'était juste un accident, mon coeur, juste un accident...

Je déposais encore une myriade de baisers sur son front, dans ses cheveux. Nulle doute que n'importe qui me connaissant aurait du mal à me reconnaître, on était loin du type sans attache et distant qui ne laissait personne l'approcher d'assez près pour créer un quelconque lien qui ne soit pas professionnel.
J'entendis Train revenir mais je ne bougeais pas, Aëlys était bien plus importante qu'une pochette de sang, plus importante que le fait que je risquais de déraper, en fait, j'étais bien trop concentrer sur mon petit mystère pour me rendre compte du manque de sang qui m'affectait.


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Mar 16 Juin - 10:23
Il n’y avait pas à dire, même dans les moments les plus difficiles, Rhydian était là pour m’aider, même quand j’étais dans un état aussi pitoyable que maintenant, j’avais l’impression qu’il m’aimait toujours. Cela était sans doute le cadeau le plus précieux que l’on ne m’ait jamais offert, un amour sincère et réciproque.

Je ne saurais dire le bien que me faisait cette étreinte, celle où il me serrât délicatement contre lui, celle qui me permettait d’oublier les pires moments. Celle qui me faisait me sentir bien mieux. J’avais comme l’impression de pouvoir mieux respirer, ma tête loger dans son cou bien plus froid que ma peau. C’était un peu comme si l’on me mettait un gant froid sur le front pour tenter d’apaiser ma fièvre. Cela fonctionnait en quelque sorte ainsi car il m’était bien plus facile de me détendre et de me rafraichir, face à ce contact plus froid que ma peau brulante.

-Dans ce cas… Je suis soulagé de ne pas être la source de ta colère, je me sens mieux, mais je crois que j’ai… Des hallucinations… Tes yeux, je les vois tels les yeux d’un chat, couleur rouge… Quant à tes belles lèvres, elles ont orné de dents longues… Mais je te trouve… Encore plus craquant ainsi…


Dis-je dans un souffle avant de me détendre un peu plus et de m’endormir, si vite que je ne m’en rendis même pas compte tellement, je me sentais bien dans ses bras.

Point de vue de Train :


Bon, revenir illico presto à mon appartement, c’est fait, chercher une paire de béquilles réglable, c’était fait, mettre des poches de sang o négatifs et positifs dans ma veste, c’était fait. Revenir au magasin ? J’y étais déjà.

Oui, j’arpentais déjà l’entrée, utilisant mon ouïe fine pour savoir si la demoiselle était toujours endormie, ce qui était le cas, car je ne percevais que deux respirations venant troubler le silence, l’une très calme, l’autre un peu plus active.

C’est ainsi en portant le matériel avec moi dans l’arrière-boutique que mon regard croisa le regard de Rhydian… Qui faisait peur à voir . En gros il ressemblait à un vampire qui n’avait pas bu depuis des jours et des jours, les yeux rouge sang, les crocs presque totalement sortis et un peu trop proche du cou de l’humaine à mon goût, mon ton se fit un peu plus sérieux tout en restant calme.

-Bon écoute… Va chasser, c’est le plus important à faire pour l’instant, ou alors prend une poche de sang de groupe o dans ma poche… Mais tu ne peux pas rester ainsi auprès d’elle encore plus après ce qui s’est passé si elle te voit ainsi elle risque de le prendre mal et toi de très mal réagir… On sait très bien tous les deux que tu t’en voudrais de lui faire du mal à alors s’il te plaît nourris toi…
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Mar 16 Juin - 10:25





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Queens ─ Deux mois après ma rencontre avec Aëlys...

