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Jeu de dupes ou trouble jeu ? [PV Senbi]

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Mer 24 Aoû - 15:45
Ca fait maintenant quelques mois que je me retrouve en "formation" pour me domestiquer. Le terme est peut-être fort mais quand on a l'habitude de ne pas avoir de retenue ou de limites, quand on vous apprend à en avoir, forcément, c'est l'effet qu'on ressent. Le sevrage avait été difficile et plus d'une fois, j'ai bien failli céder à mes vieux penchants, trouver une victime bien juteuse et la vider jusqu'à son dernier souffle. Heureusement que je ne manque pas de volonté mais il reste que j'ai bien besoin de me nourrir plus souvent que ces vampires "civilisés" que sont les autres... Les Non-Broken. Il aura fallut de la volonté, certes, mais aussi beaucoup de patience de la part de ma si jolie petite souris et une bonne dose d'amusement en sa compagnie... J'ai encore du mal à croire qu'en plus du sevrage, je sois rester aussi chaste qu'un moine. La luxure entrainant immanquablement une certaine soif de sang, il faut dire que j'ai surtout voulu évité de jouer avec le feu. Un accident est si vite arrivé... Jusque là, mes rendez-vous avec Senbi, la petite souris, se sont toujours déroulé dans un endroit public, il est évident qu'elle faisait preuve de prudence et c'était autant un problème qu'une bonne chose, l'idée de goûter son sang m'ayant plus d'une fois traversé l'esprit, il aurait été dommage qu'un dérapage survienne. Ce soir, on ne dérogeait pas à la règle, le rendez-vous se situait toujours dans un endroit public mais une fois n'est pas coutume, ce n'était pas en terrain neutre, bien au contraire, il s'agissait d'un des rares endroits où il était possible de se trouver un partenaire consentant pour fournir un peu de son sang. Par précaution cependant, j'ai pris la liberté de prendre un encas avant de m'y rendre et aussi incroyable que ce soit, ma victime était repartie sur ses deux pieds et non pas dans un sac mortuaire. Un véritable tour à 180 degré comparé à ce qui se serait produit avant que je ne rencontre la femme la plus divertissante qui soit.

Rendez-vous avait été donné devant le Cross of Ligth, Nigthclub de Brooklyn assez connu pour que je ne doive pas chercher sur un plan sa localisation. Je n'y ai jamais mis les pieds cela dit et je n'y ai donc pas mes entrées. Senbi était la seule à pouvoir me faire pénétrer dans les lieux sans que toute une enquête se fasse. Bon, je ne suis pas naïf, je me doute qu'il y aura tout de même des questions mais avec ma guide pour garante, ça devrait aller non ? Je faisais donc le pied de grue devant l'établissement, cherchant du regard la voiture si particulièrement reconnaissable de la dame mais rien à l'horizon. Soit elle était déjà là, soit elle était encore en chemin, difficile de savoir, toujours est-il que je lui laissais une heure avant de rentrer chez moi. On pourrait croire que je suis une bonne poire à prévoir de poireauté une heure mais la réalité, c'est que j'ai une bonne idée de la circulation un soir de fin de semaine quand tout le monde rentre chez soit après le travail et que d'autres prennent la route pour sortir s'amuser. Une heure, c'est bien peu cher payer dans ces circonstances, sans compter les travaux éventuels sur la route...

Le premier quart d'heure fut rapidement passer et le temps me semblait long, c'est toujours le cas quand on a rien à faire d'autre qu'attendre. Toujours pas de voiture aux couleurs de la bête à bon dieu en vue... Par acquit de conscience, je vérifiais mon portable mais aucune trace d'appel. Il ne me restait qu'à prendre mon mal en patience, ce que je fis tout en fumant tranquillement, mon ennui étant de temps à autres perturbé par l'une ou l'autre jeune femme venant m'accoster que je remballais savamment ou par l'un ou l'autre couple se prenant la tête ou se bécotant sans vergogne. Dans le deuxième cas, il m'arrivais de grogner pour moi-même qu'ils aillent se fricoter ailleurs que sous mon nez, ce n'était pas bon pour la maîtrise encore fragile que j'avais si durement acquise durant ces derniers mois. C'est comme tenter un alcoolique abstinent avec un verre d'alcool ou un toxico sortant de cure avec un joint... Toute cette exhibition ne faisait qu'attiser mon impatience et ma frustration. Heureusement, ma délivrance arriva bientôt avec l'apparition, ô combien séduisante de Senbi. Comme quoi il arrive que les prières soient entendues...

