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Un entretient particulier. [PV Ethan Quinn & Julian Conteria]
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Ariel Ringstone

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Humain
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Humain
Dim 14 Jan - 13:55
Je me tenais devant le Bloody Art. Cette entreprise était visiblement des producteurs de mannequin. Mais ce n'était pas pour me produire sur une piste ou faire les magazines que j'étais là. Non, il s'agissait en vérité d'un rendez-vous, pour un travail tout autre et certainement moins glorieux, celui de femme de ménage. J'avais partiellement mentit lors du premier entretiens par téléphone, utilisant le prénom d'Adèle. La raison de ce mensonge était évidant, on embaucherais par un homme alors que dans l'annonce il était visiblement demandé une femme, d'autant que mes précédents rendez-vous avec mon vrai prénom s'était clos par un refus.

Il était vrai qu'avec mon vrai prénom, on pouvait remonter à l'affaire de mon frère et voir que je n'étais pas une personne jugée "stable" selon des "spécialistes". La raison des précédent refus était justement cette "instabilité", même si les personnes en charge du recrutement ne me l'ont pas dit en face. Les personnes censées m'aider à trouver du travail avaient ce regard fuyant disant "cette personne ne peut pas travailler", ayant été une patate chaude que l'on envoyait chez les autres. J'en ai eu marre, cherchant par moi-même et ayant finit par contacter le Bloody Art, en faisant attention à mes propos, demandant si le travail était encore disponible, s'il était possible de convenir d'un rendez-vous en soirée, prétextant une impossibilité en journée.

Je n'allais pas dire que le jour m'était insupportable à cause de la présence de la foule humaine, cela aurait certainement clôturé le rendez-vous par un non direct et expéditif. Je ne mentis que sur mon prénom, même si je ne considérais personnellement pas cela comme un mensonge, l'ayant porté pendant plus longtemps que celui donné par nos parents. Il y avait eu une première série de question, sans doute pour faire un tri dans les candidats, la personne étant assez discrète sur le nombre de personne ayant répondu à l'annonce. Au vue de l'entreprise, il n'était certainement pas étonnant qu'il y ai foule, surtout des personnes désirant être proche des futurs stars. La personne au téléphone vint à me poser d'ailleurs quelques questions sur les mannequins, semblant tiquer sur le fait que j'étais assez imperméable sur le fait d'être proche de personne qui seraient sur des magazines, même si je connaissais un peu la théorie du métier par mes recherches.  

Mais cessons de penser  comment je suis arrivé là, il fallait à présent se mettre en tête de décrocher ce travail, afin de pouvoir vivre sans ma tante et l'empêcher d'user davantage de mon image de victime.

Je vins à entrer, venant me présentant à l'acceuil. Je ne réagis par quand la femme vint à contacter celui qui allait me faire passer l'entretient en disant "mademoiselle Ringstone Adèle", d'un côté cela aurait soulevé des questions et de l'autre, j'assumais totalement d'avoir usé de cette identité. On me fit attendre quelques minutes.

La réceptionniste se mit à me regarder, comme pour chercher un défaut. Elle regardait ma chevelure lisse, pensant certainement que la blancheur était une coloration, mon haut blanc, parsemé de bordure bleu céleste, qui dévoilait pleinement mes épaules, comprenant certainement la mise en avant devant le peu de forme au niveau de la poitrine. Je portait une ceinture fine, n'étant qu'un ajout et laissant voir une robe bleu céleste tombant en dessous de mes genoux. Comme chaussure je portais des sandales avec un léger talon. Je portais un petit sac à main en cuire noir. Le tout donnait certainement l'apparence d'une tenue d'été féminine, mais il s'agissait aussi, pour moi, de mettre en avant le fait que j'étais une personne soignée aussi bien dans l'entretient d'un lieu, que sur moi-même. Comme mon frère me disait souvent, la première impression est celle qui marque.


On me conviait à suivre, venant à marcher tranquillement, montant les étages et venant à être présenté devant la porte, le guide venant à toquer à la porte et me présenter, me laissant entrer dans le bureau, qui semblait fort spacieux, on pouvait sentir une aura de puissance dans cette salle.  Je pris la peine de m'avancer un peu, pour que la porte se referme

- Je me nomme Adèle Ringstone, encore merci de bien vouloir me recevoir malgré cette heure tardive.  