Impossible de la laisser, elle semblait bien et j'avais même cru entendre un soupire de soulagement quand je la collais contre moi. Si ça pouvait lui faire du bien, je n'allais certainement pas la laisser... Toute mon attention était sur elle, aussi je ne prêtais aucune attention à ce qui pouvait m'arriver, aux réactions physiques de la soif à laquelle je ne pensais même pas jusqu'à ce qu'elle me parle de ses hallucinations... Par acquis de conscience, je tirais la langue jusqu'à me crocs... Oui, ils étaient bien là, pas encore totalement sorti mais bien plus longs que des dents humaines. Donc elle devait avoir raison pour le reste mais si elle mettait ça sur le compte d'une hallucination, je m'en tirais à bon compte. Je ne bougeais pas malgré qu'elle se soit rendormie, je plongeais simplement mon nez dans ses cheveux, fermant les yeux pour la humer, m'emplir les poumons de sa délicieuse odeur...

C'était curieux d'être affamé mais d'en rejeter tous les signes. De résister à la faim sans même y penser simplement parce qu'elle accaparait toute mon attention me permettant d'accéder à un tout autre genre de contrôle. J'avais soif mais pas envie de la mordre, totalement calme, du moins à ce sujet... Train revint sur ces entre faits et j'eus de nouveau droit à un laïus et juste pour lui fermer le bec, je lui balançais...

► Elle vient de me voir... Elle s'est réveillée quelques secondes, elle m'a vu et s'est rendormie. Elle a mis ce qu'elle voyait sur le compte d'une hallucination mais je ne sors pas d'ici. Je ne la laisserai pas seule avec toi... Donne moi une poche...

Je n'avais réellement aucune intention de bouger et encore moins de les laisser seuls tous les deux. Ce n'était pas une question de manque de confiance en Train, sinon, je ne l'aurais même pas appelé, non, c'était seulement que je ne voulais pas prendre le risque qu'elle se réveille une fois de plus pour se rendre compte que je n'étais plus là et qu'elle se retrouvait avec un inconnu. Ca c'était ce qu'elle prendrait très mal... Je la connaissais assez pour le savoir. Elle s'inquiéterait de ne pas me trouver, d'être en présence d'un type qu'elle ne connaissait pas, ce qui ne ferait qu'empirer sa fièvre. Donc hors de question que je sorte chasser même si le goût des poches médicales me laissait un goût de plastique dans la bouche une fois que j'en aurais avalé le contenu. Sans compter que le sang qui s'y trouvait avait totalement perdu de son goût mais je préférais ça plutôt que de sortir chasser et la laisser.

Je dégageais encore une de ses mèches que je coinçais derrière son oreille, déposant un nouveau baiser sur son front avant de lui caresser la joue. Ma douce Aëlys... Elle dormait paisiblement, enfin, plus paisiblement qu'elle ne l'avait fait jusqu'ici... Je lançais vaguement un regard à Train, comme pour lui dire "tu vois, je ne risque pas de lui faire quoi que ce soit". Par contre, je ne savais pas si cet espèce d'état second durerait longtemps ni quelle serait ma réaction une fois que j'en sortirais. C'était la seconde raison qui m'avait fait lui demander de me donner une poche de sang plutôt que d'aller chasser. Je pouvais oublier le luxe de la chasse mais je ne pouvais pas me passer d'être près d'elle... Je n'étais même pas certain de la laisser ressortir de l'appartement...

► Tu as dû voir pas mal de chose en tant que médecin, non, Train ? Je sais que j'ai soif mais je ne ressens pas le besoin de boire, même quand je suis aussi proche d'elle que je le suis maintenant... Est-ce que tu as déjà vu ça ? Être dans en état de manque mais ne pas le ressentir...

Même quand on venait en aide à un humain ayant été agressé par un vampire, l'odeur de son sang suffisait généralement à nous faire sortir les crocs, moi y compris à nous mettre par la suite en chasse pour assouvir cette faim brûlante. Hors ici, je pouvais sentir ma faim mais sans en ressentir l'envie de manger. Est-ce que c'était uniquement à cause d'elle ou est-ce que j'étais malade ? Est-ce que c'était naturel ? Je voulais savoir à quoi m'en tenir et il n'y avait que Train pour me renseigner. Et je n'avais toujours pas ma poche... Qu'est-ce qu'il attendait ? Qu'il neige ?! Je me mis à le regarder finalement droit dans les yeux, presque agacé, s'il ne me donnait pas cette poche, j'allais devoir bouger et donc prendre le risque de réveiller Aëlys ou de perturber son sommeil. Si je devais bouger, il allait m'entendre... J'avais surtout l'impression que j'aurais pu lui sauter dessus parce qu'il ne me donnait toujours pas cette poche de sang ! Devrais-je ajouter une augmentation de l'agressivité comme symptôme ?


