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Un entretient particulier. [PV Ethan Quinn]

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Dim 14 Jan - 13:55
Je me tenais devant le Bloody Art. Cette entreprise était visiblement des producteurs de mannequin. Mais ce n'était pas pour me produire sur une piste ou faire les magazines que j'étais là. Non, il s'agissait en vérité d'un rendez-vous, pour un travail tout autre et certainement moins glorieux, celui de femme de ménage. J'avais partiellement mentit lors du premier entretiens par téléphone, utilisant le prénom d'Adèle. La raison de ce mensonge était évidant, on embaucherais par un homme alors que dans l'annonce il était visiblement demandé une femme, d'autant que mes précédents rendez-vous avec mon vrai prénom s'était clos par un refus.

Il était vrai qu'avec mon vrai prénom, on pouvait remonter à l'affaire de mon frère et voir que je n'étais pas une personne jugée "stable" selon des "spécialistes". La raison des précédent refus était justement cette "instabilité", même si les personnes en charge du recrutement ne me l'ont pas dit en face. Les personnes censées m'aider à trouver du travail avaient ce regard fuyant disant "cette personne ne peut pas travailler", ayant été une patate chaude que l'on envoyait chez les autres. J'en ai eu marre, cherchant par moi-même et ayant finit par contacter le Bloody Art, en faisant attention à mes propos, demandant si le travail était encore disponible, s'il était possible de convenir d'un rendez-vous en soirée, prétextant une impossibilité en journée.

Je n'allais pas dire que le jour m'était insupportable à cause de la présence de la foule humaine, cela aurait certainement clôturé le rendez-vous par un non direct et expéditif. Je ne mentis que sur mon prénom, même si je ne considérais personnellement pas cela comme un mensonge, l'ayant porté pendant plus longtemps que celui donné par nos parents. Il y avait eu une première série de question, sans doute pour faire un tri dans les candidats, la personne étant assez discrète sur le nombre de personne ayant répondu à l'annonce. Au vue de l'entreprise, il n'était certainement pas étonnant qu'il y ai foule, surtout des personnes désirant être proche des futurs stars. La personne au téléphone vint à me poser d'ailleurs quelques questions sur les mannequins, semblant tiquer sur le fait que j'étais assez imperméable sur le fait d'être proche de personne qui seraient sur des magazines, même si je connaissais un peu la théorie du métier par mes recherches.  

Mais cessons de penser  comment je suis arrivé là, il fallait à présent se mettre en tête de décrocher ce travail, afin de pouvoir vivre sans ma tante et l'empêcher d'user davantage de mon image de victime.

Je vins à entrer, venant me présentant à l'acceuil. Je ne réagis par quand la femme vint à contacter celui qui allait me faire passer l'entretient en disant "mademoiselle Ringstone Adèle", d'un côté cela aurait soulevé des questions et de l'autre, j'assumais totalement d'avoir usé de cette identité. On me fit attendre quelques minutes.

La réceptionniste se mit à me regarder, comme pour chercher un défaut. Elle regardait ma chevelure lisse, pensant certainement que la blancheur était une coloration, mon haut blanc, parsemé de bordure bleu céleste, qui dévoilait pleinement mes épaules, comprenant certainement la mise en avant devant le peu de forme au niveau de la poitrine. Je portait une ceinture fine, n'étant qu'un ajout et laissant voir une robe bleu céleste tombant en dessous de mes genoux. Comme chaussure je portais des sandales avec un léger talon. Je portais un petit sac à main en cuire noir. Le tout donnait certainement l'apparence d'une tenue d'été féminine, mais il s'agissait aussi, pour moi, de mettre en avant le fait que j'étais une personne soignée aussi bien dans l'entretient d'un lieu, que sur moi-même. Comme mon frère me disait souvent, la première impression est celle qui marque.