Ethan Quinn

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Lun 15 Jan - 11:19



« Un Entretien particulier. »

Marre, marre, vraiment marre de tout ce bazar ! Quand je vois tout ce foutoir, je me dis que j'ai vraiment bien fait de passer une annonce pour trouver quelqu'un qui aidera mon homme à avoir un peu plus d'ordre dans son bureau. Ca n'avait pas été facile de trouver le bon créneaux pour faire passer les entretiens, moi qui d'ordinaire ne m'occupe pas du travail de Julian parce que je n'y connais rien, il m'a fallu ruser pour jeter un oeil à son agenda histoire de pouvoir lui faire la surprise mais surtout et avant tout pour éviter de recevoir un refus de la part de mon vampire préféré s'il avait sû ce que j'avais en tête. Il y a tellement de dossiers partout, de boules de papier qui n'ont jamais atteint la poubelle qu'il n'y a même plus la place pour manger quand je viens déjeuner avec le propriétaire des lieux. Je sais qu'une agence de nettoyage est censé faire le ménage dans le bâtiment mais vu que ma moitié passe beaucoup de temps dans son bureau, les personnes de l'entretien ont rarement l'occasion de s'occuper du sien quand on sait qu'il est toujours le premier à arriver et que l'agence de nettoyage travaille tôt le matin.

Aujourd'hui, ce bazar allait prendre fin, j'y étais bien décidé. J'avais donc fait passer une annonce et mener quelques entretiens téléphoniques afin de faire un tri dans les candidats et n'en retenir que quelques uns à qui j'avais donné rendez-vous aujourd'hui, profitant d'un déplacement de mon homme pour procéder aux entretiens en face à face. J'avais donc emprunté la salle de réunion à côté de son bureau pour procéder aux entretiens, avec la bénédiction de la secrétaire de mon compagnon et les premiers face à face m'avaient plutôt laissé mitigés. Quelque chose clochait avec l'une ou l'autre des femmes qui s'étaient présentées, une autre s'était révélée fan de mon homme, ce qui de mon point de vue était littéralement rédhibitoire, une autre encore avait été surprise en pleine crise de cleptomanie. Bref, je commençais à me dire que la perle rare n'allait pas se montré de si tôt et que j'aurais encore des recherches à faire. Il ne me restait qu'une seule personne à voir et j'avais déjà perdu espoir en me demandant ce que j'allais découvrir à son sujet. Quand la secrétaire de Julian m'annonça l'arrivée de la dernière jeune femme que je devais recevoir en entretien, je fermais les yeux un instant, poussant un soupire avant de me lever, accordant qu'on la fasse entrer.

J'avais beau être patron de ma propre entreprise, ce n'était pas pour autant qu'il fallait s'attendre à me voir porter un costume trois pièces. Je me présentais comme j'étais, à savoir simplement et la tenue qui va avec ; jeans bleu dont la couleur était largement usée et délavée à force d'avoir été porté, t-shirt noir rentré dans mon pantalon refermé par une ceinture de cuir et une chemise bleu marine à manches longues, ma seule concession à l'étiquette pour ces entretiens. Étant donné qu'il était difficile de cacher mes cicatrices sur mon visage et mon cou, je n'avais rien fait pour les dissimuler. Certes, ça pouvait rebuter et faire peur au premier abord mais si Julian et sa tribu avaient pu m'accepter comme j'étais, je n'allais certainement pas m'inquiéter du regard des autres. La nouvelle venue entra et la surprise me pris...

Quand on est un métamorphe, on a quelques habitudes qu'il est difficile de perdre et qui en plus pouvaient vous sauver la vie, bien que ce ne soit pas le cas présentement, mais quand on vous annonce une demoiselle et que cette dernière dégageait une odeur mâle qui n'avait rien à voir avec le fait qu'elle ait un petit ami, il y avait de quoi être surpris... Je ne dis cependant rien, après tout, peut-être que ce jeune homme se sentait plus femme qu'homme et puis je pouvais toujours éclaircir ce point durant l'entretien... Il... Elle entra donc dans la pièce, faisant preuve d'une politesse exquise, un bon point d'accordé dès le départ...


• Pas de problème, ça m'arrangeait de toute façon. Je suis Ethan Quinn, je vous en prie, asseyez-vous...

J'observais sa réaction à la vue de mes cicatrices, parmi les premières personnes que j'avais auditionné, deux avait été incapable de me regarder dans les yeux une fois qu'elles eu remarqué mes cicatrices, une autre s'était forcé à le faire mais l'odeur de son malaise m'avait agressé le nez... Je n'accordais peut-être pas d'importance à ce qu'elles pouvaient pensé de mon apparence mais tant qu'à faire, si je pouvais éviter d'avoir à supporter une odeur acre de malaise et de peur, je préférais m'abstenir.