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Mar 16 Juin - 10:25
Point de vue de Train :

Un long soupir parcourut mes lèvres tandis que je me frottais l’arrière de la tête d’une main. Qui aurait cru que le précautionneux Rhydian qui évitait tout contact physique avec un humain voulait rester à tout prix avec une humaine ? À moins que… Oui, c’était tout à fait plausible dans le fond… Un vampire amoureux était un vampire sans précaution, agissant comme un puissant prédateur pour protéger sa femelle de toute intrusion. Un peu comme le grand là allonger près de l’humaine inconsciente du danger qu’elle pourrait encourir en temps normal.

Il faut dire quand des dizaines d’années en tant que médecin vampirique, j’en avais connu des cas oh oui ! Vampires, humains, calices brokens… Tout était passé sous mon regard et mes mains… J’avais pu en sauver certains, d’autres étaient en fuite, certains n’étaient plus là pour témoigner de mes soins…
Mais oui, j’avais pu observer certains cas, mais avec des calices et des vampires qui leur étaient liés… Et ce à plusieurs reprises dans ma longue existence dans ce monde.

-Bien sûr ! au cours de ma longue expérience en sont résultées plusieurs hypothèses sur notre véritable nature. Nous obéissons en quelque sorte à notre instinct animal, plus puissant que notre faim, l’instinct de préservation, le vampire qui est en toi désire plus que tout cette femelle, donc, il la protège de plusieurs manières donc de ta soif… Tien en parlant de soif… Tiens.

D’un geste vif, deux des poches de sang qui se trouvait sous mon manteau se retrouvaient sur Rhydian.

J’ai pu observer cela dans les très rares cas où j’ai eu affaire à des calices femelles enceintes… Elles étaient tellement fatiguées par le don de sang envers leur enfant que les vampires se privaient sans problème durant des heures sans en souffrir autant qu’à la normale certains donnait même due leur sang aux enfants…
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Mar 16 Juin - 10:26





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Queens ─ Deux mois après ma rencontre avec Aëlys...

Enfin ! J'attrapais la première poche et ne prenais même pas le temps d'enlever la capsule, je mordis carrément dedans, l'avalant au plus vite au cas où Aëlys se réveillerait encore. Une fois vide, je fis de même avec la seconde poche avant de balancer d'un geste sûr les deux poches vides dans la poubelle près du bureau pour mieux resserrer mes bras autour d'Aëlys.
Un instinct animal plus puissant que la faim... Ca me plaisait assez de savoir que d'une certaine façon, je pouvais la protéger de moi-même, au moins quand elle n'était pas en pleine forme puisque de toute façon, il me serait sans doute à nouveau difficile de ne plus vouloir la mordre quand elle serait à nouveau sur pied. Dans un certain sens, je pouvais profiter d'elle comme je ne l'avais encore jamais fait jusque là parce que j'avais chaque fois dû m'écarter quand la soif se faisait trop forte. Le plus dommage dans cette histoire était quil fallait qu'elle soit dans cet état pour que je puisse en profiter... Ce n'était pas juste !