▬ La petite souris aurait-elle eu du mal à se faufiler dans les bouchons ? À moins que tu n'aies été prise par le temps en te préparant dans ce cas, tu es toute excusée, tu es renversante...

On en change pas les habitudes, depuis qu'on se connait, on ne fait que se chercher, se tourner autour avec humour et taquinerie, je n'allais pas déroger à la règle ce soir, ça ne se fait pas. Cela dit, elle est réellement renversante, ça au moins c'est une vérité indéniable. En guise de salutation, une révérence obséquieuse, un sourire ironique et enfin le sentiment que la soirée vaut vraiment le coup de ne pas être resté chez moi. Elle fait cet effet là la petite souris, d'ailleurs il suffit qu'elle ouvre la bouche pour que l'ennui s'envole aussitôt, que ma frustration prenne fin également mais elle n'est pas de celle qui apporte un dollar parce que vous avez sagement poser votre dent sous votre oreiller. Elle est plutôt du genre à mordre et à sortir les griffes, presque comme un chat mais elle a définitivement tout de la souris... Il faudrait d'ailleurs que je pense un jour à la remercier de m'avoir au moins permis de reprendre un semblant de contrôle sur mes instincts. Dans ma vie bien rangée, bien organisée où je contrôle le moindre élément, il n'y avait encore que cet inconvénient dû à ma nature que je n'avais pas réussi à contrôler.

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Senbi's Stitch

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Dim 13 Nov - 16:17

ft. Senbi

ft. Leonard

「 Jeu de dupe ou trouble jeu 」
« Flûte », « merde », « putain » sont des mots qui résonnent dans l’appartement de manière répétitives. Je n’ai pas e temps de m’outrée face à ma langue de marins, je suis en retard, pour la bonne et simple raison que je me suis perdue dans ma sculpture. Quelle idée aussi de m’absorber dans mon loisir sans mettre d’alarme ou dix. Voilà le résultat, il est 19h30, j’ai moins d’une heure pour me préparer, pour ensuite me faufiler un chemin dans les rues de New York, pour me rendre à Cross Light, un bar pour être surnaturel, un bar que j’ai et que je fréquente encore, pour m’aérer l’esprit et faire connaissance de vampire.  J’ai plus d’une fois partagé la couche d’un vampire non lié, avant et après mon propre lien. Pour ressentir ce frisson de danger, de savoir que son amant peut à tout moment me vider de mon sang, ou de me tuer avec un geste mal placé. Bien sûr, je ne prends pas le premier venu, je préfère les vampires âgés, qui ont le plus de contrôle, qui savent se retenir, tout en jouant avec moi, me montrer que je ne suis vivante que par leur bon vouloir…. Bref Senbi, ce n’est pas le moment d’y penser, sinon tu n’es pas sorti de ta douche, et tu as encore mille et une chose à faire pour te préparer.

Une demi-heure plus tard, me voilà habillé d’une simple robe noire, avec un immense décolleté dans le dos (ICI). Ce n’est pas parce que ce soir je joue à la maîtresse que je ne dois pas m’habiller correctement, ce serait contraire à tout ce que je suis, et puis, on me connait, là-bas, pour mes tenues les plus affriolantes, cela va en déstabiliser plus d’un, ce dont je m’en amuse d’avance. Je ne prends pas la peine de mettre un soutien-gorge, cela gâchera la robe, si on voit les bretelles et les accroches, je me demande s’il le remarquera… Méchante fille, on n’y va pas pour cela ! J’habille mon cou d’un léger foulard, pour montrer que je ne suis pas libre ce soir pour des folies. C’est une règle élémentaire pour moi, si je suis libre pour jouer avec un vampire ou un autre être, que ce soit pour une morsure ou du sexe, je laisse mon cou dénudé, sinon, je le couvre, c’est un petit truc discret, que seul les vampires initiés connaissent. C’est pour éviter qu’on me pose des dérange à chaque fois, me demandant d’aller dans un salon privé, c’est plus simple que d’avoir une pancarte autour du cou qui dit « Indisponible ». J’accentue mon maquillage, plus que d’habitude, entourant mes yeux de noirs et souligne mes lèvres d’un rouge sanguin. Je prends mon manteau, vu le froid qu’il fait dehors, je n’ai pas envie de congeler sur place, pas avant d’avoir pu chercher un peu ce chat de gouttière. J’attrape mon fourre-tout, mes escarpins, ni trop haut ni trop bas, juste ce qu’il faut pour m’ajouter une dizaine de centimètre et affinés mes jambes. (ICI) Elles en n’ont pas l’air, mais elles sont très confortables pour danser jusqu’au matin. Je laisse un mot sur la table pour prévenir Ely de ma sortie, même si je lui en ai déjà parlé, au cas-où qu’elle a oublié. Allez hop, comment dit-on ici, en voiture Léon ?