On me conviait à suivre, venant à marcher tranquillement, montant les étages et venant à être présenté devant la porte, le guide venant à toquer à la porte et me présenter, me laissant entrer dans le bureau, qui semblait fort spacieux, on pouvait sentir une aura de puissance dans cette salle.  Je pris la peine de m'avancer un peu, pour que la porte se referme

- Je me nomme Adèle Ringstone, encore merci de bien vouloir me recevoir malgré cette heure tardive.  
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Lun 15 Jan - 11:19



« Un Entretien particulier. »

Marre, marre, vraiment marre de tout ce bazar ! Quand je vois tout ce foutoir, je me dis que j'ai vraiment bien fait de passer une annonce pour trouver quelqu'un qui aidera mon homme à avoir un peu plus d'ordre dans son bureau. Ca n'avait pas été facile de trouver le bon créneaux pour faire passer les entretiens, moi qui d'ordinaire ne m'occupe pas du travail de Julian parce que je n'y connais rien, il m'a fallu ruser pour jeter un oeil à son agenda histoire de pouvoir lui faire la surprise mais surtout et avant tout pour éviter de recevoir un refus de la part de mon vampire préféré s'il avait sû ce que j'avais en tête. Il y a tellement de dossiers partout, de boules de papier qui n'ont jamais atteint la poubelle qu'il n'y a même plus la place pour manger quand je viens déjeuner avec le propriétaire des lieux. Je sais qu'une agence de nettoyage est censé faire le ménage dans le bâtiment mais vu que ma moitié passe beaucoup de temps dans son bureau, les personnes de l'entretien ont rarement l'occasion de s'occuper du sien quand on sait qu'il est toujours le premier à arriver et que l'agence de nettoyage travaille tôt le matin.

Aujourd'hui, ce bazar allait prendre fin, j'y étais bien décidé. J'avais donc fait passer une annonce et mener quelques entretiens téléphoniques afin de faire un tri dans les candidats et n'en retenir que quelques uns à qui j'avais donné rendez-vous aujourd'hui, profitant d'un déplacement de mon homme pour procéder aux entretiens en face à face. J'avais donc emprunté la salle de réunion à côté de son bureau pour procéder aux entretiens, avec la bénédiction de la secrétaire de mon compagnon et les premiers face à face m'avaient plutôt laissé mitigés. Quelque chose clochait avec l'une ou l'autre des femmes qui s'étaient présentées, une autre s'était révélée fan de mon homme, ce qui de mon point de vue était littéralement rédhibitoire, une autre encore avait été surprise en pleine crise de cleptomanie. Bref, je commençais à me dire que la perle rare n'allait pas se montré de si tôt et que j'aurais encore des recherches à faire. Il ne me restait qu'une seule personne à voir et j'avais déjà perdu espoir en me demandant ce que j'allais découvrir à son sujet. Quand la secrétaire de Julian m'annonça l'arrivée de la dernière jeune femme que je devais recevoir en entretien, je fermais les yeux un instant, poussant un soupire avant de me lever, accordant qu'on la fasse entrer.

J'avais beau être patron de ma propre entreprise, ce n'était pas pour autant qu'il fallait s'attendre à me voir porter un costume trois pièces. Je me présentais comme j'étais, à savoir simplement et la tenue qui va avec ; jeans bleu dont la couleur était largement usée et délavée à force d'avoir été porté, t-shirt noir rentré dans mon pantalon refermé par une ceinture de cuir et une chemise bleu marine à manches longues, ma seule concession à l'étiquette pour ces entretiens. Étant donné qu'il était difficile de cacher mes cicatrices sur mon visage et mon cou, je n'avais rien fait pour les dissimuler. Certes, ça pouvait rebuter et faire peur au premier abord mais si Julian et sa tribu avaient pu m'accepter comme j'étais, je n'allais certainement pas m'inquiéter du regard des autres. La nouvelle venue entra et la surprise me pris...

Quand on est un métamorphe, on a quelques habitudes qu'il est difficile de perdre et qui en plus pouvaient vous sauver la vie, bien que ce ne soit pas le cas présentement, mais quand on vous annonce une demoiselle et que cette dernière dégageait une odeur mâle qui n'avait rien à voir avec le fait qu'elle ait un petit ami, il y avait de quoi être surpris... Je ne dis cependant rien, après tout, peut-être que ce jeune homme se sentait plus femme qu'homme et puis je pouvais toujours éclaircir ce point durant l'entretien... Il... Elle entra donc dans la pièce, faisant preuve d'une politesse exquise, un bon point d'accordé dès le départ...


• Pas de problème, ça m'arrangeait de toute façon. Je suis Ethan Quinn, je vous en prie, asseyez-vous...