Par contre, Train venait de faire naître une image qui, malgré la situation, me fit sourire alors que je ne quittais pas la jeune femme des yeux. Une image nette représentant une Aëlys enceinte à différent moment de sa grossesse, les mains protectrice sur son ventre de plus en plus rond, ses sourires tendres adresser plus seulement à moi seul mais à la vie qui grandissait en elle. Aëlys dans une chambre d'enfant, caressant un petit lit en bois puis y déposant un enfant qui lui ressemblerait. Aëlys se balançant dans un rocking chair, un petit être dans ses bras, lui donnant le sein... Je n'avais jamais pensé à avoir une descendance. Premièrement parce que je n'en voyais pas la nécessité, deuxièmement parce que jusqu'à ce qu'Aëlys débarque dans ma vie, j'avais toujours préféré la solitude, même si elle me rongeait à petit feu et enfin troisièmement, tout simplement parce que je ne voulais laisser personne derrière moi si je devais disparaître un jour. Mais avec Aëlys, tout semblait différent... La simple idée de l'imaginer enceinte suffit à envisager d'avoir des enfants un jour, avec elle... Des petits êtres qui ressembleraient à leur mère... Bien sûr j'en parlerais avec Aëlys avant, des fois qu'elle ne voudrait pas avoir d'enfant ou qu'elle préférait attendre, son avis m'était important après tout... Dire qu'avant ces deux derniers mois, je n'avais jamais pris la peine d'envisager l'avenir.

► Elle serait encore plus belle si elle était enceinte... Si belle que je devrais la garder enfermée à la maison pour que personne ne veuille me la prendre... Elle n'aimerait pas ça et me forcerait à la laisser sortir, j'en suis presque certain...

Oui, j'imaginais très bien la scène et mon sourire s'élargit encore. Que me ferait-elle faire ensuite ? Ce devait être un drôle de spectacle pour Train de me voir aussi enamouré et encore plus de ne même pas chercher à m'en cacher. Deux mois que je vivais avec Aëlys et c'était deux mois aussi difficiles que merveilleux. Difficile parce qu'il fallait que je lui cache ma nature et la raison de certaines de mes absences mais merveilleux par tout ce que je découvrais d'elle au fil du temps. Difficile aussi parce que je ne pouvais pas la conduire au bout de son plaisir quand nous nous touchions alors que j'en crevais d'envie... Mais lui donner du plaisir, même aussi minime soit-il était merveilleux. Comme les dessins que je faisais d'elle... J'en avais plusieurs à présent et le premier était terminé depuis longtemps. Je le lui avais offert... L'un des autres se trouvait encadré dans le bureau dont la porte se trouvait juste à côté du lit de camp... De cette façon, même quand je n'étais pas à la maison, je pouvais la voir quand je venais travailler à l'atelier ou pendant que je m'occupais de la comptabilité. Certains prennent des photos, moi, je dessine...

► Quand crois-tu que je pourrai la ramener à la maison ? Je ne veux pas que sa fièvre empire à cause du voyage, tout ce que je veux, c'est la mettre à l'abri et au chaud...

Oui, tout ce que je voulais, c'était rentrer avec elle, la glisser dans mon sa minuscule nuisette avant de la mettre dans mon lit et de l'y rejoindre.


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Mar 16 Juin - 10:27
Une fois que Rhydian commença à boire une poche de sang, je m'installa sur l'une de ses antiques chaises en bois qu'il devais sans doute retaper pour un client. Sans doute qu'il n'apprécierais pas je m'en foutait comme de ma première gorgé de sang. Après ce que je faisais pour lui il n'avais pas à râler car je m'installai sur son travail non ! Une fois installé, je sortis une autre poche de sang de ma poche, pour en retirer le bouchon et en boire une longue gorgée, voulant profiter de mon unique en-cas pour le moment. Bon le goût était à désirer, mais cela ne m’empêchais pas de me remplir l'estomac tranquillement installer sur une vieille chaise les jambes croisées dans une allure décontracter.

Cependant, les paroles de Rhydian eurent pour effet de me faire hausser les sourcils, car elles n'inaugurait rien de bons, alors ça non, c'est pourquoi j'interrompis ma petite dégustation sans efforts pour le fusiller du regard.

- Arrête tes conneries voyons ! Déjà le fait que tu sois tombée sous le charme d'une humaine, alors que d'ordinaire tu t'en serais servit d’en-cas sans lui adresser un seul regard par la suite, c'est totalement bizarre et incompréhensible de ta part ! Mais bon j'imagine que tu as eu le coup de foudre… Deuxièmement c'est pas parce que tu t’intéresse à elle que tu as tout pouvoirs sur elle ! C'est pas pour rien que nous on vit la nuit et elle le jour ! Elles ont besoin du soleil et de se sentir libre de leur moment pour vivre, si tu a tien enfermer trop longtemps elle va finir dépressive ! Encore plus si elle est enceinte !