Je lui désignais un siège, et m'installais en face d'elle bien que toujours perturbé par le fait que elle soit un "il" mais j'avais décidé de jouer le jeu... J'étais bien décidé à en savoir plus, utilisant chacun de mes sens pour décrypter la personne en face de moi. Premièrement, je n'avais pas décelé de mensonge quand elle s'était présenté en tant qu'Adèle Ringstone mais ce n'était pas totalement la vérité mais on pouvait facilement mettre ce point sur le fait qu'Adèle se considérait comme une femme et non pas l'homme qu'il était censé être... Ce que je fis. L'entretien pouvait commencer...

• Je dois, avant tout, vous demander si vous avec un quelconque problème avec l'homosexualité. Vous devez savoir que Monsieur Conteria et moi sommes un couple et je ne voudrais pas que vous soyez mal à l'aise avec ce fait...

La question était éliminatoire dès le départ. Hors de question d'embaucher quelqu'un qui ne pourrait pas respecter une orientation sexuelle considérée encore par bon nombre comme contre nature. Et ce n'était pas parce que la candidate s'habillait comme une femme qu'elle était forcément attiré par les hommes. Enfin le candidat... Bref, vous m'avez compris...
Quand Julian travaillait trop tard, il m'arrivait souvent de le rejoindre à son bureau et pour un peu qu'Adèle nous surprenne si je décidais de l'engager, je ne voulais pas attiré de problème à mon homme. J'avais bien sûr d'autres questions et certaines seraient personnelles mais cette première question avait toute son importance, d'où sa place en tête de liste...
Bien sûr, je voudrais connaître son expérience, si elle serait capable de garder sa curiosité dans sa poche pour ne pas mettre le nez dans les dossiers qui risquaient de traîner, si elle pouvait se montrer discrète pour ne rien révéler de ce qu'elle pourrait éventuellement apprendre... Bref, la litanie à but professionnel allait défiler avant que je ne commence avec les questions plus personnelles pour que je puisse déterminer à qui j'avais réellement affaire...



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Ariel Ringstone

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Humain
Lun 15 Jan - 12:15
Je me fis inviter à m'asseoir, venant à m'approcher et voir le visage de la personne qui se nommait Ethan, un prénom qui était facile à retenir, tout comme son nom de famille.  Je ne fus pas pris de dégoût devant les traces de son passé, faisant un peu comme écho à mon oeil droit, que je prenais soin de toujours dissimuler avec ma chevelure, d'où le fait que je ne marchais pas spécialement vite, venant à m’approcher doucement de la chaise et la contourner pour m’asseoir, venant à placer mon sac à main entre mes jambes, mes bras se referment dessus l’une sur l’autre. Je continuais à observer cette homme, qui semblait me fixer aussi avec intensité, cela me perturbait légèrement, car rare étaient les personnes pouvant me fixer, mais je mettais sur le fait qu’il ne savait pas que j’étais Ariel Ringstone et qu’il n’avait donc pas de préjugé sur ma personne, devant donc faire de même, afin que l’entretient se passe sans qu’il n’y ait de soucis.  Son regard me faisait frissonner, quelques chose chez lui me faisait penser à mon frère, cette stature ou encore ses yeux voulant gratter cette porte où je me cachais derrière.  

S’en suivit une question qui ne put que m’étonner. J’avouais ne pas saisir le but de cette question, mais sans doute étais-je bien loin de l’état d’esprit d’une personne « normale », d’où le fait que cette question me semblait bizarre.  Je ne pouvais mentir face à cette question qui faisait écho avec mon passé, après tout mon frère a été détruit par des ragots, venant à raviver une petite flamme de colère en moi, ou était-ce de l’envie à leurs égards ?  Mes mains se mirent à resserrer un peu plus mon sac à main. Calme toi, ne laisse pas imaginer des choses à cette personne, sinon tu n’auras pas ce travail. Je pris le temps de souffler un peu pour me détendre.

- Je n’ai pas de problème avec votre situation ou celle de Monsieur Conteria. Chaque couple doit pouvoir être libre, sans subir la jalousie ou la peur d’autrui.


La dernière phrase avait été dit avec un peu trop d’amertume, ne m’en rendant compte que bien trop tard, c’était la phrase de trop, il allait se douter de quelques chose. Je me devais de rattraper cela le plus rapidement possible.

- Je suis avant tout là pour un travail, pas pour savoir ce que fait mon employeur.  


J’espérais que cette phrase rattrape le reste. Je me sentais un peu nerveux. Cet entretient n’avait vraiment rien à voir avec les précédents, tant par cette personne en face de moi que cette ambiance. J’avais presque la même sensation que mon premier entretient.  Il allait certainement poser d’autres questions, souhaitant au fond de moi qu’il ne cherche pas trop à savoir mon passé. Cependant, cette tension était bon signe, jusqu’à maintenant j’avais été retenu deux minutes maximum lors des entretiens, je pense que j’ai mes chances.  Avec ce travail je pourrais certainement pouvoir avoir une vraie vie tranquille en n’étant pas l’animal de foire de ma tante.