J'observais sa réaction à la vue de mes cicatrices, parmi les premières personnes que j'avais auditionné, deux avait été incapable de me regarder dans les yeux une fois qu'elles eu remarqué mes cicatrices, une autre s'était forcé à le faire mais l'odeur de son malaise m'avait agressé le nez... Je n'accordais peut-être pas d'importance à ce qu'elles pouvaient pensé de mon apparence mais tant qu'à faire, si je pouvais éviter d'avoir à supporter une odeur acre de malaise et de peur, je préférais m'abstenir.

Je lui désignais un siège, et m'installais en face d'elle bien que toujours perturbé par le fait que elle soit un "il" mais j'avais décidé de jouer le jeu... J'étais bien décidé à en savoir plus, utilisant chacun de mes sens pour décrypter la personne en face de moi. Premièrement, je n'avais pas décelé de mensonge quand elle s'était présenté en tant qu'Adèle Ringstone mais ce n'était pas totalement la vérité mais on pouvait facilement mettre ce point sur le fait qu'Adèle se considérait comme une femme et non pas l'homme qu'il était censé être... Ce que je fis. L'entretien pouvait commencer...

• Je dois, avant tout, vous demander si vous avec un quelconque problème avec l'homosexualité. Vous devez savoir que Monsieur Conteria et moi sommes un couple et je ne voudrais pas que vous soyez mal à l'aise avec ce fait...

La question était éliminatoire dès le départ. Hors de question d'embaucher quelqu'un qui ne pourrait pas respecter une orientation sexuelle considérée encore par bon nombre comme contre nature. Et ce n'était pas parce que la candidate s'habillait comme une femme qu'elle était forcément attiré par les hommes. Enfin le candidat... Bref, vous m'avez compris...
Quand Julian travaillait trop tard, il m'arrivait souvent de le rejoindre à son bureau et pour un peu qu'Adèle nous surprenne si je décidais de l'engager, je ne voulais pas attiré de problème à mon homme. J'avais bien sûr d'autres questions et certaines seraient personnelles mais cette première question avait toute son importance, d'où sa place en tête de liste...
Bien sûr, je voudrais connaître son expérience, si elle serait capable de garder sa curiosité dans sa poche pour ne pas mettre le nez dans les dossiers qui risquaient de traîner, si elle pouvait se montrer discrète pour ne rien révéler de ce qu'elle pourrait éventuellement apprendre... Bref, la litanie à but professionnel allait défiler avant que je ne commence avec les questions plus personnelles pour que je puisse déterminer à qui j'avais réellement affaire...



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Lun 15 Jan - 12:15
Je me fis inviter à m'asseoir, venant à m'approcher et voir le visage de la personne qui se nommait Ethan, un prénom qui était facile à retenir, tout comme son nom de famille.  Je ne fus pas pris de dégoût devant les traces de son passé, faisant un peu comme écho à mon oeil droit, que je prenais soin de toujours dissimuler avec ma chevelure, d'où le fait que je ne marchais pas spécialement vite, venant à m’approcher doucement de la chaise et la contourner pour m’asseoir, venant à placer mon sac à main entre mes jambes, mes bras se referment dessus l’une sur l’autre. Je continuais à observer cette homme, qui semblait me fixer aussi avec intensité, cela me perturbait légèrement, car rare étaient les personnes pouvant me fixer, mais je mettais sur le fait qu’il ne savait pas que j’étais Ariel Ringstone et qu’il n’avait donc pas de préjugé sur ma personne, devant donc faire de même, afin que l’entretient se passe sans qu’il n’y ait de soucis.  Son regard me faisait frissonner, quelques chose chez lui me faisait penser à mon frère, cette stature ou encore ses yeux voulant gratter cette porte où je me cachais derrière.  

S’en suivit une question qui ne put que m’étonner. J’avouais ne pas saisir le but de cette question, mais sans doute étais-je bien loin de l’état d’esprit d’une personne « normale », d’où le fait que cette question me semblait bizarre.  Je ne pouvais mentir face à cette question qui faisait écho avec mon passé, après tout mon frère a été détruit par des ragots, venant à raviver une petite flamme de colère en moi, ou était-ce de l’envie à leurs égards ?  Mes mains se mirent à resserrer un peu plus mon sac à main. Calme toi, ne laisse pas imaginer des choses à cette personne, sinon tu n’auras pas ce travail. Je pris le temps de souffler un peu pour me détendre.