Je retrouve ma mini rouge, très facilement, elle dénote beaucoup dans tout ce noir et gris. Bon, j’ai 30 minutes pour y arriver, j’ai le temps… Enfin, c’est ce que je me dis, car une fois dans la rue principale, que vois-je ? Un bouchon ! Et zut, j’ai oublié de prendre en compte le fait qu’on est vendredi soir, et qu’il y aura du monde de sortie. Je tends la main vers mon sac, pour chercher mon téléphone, je vais envoyer un SMS à Léonard, pour lui prévenir de mon retard. Je lui envoie, j’espère qu’il le recevra à tend, vu que je n’ai qu’une barre de réseau. Je mets la radio pour me faire patienter et me mettre dans l’ambiance de ce qui m’attend pour ce soir. Je repense au plan de leçon pour ce soir, même s’il n’est pas bien étoffé, qu’il connaisse un endroit où il peut trouver des donneurs volontaires, comment les reconnaître, mais aussi à se contrôler et faire connaissance de vampires civilisés, pour qu’il élargisse son cercle social.

Je vois le temps défilé, et j’enrage derrière mon volant, j’en perds mon sang-froid, et je deviens une vraie New-Yorkaise, Ely serait fière de moi, je klaxonne à tout va, et fais entendre ma voix dans le grabuge nocturne. J’ai essayé d’appeler Leonard, mais le réseau doit être saturé par des appels comme celui que je désespère à faire. Etre un vampire serait un avantage dans cette situation, j’aurai garé ma voiture, puis continuer mon chemin à pied, cela sera plus rapide, mais voilà, je suis une simple humaine, qui plus est, porte des talons. Je prends donc, mon mal en patience qui est récompensé, quand je peux enfin accéder à la rue parallèle qui me mène au Nightclub tant convoité. Je pense que Râ veut se faire pardonner, car je trouve une place directe et pas loin de l’entrée, où se dessine la silhouette de mon partenaire nocturne.

Je prends mes affaires et va le rejoindre tranquillement, je ne vais pas me hâter, au risque de tomber avec mes chaussures, ou autres. Il m’a attendu une heure, il peut bien patienter une minute ou deux, le temps que je me rapproche. Une fois devant lui, et dès qu’il ouvre la bouche, je me demande si je ne devrais pas faire demi-tour pour lui rabattre le clapet à ce blanc-bec de Yankees à crocs. Je le regarde faire le pitre avec sa révérence mal improvisé, et j’attends qu’il se remette droit, j’aime le défier du regard, et quel beau regard qu’il a… Chut !

« - La dite petite souris risque de t’arracher les yeux et te les faire manger si tu continu à la nommer ainsi, à tes risques et périls, l’affreux. Et sache que je n’ai pas été prise par le temps, je suis toujours renversante, il est temps que tu t’en rendes compte, mais merci pour le compliment. C’est toujours appréciable de savoir qu’on plaît toujours. Sinon, oui, j’ai été prise en otage entre une Toyota et un marron dans une Renauld. Je me demande comment on délivre le permis ici, dans une pochette surprise avec sucette ? »