Bon autant être clair avec lui sinon il courait tout droit à la catastrophe avec elle. Après un long soupir je répondis à sa deuxième question.

- Bon en ce qui la concerne pour le moment, le mieux serait d'aller à l’hôpital dont je suis le directeur, c'est un hôpital qui ne gère que les calices et les vampires...Toi ta jamais eu affaire à cet établissement vue que tu n'as jamais été blesser mais maintenant les choses ont changer… Là bas elle recevra les soins appropriés et sera en parfaite sécurité avec tout les gardes vampires qu'il y a...De plus j'aurais plus la possibilité de m'occuper d'elle dans la journée et tu pourras veiller sur elle autant que tu le veux, les fenêtres sont doter de vitre bloquant les rayons UV du soleil...Tu auras aussi accès aux poches de sang.
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Mar 16 Juin - 10:28





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Queens ─ Deux mois après ma rencontre avec Aëlys...

Je ne m'imaginais pas du tout avoir tout pouvoir sur Aëlys, au contraire, j'avais plutôt l'impression que c'était elle qui en avait sur moi et le pire dans tout ça, c'était que ça ne me dérangeais pas du tout, mieux encore, je ne demandais pas mieux et si je l'avais pu, je lui aurais donné les pleins pouvoirs. Je ne savais pas si on pouvait parler de coup de foudre mais il fallait reconnaître qu'elle m'était rapidement devenue indispensable et depuis, elle ne faisait que remplir ma vie d'un peu plus de lumière. Je n'avais plus droit au soleil mais elle était devenu le mieux tant elle était rayonnante...

► Même si je voulais l'enfermer, elle ne me laisserait pas faire et je ne pourrais rien faire pour l'en empêcher... Elle est de ces personnes qu'on admire tant elles rayonnent et pour qui on ferait n'importe quoi... Et si elle est déjà aussi merveilleuse maintenant, imagine à quoi elle ressemblerait une fois enceinte.

Bon, d'accord, j'étais pas loin de la vénération et sans doute que ça devait être quelque chose d'assez flippant à voir pour Train mais bon sang ! Aëlys, je l'ai dans la peau. Heureusement, la suite de ses paroles me ramena à la réalité et sur le plan pratique des choses. Je me redressais doucement, me dégageant délicatement du corps de la jeune femme avant de me tourner vers Train. Je savais qu'il dirigeait un hôpital spécialisé mais je n'en connaissais pas l'adresse. Pas parce que je n'avais jamais été blessé comme il semblait le croire mais uniquement parce que j'étais assez doué pour n'être blessé que superficiellement et qu'un peu de sang suffisait à ce que je cicatrice plus vite. De ce qu'il disait de son hôpital, ce devait sans doute être l'un des rares endroit en ville où un vampire pourrait voir la lumière du soleil sans s'embraser... Le genre de vision nostalgique qu'on rêverait de connaître plus souvent mais je n'étais pas assez fou pour me faire blessé suffisamment pour me retrouver dans son hôpital juste pour pouvoir revoir la lumière du soleil.

► Je suppose donc que tu m'accompagnes ? Tu pourras me montrer le chemin, comme ça...

Certes, je l'avais tiré de chez lui mais j'estimais que puisqu'il avait commencé à s'occuper d'Aëlys, il devrait au moins rester avec elle ─ tant que j'étais avec ─ jusqu'à ce qu'elle soit prise en charge à l'hôpital. Après s'il le voulait, je voulais même bien lui laisser ma voiture pour rentrer chez lui s'il le voulait... Je me relevais du lit de camp, m'assurant qu'Aëlys ne se réveillait pas et qu'elle était bien installée avant de commencer à réfléchir à ce que j'aurais besoin pour la transporter avec sa transfusion et que celle-ci reste continuellement suspendue... Tout en réfléchissant, je continuais de parler...