- Je n’ai pas de problème avec votre situation ou celle de Monsieur Conteria. Chaque couple doit pouvoir être libre, sans subir la jalousie ou la peur d’autrui.


La dernière phrase avait été dit avec un peu trop d’amertume, ne m’en rendant compte que bien trop tard, c’était la phrase de trop, il allait se douter de quelques chose. Je me devais de rattraper cela le plus rapidement possible.

- Je suis avant tout là pour un travail, pas pour savoir ce que fait mon employeur.  


J’espérais que cette phrase rattrape le reste. Je me sentais un peu nerveux. Cet entretient n’avait vraiment rien à voir avec les précédents, tant par cette personne en face de moi que cette ambiance. J’avais presque la même sensation que mon premier entretient.  Il allait certainement poser d’autres questions, souhaitant au fond de moi qu’il ne cherche pas trop à savoir mon passé. Cependant, cette tension était bon signe, jusqu’à maintenant j’avais été retenu deux minutes maximum lors des entretiens, je pense que j’ai mes chances.  Avec ce travail je pourrais certainement pouvoir avoir une vraie vie tranquille en n’étant pas l’animal de foire de ma tante.
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Lun 15 Jan - 15:01



« Un Entretien particulier. »

Je ne détectais aucun sentiment de gêne provenant de... Heu... Adèle quand à la vue de mes cicatrices, second bon point. Il est peut-être possible de cacher physiquement ce qu'on ressent quand on a affaire à un humain mais quand on a en face de soit un Surnat, c'est autre chose. Pour les lycaës, chaque émotion a une odeur et la représentation qu'on en fait. Bien sûr, c'est propre à chacun, si pour moi, la colère avait une odeur piquante, pour mon voisin, elle pouvait très bien avoir une odeur totalement différente, le tout, c'est de savoir ce qu'on détecte. Jusqu'ici l'odeur de mon candidat si particulier n'avait pas changer, jusqu'à ce que je pose ma première question. Et voilà... Cette odeur piquante qui m'évoque toujours la colère, la crispation de ses mains sur son sac ne m'échappe pas mais si la colère est présente, je peux aussi deviner qu'elle ne m'est pas destinée alors je ne m'inquiète pas. Cependant, la réponse qu'il... qu'elle m'offre en dit plus sur son état d'esprit que je ne l'aurais cru, me laissant deviner qu'Adèle ou un de ses proches ait pu avoir des problèmes liés à l'intolérance que peuvent montrer certaines personnes. Je dois reconnaître aussi que sa façon d'essayer de se rattraper en dit long... Je suis assez bien placé pour comprendre ce que c'est, après tout, il ne m'a fallut que quatre siècles pour accepter que Julian était mon compagnon prédestiné à cause des préjugés et de l'intolérance des autres. De fait, je fis comme si je n'avais rien remarqué et continuais sur ma lancée...


• Dans ce cas, nous pouvons continuer. Que pouvez-vous me dire de votre expérience professionnelle ou... Vu que vous me semblez assez jeune, ce qui fait que vous pensiez être compétente pour le poste ?

Si certains jeunes trouvaient facilement du travail en tant qu'étudiants, ce n'était pas le cas de tous et j'ignorais si c'était le cas du jeune travesti en face de moi mais même s'il n'avait jamais travaillé, cela ne voulait pas dire pour autant qu'il n'était pas compétent pour le poste. Le tout, c'était de savoir si ça valait la peine que je lui donne sa chance ou si au pire, je devrais l'orienter vers autre chose. Je ne suis pas du genre à refuser un travail à quelqu'un qui ne soit pas compétent mais je m'assurerais qu'il puisse avoir un emploi convenant à ses compétences même si ce n'était pas ce que je recherchais. Tout le monde avait besoin d'une première expérience professionnelle au moins une fois dans la vie, pourquoi la refuserais-je à quelqu'un s'il en valait la peine ? S'il ne convenait pas au poste, il pouvait toujours convenir pour un autre même si ce n'était pas mon but initial... Bref, on s'écarte du sujet et de mon observation de cette jeune personne...

• Excusez-moi, je manque à mes devoirs, voulez-vous quelque chose à boire ? Ca fait des heures que je suis ici à voir du monde pour le poste et je suis assoiffé...