Il n’a vu l’extérieur de ma tenue, j’attends avec impatience le moment où qu’il verra ma robe. Je me tâte à passer avant lui au vestiaire pour qu’il est le plein effet au moment d’enlever le manteau, ou, j’attends qu’il s’en rende compte plus tard, tout seul. Peut-être s’il met une de sublimes mains de pianiste sur mon dos pour me conduire à une table et ainsi, ne pas me perdre dans la masse compacte. Je secoue la tête, et attrape son bras pour nous diriger directement vers la porte, faisant-fi de la queue, je suis une habituée et j’ai mes entrées. Les videurs ont l’habitudes de me voir, et Cyan leur a dit de ne pas me faire patienter. Qu’il est mignon ce patron. J’ai essayé une fois de faire la queue, et je ne vous dis pas la tête qu’à tirer Dante quand il m’a vu faire, je ne savais pas que les vampires pouvaient faire une crise cardiaque, mais là, c’était à deux doigts d’en voir un en faire une. Il est venu me chercher et me sermonner comme quoi que je n’aie pas à attendre que je doive rentrer directement, qu’avec le temps qu’il faisait je risquais d’attraper la mort. C’est drôle qu’il s’inquiète pour moi, et pas pour les autres donneurs qui faisaient la queue.
Nous voilà devant un mur de près de deux mètres, tout en muscles. J’ai presque faim rien qu’en le voyant, ah si je n’avais pas à faire ce soir, j’aurais attendu qu’il finisse son quart pour jouer avec lui, une fois de plus… Je lâche le bras de Leonard, pour m’approcher encore plus de Dante, lui tire sur le col de son haut pour qu’il se baisse et lui embrasse les lèvres rapidement avant de reculer en gloussant.

« -Bonsoir mon chevalier noir ~ J’espère que tu as pensé à la proposition qu’on t’a faite avec Ely, un trio Wink Il ne faudrait pas la décevoir en disant non, après tout, c’est une fille à son papa, et tu ne voudrais pas bouleversé Ju’, non ? »

Avant que je ne puisse dire autre chose, un grognement se fait attendre, avant que je sois tirée contre un flanc tout aussi musclé que celui qui me fait baver devant moi. Je sais à qui il appartient, je devrais peut-être arrêter de flirter avec Dante, quand le chat de gouttière est dans les coins, on dirait qu’il est possessif de sa souris. C’est agréable de sentir de nouveau ce sentiment de possession qu’on a quand on est dans les bras d’un vampire… Sauf que ledit vampire ne nous appartient pas. Je lui caresse le bras pour qu’il se calme, ce n’est pas le moment de faire un esclandre dans le Nightclub, et puis, s’il y a un affrontement, je ne suis pas sûr qu’il ait le dessus, face à Dante.

« - Leonard contrôle toi ! Dante est un ami, calme toi un peu avant qu’il ne décide de ne pas nous laisser entrer. »

J’attends que la tension baisse avant de parler tranquillement à Dante que Leonard est nouveau dans ce club, et que tout le submerge. C’est plus ou moins la vérité, mais il devra s’en contenter pour le moment. Il nous met en garde de ne pas causer de problème et nous laisse entrer. La musique s’élève et nous voilà plongée dans le Nightclub. J’entre en première pour le diriger dans les lieux. Cela règle mon problème, je donne mon manteau au vestiaire, puis je me mets dos à lui, sous prétexte de regarder la salle pour lui montrer mon dos et qu’il est le plein effet de ma robe. Une fois qu’il est libre de son manteau, je me mets à ses côtés pour nous diriger vers une table. Que la soirée commence….
Chat du Désert
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Chat du Désert

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Lun 2 Jan - 18:01
S'il y a une chose que je sais à propos de Senbi, c'est qu'elle adore ce jeu du chat et de la souris que nous entretenons malgré ses propos menaçants. Ca fait des mois qu'on joue durant ces leçons qui finissent bien souvent trop vite pour moi et qui me renvoient à ma solitude à chaque fois qu'on se sépare. J'ai plus d'une fois voulu m'imposer dans son repère qu'elle partage avec son amie, la fille adoptive d'un Ancien, pas moins, mais en plus de craindre une mauvaise réaction de sa part, j'aime me faire désirer bien que j'ignore ce qu'elle peut bien penser de moi en dehors du fait que je sois peut-être un élève assidu et zélé. Une chose est sûre cependant, c'est plus le temps passe et moins les autres femmes m'attirent, qu'elles soient humaines ou vampires quoi que, j'évite la dernière espèce comme la peste et cela bien avant d'avoir rencontrer Senbi, mauvais souvenir laissé par celle qui m'a transformé. Cela dit, toutes mes victimes se sont curieusement mises à ressembler de plus en plus à celle qui me permet de trouver le contrôle de mes instincts et si ce n'est pas révélateur en soit, je ne sais pas ce que c'est mais ça, elle n'est pas obligée de le savoir.