► De toute façon, vu que tu t'es occupé de ses derniers soins, tu devrais être là pour informé tes infirmières, non ? Enfin, je suppose...

Les seules expériences en hôpital que je connaissais remontait au cancer de ma mère et à ses longues périodes d'hospitalisation. je me souvenais vaguement que son médecin donnait toujours ses instructions à l'infirmière qui venait voir ma mère de temps en temps pour prendre ses constantes ou s'assurer qu'elle ne manquait de rien. Certes, l'hôpital de Train était spécialisé dans un tout autre domaine mais je supposais que le fonctionnement devait être approximativement le même. Et chose étrange, je me moquais complètement que certains patients, des R.O. par exemple avec lesquels je travaillais, puisse voir que je n'étais plus aussi solitaire que je l'avais toujours été jusqu'ici. C'était un peu paradoxal, j'avais un tel désir de cacher Aëlys pour qu'elle ne soit qu'à moi et en même temps, je voulais montrer la femme merveilleuse qu'elle était. Si tout ce passait comme je le voudrais une fois que j'aurai pu contacter Julian, alors tout le monde saurait qu'elle était à moi, je pourrais la laisser sortir en étant plus rassurer sur ce qui lui arriverait tout comme je serais capable de savoir si elle allait bien 24 heures sur 24...


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Mar 16 Juin - 10:28
Bon visiblement j’avais affaire à un véritable amoureux transi. J’en aurais été bien ravi si ce n’était pas de Rhydian dont ’il s’agissait, hors c’était bien le vampire froid et solitaire qui à cet instant même, me déclarait un doux amour pour une humaine, humaine qu’il rêvait de rendre enceinte… Beurk ! J’avais beau comprendre le pourquoi du comment cela n’en restait pas pour le moins déstabilisant, mais bon j’écoutais aussi cela comme si je regardais un film en buvant le reste de ma poche de sang. Enfin une fois, cette dernière jetée à la poubelle. Mon regard perçant doré se fixa sur Rhydian puis sur la demoiselle à la chevelure rosée avant que je me relève d’un geste vif.

-Bon très bien le mieux, c’est que tu me files les clés et que tu t’installes derrière, histoire que tu puisses mettre sa tête sur tes genoux à l’arrière et que tu lui tiennes les perfusions l’espace de quelques minutes, l’hôpital n’est pas très loin juste déguisé en hôpital comme les autres… c’était plus pratique vue que l’on travaille en étroite collaboration avec les rules outs… Et que j’en suis un… Bon prend la dans tes bras, histoire que je puisse prendre les perfusions…

Point de vue d’Aëlys

Mon regard se fit lourd à ouvrir … Encore… J’étais si fatigué que je me sentais comme très lourde, incapable de bouger, mon regard se porta sur Rhydian qui écoutait et regardait pour moi un parfait inconnue. Rhydian semblait si concentrer par ce que disait l’inconnu qu’il ne me regardait pas, cela devait être important, très important alors, je pouvais deviner que c’était le médecin dont j’avais entendu parler bien plus tôt lentement, je me redresse sur les deux mains les bras tendus le regard un peu perdu, j’avais l’impression d’avoir moins chaud. L’inconnu paraît surpris, son regard avant décontracté était un peu plus sérieux, il fit un signe de tête à Rhydian vers ma direction.

-Rhy… Rhydian Kun ?

Je pouvais deviner et sentir qu’à cet instant précis, je tremblais sous l’effort, et que mon visage était tout rouge, mais avec aucun rapport avec la fièvre.
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Mar 16 Juin - 10:29





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Queens ─ Deux mois après ma rencontre avec Aëlys...

J'étais déjà prêt à me mettre en route, déjà prêt à passer mes clés à Train en suivant sa suggestion mais Aëlys choisit ce moment pour se réveiller. Il ne me fallut pas un dixième de seconde pour revenir m'asseoir à côté d'elle, oubliant momentanément Train et ses consignes, comme d'habitude, elle passait avant tout le reste. Je la soutins pour qu'elle ai le moins possible besoin de puiser dans ses forces, la détaillant un bref instant. Dieu qu'elle était jolie avec ses joues rougies mon seul regret était seulement que ses yeux brillaient à cause de la fièvre et pas pour une autre raison.