Oui, c'était fait exprès et en même temps, c'était entièrement vrai. J'avais la gorge sèche à force de discuter depuis des heures aussi, j'avais autant envie de me rafraichir la gorge que de permettre à mon vis-à-vis de faire une petite pause pour pouvoir se reprendre, sa nervosité était presque aussi palpable que visible malgré l'air détaché qu'il semblait vouloir prendre. Je peux être un vrai salaud quand je veux mais dans ce cas précis, j'avais surtout l'impression qu'un peu de savoir vivre et d'humanité ne ferait pas de mal.
Apaisé les autres, c'est ma nature première après tout, rien ne m'empêchait d'essayer même si je n'avais pas en face de moi un lycaë mais un simple humain.

Je me levais donc, allant jusqu'au bout de la table pour me servir un café ainsi que la boisson d'Adèle que je lui apportais avant de boire une gorgée de la mienne, en savourant l'amertume sur ma langue avant de soupirer d'aise et de me rasseoir pour continuer l'entretien, décidant d'abandonner ma veste de patron d'entreprise dans laquelle je me suis toujours senti mal à l'aise quand il faut se montrer formel. La franchise était une de mes qualités après tout...

• Bien, reprenons... Julian est un vrai bordélique quand il accumule trop de travail, si je vous embauche sauriez-vous vous retenir de plonger le nez dans ses dossiers ou vous montrer discrète si vous deviez entendre quelque chose ? Rien d'illégale, je vous assure mais comme vous devez le savoir, Julian, et moi par la même occasion, est ce que vous appelez un Surnat et il jongle avec plusieurs casquettes dont certaines sont liées à sa nature, je veux juste m'assurer que vous n'iriez pas vendre une information à la presse ou à un concurrent. Ca vous parait peut-être rude mais en tant que son compagnon, je me dois de le protéger contre vents et marrées...

Je reconnais que la question pouvait être vexante mais on ne peut pas travailler dans un milieu comme ceux de Julian sans faire attention à l'espionnage industriel, au vol, à la mauvaise presse ou à la tentative d'assassinat... Après tout, certains auraient sans doute apprécié de voir Julian Conteria, PDG de l'Agence Bloody Art, en disgrâce ou le Gouverneur de NY avec une tête en moins. Je ne pouvais pas me permettre de faire dans la dentelle pour ne pas froisser l'orgueil d'Adèle. De plus, c'était la première fois qu'un entretien allait aussi loin aujourd'hui, ce qui était relativement un bon signe pour mon/ma candidat/e.


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Lun 15 Jan - 17:07
Il vint à parler d'un sujet difficile, ma scolarité. Je ne pouvais présenter aucun diplôme, ayant quitté trop tôt l'école, quiconque avait accès à mon dossier scolaire ne pouvait que se questionner sur mon départ trop tôt et limite hors de la légalité. Mais, j'avais acquis à la place des compétences que je pensais inestimable et que bien des humains jalouseraient. Je ne pouvais que tout miser sur mon expérience et montrer que j’avais de quoi satisfaire les attentes de ce métier. J’étais content que mon temps passé avec mon frère m’offre autant de choses.

- Je n’ai pas de diplôme, comme vous l’avez souligné je suis encore jeune. Cependant, j’ai dû tenir une modeste maison depuis ma plus tendre enfance. Le ménage ne fait partie que de l’un des compétences que j’ai développée pour m’occuper de cette demeure, cela inclut aussi la cuisine, la couture et prendre régulièrement soin d’une personne. Je n’ai certainement pas la formation adéquate, mais je m’estime avoir engrangée suffisamment d’expérience pour tenir une pièce propre et rangée, afin de garder en bonne santé les personnes y résidents.


Je faisais attention à ne pas trop m’emporter dans mes propos, d’une part pour e pas trop en faire, de l’autre, car je savais qu’un geste trop brutal pouvait dévoiler mon œil droit. J’y faisais sans doute trop une fixation, d’autant que cela ne devait pas paraître naturel de se restreindre ainsi. Je ne connaissais que le mauvais côté du mon extérieur, devant avouer que mon temps passé avec mon frère m’avait totalement déconnecté de la réalité. Ethan se mit à me demander si je désirais boire, comprenant son état s’il avait effectivement passé la journée à enchaîner les entretiens. Cela était assez malpoli de ne pas accepter, aussi j’offris une réponse positive.

- Si vous avez de l’eau ou un jus de fruit, je serais preneuse.