Et pour en revenir à ce qui nous occupe actuellement, je dois admettre que je ne suis pas vraiment à l'aise à l'idée de me retrouver dans ce club. C'est peut-être cliché mais j'aime la musique classique ou du moins qu'elle soit instrumentale dans une version classique de cordes, de vents et de percussions, les versions électroniques et tutti quanti ne sont pas vraiment dans mes bonnes grâce mais si c'est pour plaire à ma petite souris, qui suis-je pour refuser surtout quand en plus, c'est pour une autre leçon ? De fait, je la laisse me tirer vers l'entrée où je n'aime pas du tout ce qui se passe. La voir poser ses lèvres sur celle d'un autre me fait crisser des crocs et me donne des envies de meurtre que je peine à contenir. Je peux être permissif à mes heures mais curieusement, quand il s'agit de Senbi, ma possessivité dépasse toutes les limites que je peux avoir à d'autres. Là, c'est le cas et inutile de dire que je ne cherche même pas à retenir le grondement irrité et limite menaçant envers le videur et encore moins la main qui vient chercher la demoiselle pour la ramener vers moi et surtout l'écarter de l'autre. J'aimerais dire qu'elle est "à moi" mais pour autant que je sache, je n'ai aucun droit sur elle aussi, même si je me retiens de le dire, je ne peux tout de même pas m'empêcher de réagir comme si c'était le cas, peu importe ce qu'elle peut en dire. D'ailleurs elle ne se prive pas de me rappeler à l'ordre, visiblement, sans deviner ce qui peut m'agiter et m'obliger comme un homme des cavernes. Un soupire irrité, un détournement du regard qui était plus assassin qu'honteux et un "hm" qui devait sans doute exprimer toute mon irritation plutôt qu'une résignation et nous entrions enfin dans le club ou plus exactement dans la partie vestiaire où je ne pus que gémir, presque douloureusement devant le dos nu de Senbi quand elle confia sa veste.
À peine en avais-je fait autant que je m'apprêtais déjà à jouer les chevaliers défendant la vertu de ma compagne pour la soirée. Seigneur ! Elle ne devait même pas savoir qu'elle me torturait sans merci. À peine les premiers pas dans le club et ma main se glissa dans son dos, histoire de discrètement faire comprendre à qui s'intéresserait un peu trop à elle que la demoiselle n'était pas disponible et ça n'avait rien à voir avec la leçon, je ne me privais pas non plus pour d'épingler du regard tout impudent qui la regardait un peu trop...
Je vous ai dit que ma possessivité à l'égard de Sen était au-delà de toute limite ?

Elle nous trouva une table où, gentleman, je la laissais s'asseoir la première, l'aidant à s'installer avant d'en faire autant, mon attention toute entière sur elle. Il n'y a pas mieux pour vous distraire du monde que l'objet de votre obsession et la mienne portait une robe noire à damner un saint, installée juste à côté de moi sur la banquette. Personne ne trouverait grâce à mes yeux tant qu'elle serait là bien que j'étais censé être là pour focaliser mon attention sur autre chose. À vrai dire, la seule chose que je remarquais en dehors de Sen elle-même, c'était le regard des autres mâle sur sa personne et ça ne me plaisait pas du tout... J'essayais d'en faire abstraction mais difficile de cacher ma contrariété...

▬ Alors... Pourquoi ici ? Que s'y passe-t-il et en quoi est-ce pertinent pour moi ?

Je me sentais obligé de faire attention à mes mots parce que ce que j'avais envie de dire, ce qui me brûlait les lèvres, c'était plutôt des reproches qui se révéleraient sans doute infondés et blessants. Je n'avais aucune envie d'écourter la soirée à cause d'une dispute qui aurait pu couper court notre relation ou non-relation, qu'importe le nom qu'on puisse lui donner. Je sais que je peux être un véritable salaud quand je m'y mets aussi je préfère surveiller mes propres paroles plutôt que d'entamer une guerre où je risquais d'y perdre bien plus que le peu d'humanité qu'il me restait. Je ne suis pas objectif quand Senbi entre en jeu. J'avais beau savoir qu'on était là pour une bonne raison et que celle-ci était relative à mon éducation mais la petite voix négative qui était dans ma tête ne cessait de me répéter que Senbi voulait juste trouver un moyen de se débarrasser de moi en me collant dans les pattes de quelqu'un d'autre, qu'elle n'avait pas besoin de moi et qu'en dernier recours, elle préférait sans doute la foule d'admirateurs qu'elle devait avoir...

Senbi's Stitch
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Senbi's Stitch

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