► Comment tu te sens ?

Je passais ma main sur son front qui était encore chaud mais un peu moins brûlant puis lui caressait la joue avant de me décaler un peu pour lui servir d'appui, histoire qu'elle ait juste à se laisser aller contre moi pour se maintenir assise, mes bras continuant de l'entourer tendrement. D'un petit mouvement de tête, je lui désignais Train pour faire les présentations, elle devait sans doute se demander de qui il s'agissait et je ne voulais pas qu'elle s'inquiète. J'étais tout de même soulagé qu'elle ne se soit pas réveillée quelques secondes plus tôt, sinon elle l'aurait vu vider la poche de sang...

► Je te présente Train, c'est l'ami médecin dont je t'ai parlé... Il va m'aider à te transporter dans son hôpital, là-bas, tu auras les meilleurs soins qui soit et puis, ils ont des vitres spéciales, je pourrai rester avec toi pendant la journée sans souffrir de mon allergie...

Je ne voulais pas qu'elle s'imagine que je la laisserais seule un seul instant et même si je n'avais pas grande confiance dans les hôpitaux, au moins je savais pouvoir avoir confiance en Train, ce qui n'était pas rien. Je terminais rapidement les présentations avant de passer à la suite.

► Train, je te présente Aëlys Stendon...

Je n'avais pas besoin d'en dire plus, il en avait assez vu pour comprendre qu'elle était sans doute la personne la plus importante qui soit pour moi. Pas la peine donc d'en rajouter, je voulais juste qu'il puisse mettre un nom sur son visage plutôt qu'il continue de l'appeler "la jeune humaine" ou "l'humaine". Même si c'était effectivement la nature d'Aëlys, c'était tout de même plus sociable et correcte de l'appeler par son nom... Je reposais ma veste sur les épaules d'Aëlys, faisant simplement signe à Train qu'il s'approche pour que je puisse lui donner la transfusion pendant que je soulevais ma précieuse demoiselle comme une mariée, la serrant contre moi pour être certain qu'elle ne vacille pas. Je chuchotais juste quelques mots à la jeune fille pour qu'elle ne s'inquiète pas...

► On va te conduire à l'hôpital, maintenant. Continue simplement de te reposer, tout va bien... Je reste avec toi, quoi qu'il arrive.

D'autres choses me brûlaient les lèvres mais je jugeais que ce n'était pas vraiment le moment d'en dire plus, tout ce que je voulais pour le moment, c'était qu'elle se concentre sur son repos pour qu'elle aille mieux le plus rapidement possible...
J'indiquais à Train où trouver les clés de mon pick-up pour qu'il puisse prendre le volant. Ces dernières se trouvaient dans la poche de ma veste et puisque je portais Aëlys, il m'était difficile de les lui donner. Une fois qu'il les eut en main, je le laissais me précéder afin qu'il puisse ouvrir la porte de l'atelier et la portière arrière de la voiture pour que je puisse y monter avec mon précieux chargement, l'installant au mieux pour que ce soit confortable, reprenant la perfusion des mains de Train avant qu'il ne referme la portière et passe derrière le volant. je ne pouvais m'empêcher de toucher Aëlys, comme si j'avais toujours peur qu'elle disparaisse même si je savais que ce ne serait pas le cas, mais la peur peut avoir des effets relativement longs. Et si je rêvais de mettre la main sur son agresseur, pour le moment, tout ce que je voulais, c'était encore de m'assurer qu'elle allait bien et qu'elle reçoive le meilleur traitement possible en attendant que je puisse obtenir toutes les autorisations dont j'avais besoin comme le fait de parler de la société vampire, de dissoudre le demi-lien entre Aëlys et son agresseur, de faire d'elle mon Calice et enfin de chasser et de mettre en pièce celui qui l'avait mise dans cet état.


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Aëlys's willing slave
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