Je pris la boisson délicatement, pour déposer mes lèvres et boire une petite gorgée. Cela me fis beaucoup de bien, me rendant compte que cette personne était visiblement satisfaite, pour le moment en tout cas. Il se mettait à l’aise, semblant avoir envie de décompresser un peu en ma présence. Je portais une tenue légère, n’ayant donc pas réellement besoin à retirer un vêtement, de toute manière, je n’avais pas chaud. Il se mit à parler un peu plus du travail. Les questions étaient surtout sur le secret, d’autant que j’apprenais que Monsieur Conteria était un Surnat. Le terme me fit poser un doute, ce terme c’était pour quoi déjà … ha oui, les vampires et les loup-garous. Cette annonce me rassurait grandement, je préférais largement travailler avec une créature que d’être sous les ordres d’un humain égoïste et imbu de sa personne. Le fait que cette personne se décrit comme son compagnon me faisais réfléchir sur sa nature, était-il un humain, un vampire ou un loup-garou, étant assez peu instruit sur les rivalités des deux espèces et ne voyant pas en quoi ses deux créature ne pouvaient pas se côtoyer. Quoi qu’il en soit, les demandes ne me dérangeaient pas, ni sa rudesse, il était normal de défendre une personne qui nous était cher. Je me suis dit à cet instant si je devais me montrer plus ouvert, dévoiler un peu plus de ma personne. Le choix était complexe, je doutais. Cela pouvait certainement donner plus de poids dans ma demande, tout comme le rendre moins crédible. Mes doigts tremblèrent légèrement, ayant un peu peur de me lancer. J’ouvris la bouche, sachant pertinemment que ma voix allait certainement être moins assurée.

- Si je dois me montrer curieuse, concernant des dossiers, cela ne sera que dans le cadre de mon travail, si je dois trier les papiers. Cependant soyez rassuré que je ne divulguerais rien, d’autant plus si ce sont des humains. Le fait que Monsieur Conteria soit une créature me rassure et me conforte, dans le fait d’avoir postuler à ce poste. Comme je l’ai dit, je ne cherche pas à attirer des ennuis. Je veux juste avoir un travail pour … régler … des choses.

Je sentais un pincement au cœur, j’avais failli parler de ma tante et le fait d’être une bête de foire. Je me devais d’être prudent, excessivement prudent. Tout cela vint à réveiller une ancienne blessure, ne pouvant retenir un geste sur mon œil droit, ainsi qu’un petit gémissement. Je vins à faire signe à Ethan de ne pas se lever.

- Ce n’est rien. Cela va passer.

Les médecins m’avaient parlé de cette douleur, cela pouvait aussi arriver pour des personnes ayant perdu un membre. La douleur vint à rester quelques secondes, avant de s’atténuer lentement. Mon souffle s’était accéléré, venant à essayer de me calmer. Je me doutais que cela allait fortement altérer l’entretient. Je ne voulais pas prendre mon verre, je me doutais que j’allais trembler des doigts. Je ne pouvais maudire cette blessure, on pouvait dire que c’était le dernier cadeau de mon frère et même si cela était douloureux, je ne pouvais lui en vouloir.

- Ne faites pas attention à ce qui est arrivé, c’est assez rare et cela passe vite.

Je ne savais pas comment il allait réagir. Avoir une femme de ménage borgne n’était certainement une bonne chose pour une telle entreprise, même dirigée par une créature.


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« Un Entretien particulier. »

L'honnêteté avec laquelle il me répondit au sujet de ses études était assez rafraîchissante. Bon nombre auraient sans doute menti mais au vu de ce qu'il me disait, il ne manquait pas d'expérience pour autant. C'était largement suffisant pour moi. Après tout, il n'est pas nécessaire d'avoir Bac + 10 pour tenir un endroit propre et rangé, tant qu'il était capable, ça me suffisait largement. Aussi, je hochait la tête avant de lui proposer une boisson, histoire que nous puissions être un peu plus à l'aise l'un comme l'autre. Moi parce que j'avais passé la journée à voir défiler d'autres candidates, lui parce que c'était un entretien et que pour ce que j'en sais, les humains ont souvent tendance à être nerveux dans ce genre de situation. Une fois que nous ayons bu chacun un peu de notre boisson, j'enchaînais avec la suite qui, pour moi, relevait d'une certaine importance. Hors de question de placer Julian en difficulté ou en danger en embauchant une personne qui pourrait lui nuire sous couvert de son travail. Encore une fois, je ne décelais aucun mensonge dans son discours bien qu'une certaine nervosité qui ne me semblait pas liée à l'entretien qui était en train de se dérouler ou vis-à-vis de ma personne. Sans compter son langage corporelle qui affichait une douleur physique dont j'ignorais la provenance. J'allais me lever pour m'assurer qu'il allait bien en le voyant porter une main à son oeil dissimulé par sa frange mais il sembla refuser mon aide en me faisant signe de ne pas me lever. Il me fallut beaucoup de volonté pour ne pas bouger de mon siège, détestant rester sans rien faire quand une personne souffrait, ce qui était clairement le cas malgré ses tentatives pour me rassurer... De fait, je laissais tomber les questions relatives au travail pour en savoir un peu plus sur lui...

• Vous avez le droit de ne pas répondre parce que... Techniquement,
ça ne me regarde pas mais je ne peux pas ignorer ce que je vois et vous avez clairement un problème avec votre oeil droit. Que vous est-il arrivé ?


D'un premier abord, je ne voyais aucune trace de mauvais traitement mais sachant que ceux-ci ne sont pas forcément visible, ça ne voulait pas dire qu'il n'y en avait pas ou peut-être était-ce le résultat d'une maladie quelconque, typiquement humaine... Les Surnats ne sont pas vraiment sujet aux maladies humaines, de ce fait, il était difficile pour moi de deviner ce qui se passait. Et puis, alors que j'étais perdu dans me supposition, je fus pris d'une révélation sans véritablement savoir de quoi il retournait mais j'étais quasiment certain que c'était lié.

• Est-ce lié à ces choses que vous devez régler ?

D'accord, je pouvais être parfois trop franc dans mes questions ou manquer de diplomatie mais... Regardez-moi... Franchement, est-ce qu'une blessure allait m'influencer dans mon choix si la personne était compétente ? Ce serait l'hôpital qui se fout de la charité, non ? Je n'ai pas honte de mes propres cicatrices, et Dieu sait qu'elles ne se limitent pas à ce qu'on peut voir par dessus de ma chemise, alors pourquoi devrais-je pénaliser un candidat prometteur parce qu'il aurait lui-même l'un ou l'autre "défaut" physique ? Cela dit, ça ne m'autorisait pas non plus à exiger une explication, c'était bien pour ça que je l'avais informé qu'il était libre de me répondre ou non. Je n'ai pas spécialement envie de m'imposer dans sa vie privée mais il m'est malgré tout difficile de rester de marbre face à une détresse aussi apparente. Certaines personnes ont besoin d'aide mais n'osent pas en demander, d'autres ne veulent pas par fierté mal placée et d'autres encore ne se rendent même pas compte qu'ils en ont besoin. J'ignorais encore dans quelle catégorie Adèle se plaçait mais il était évidant qu'il avait des comptes à régler, qu'il était convaincu d'y parvenir seul ou du moins qu'il ne voyait pas en quoi quelqu'un pourrait l'aider... Ce simple constat me renvoya quelques siècles en arrière quand j'étais convaincu de pouvoir m'échapper seul du Vatican... Jusqu'à ce qu'arrive celle qui était devenue ma mère adoptive.

• Vous voulez faire une pause ? Ca n'interfèrera pas avec ma décision de vous embaucher ou non, bien que jusqu'ici, les réponses que vous m'avez fournies me pousse à croire que vous êtes la perle rare et ma décision est quasiment prise.

Il était franchement le candidat le plus intéressant que j'ai vu de la journée et son malaise n'entrait même pas en ligne de compte. J'avais déjà deviner pas mal de choses à son sujet en plus des réponses qu'il m'avait fournies, pourquoi me passerais-je de ses qualifications ? C'était ridicule. Il ne me restait que la question des horaires à discuter pour savoir ce qui lui conviendrait ou non, pas de quoi fouetter un chat et ça ne pèserait pas lourd dans ma décision finale. En fait, quand on y réfléchi bien, elle était déjà prise et je comptais bien engager ce jeune homme si particulier, qu'il me parle de son oeil et de ses problèmes ou non. Cela dit, je savais déjà que je reviendrais à la charge pour en savoir plus même si je ne savais pas quand cela arriverait. On ne peut pas changer sa nature profonde...


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