Ethan Quinn

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Lun 15 Jan - 15:01



« Un Entretien particulier. »

Je ne détectais aucun sentiment de gêne provenant de... Heu... Adèle quand à la vue de mes cicatrices, second bon point. Il est peut-être possible de cacher physiquement ce qu'on ressent quand on a affaire à un humain mais quand on a en face de soit un Surnat, c'est autre chose. Pour les lycaës, chaque émotion a une odeur et la représentation qu'on en fait. Bien sûr, c'est propre à chacun, si pour moi, la colère avait une odeur piquante, pour mon voisin, elle pouvait très bien avoir une odeur totalement différente, le tout, c'est de savoir ce qu'on détecte. Jusqu'ici l'odeur de mon candidat si particulier n'avait pas changer, jusqu'à ce que je pose ma première question. Et voilà... Cette odeur piquante qui m'évoque toujours la colère, la crispation de ses mains sur son sac ne m'échappe pas mais si la colère est présente, je peux aussi deviner qu'elle ne m'est pas destinée alors je ne m'inquiète pas. Cependant, la réponse qu'il... qu'elle m'offre en dit plus sur son état d'esprit que je ne l'aurais cru, me laissant deviner qu'Adèle ou un de ses proches ait pu avoir des problèmes liés à l'intolérance que peuvent montrer certaines personnes. Je dois reconnaître aussi que sa façon d'essayer de se rattraper en dit long... Je suis assez bien placé pour comprendre ce que c'est, après tout, il ne m'a fallut que quatre siècles pour accepter que Julian était mon compagnon prédestiné à cause des préjugés et de l'intolérance des autres. De fait, je fis comme si je n'avais rien remarqué et continuais sur ma lancée...


• Dans ce cas, nous pouvons continuer. Que pouvez-vous me dire de votre expérience professionnelle ou... Vu que vous me semblez assez jeune, ce qui fait que vous pensiez être compétente pour le poste ?

Si certains jeunes trouvaient facilement du travail en tant qu'étudiants, ce n'était pas le cas de tous et j'ignorais si c'était le cas du jeune travesti en face de moi mais même s'il n'avait jamais travaillé, cela ne voulait pas dire pour autant qu'il n'était pas compétent pour le poste. Le tout, c'était de savoir si ça valait la peine que je lui donne sa chance ou si au pire, je devrais l'orienter vers autre chose. Je ne suis pas du genre à refuser un travail à quelqu'un qui ne soit pas compétent mais je m'assurerais qu'il puisse avoir un emploi convenant à ses compétences même si ce n'était pas ce que je recherchais. Tout le monde avait besoin d'une première expérience professionnelle au moins une fois dans la vie, pourquoi la refuserais-je à quelqu'un s'il en valait la peine ? S'il ne convenait pas au poste, il pouvait toujours convenir pour un autre même si ce n'était pas mon but initial... Bref, on s'écarte du sujet et de mon observation de cette jeune personne...

• Excusez-moi, je manque à mes devoirs, voulez-vous quelque chose à boire ? Ca fait des heures que je suis ici à voir du monde pour le poste et je suis assoiffé...

Oui, c'était fait exprès et en même temps, c'était entièrement vrai. J'avais la gorge sèche à force de discuter depuis des heures aussi, j'avais autant envie de me rafraichir la gorge que de permettre à mon vis-à-vis de faire une petite pause pour pouvoir se reprendre, sa nervosité était presque aussi palpable que visible malgré l'air détaché qu'il semblait vouloir prendre. Je peux être un vrai salaud quand je veux mais dans ce cas précis, j'avais surtout l'impression qu'un peu de savoir vivre et d'humanité ne ferait pas de mal.
Apaisé les autres, c'est ma nature première après tout, rien ne m'empêchait d'essayer même si je n'avais pas en face de moi un lycaë mais un simple humain.

Je me levais donc, allant jusqu'au bout de la table pour me servir un café ainsi que la boisson d'Adèle que je lui apportais avant de boire une gorgée de la mienne, en savourant l'amertume sur ma langue avant de soupirer d'aise et de me rasseoir pour continuer l'entretien, décidant d'abandonner ma veste de patron d'entreprise dans laquelle je me suis toujours senti mal à l'aise quand il faut se montrer formel. La franchise était une de mes qualités après tout...

• Bien, reprenons... Julian est un vrai bordélique quand il accumule trop de travail, si je vous embauche sauriez-vous vous retenir de plonger le nez dans ses dossiers ou vous montrer discrète si vous deviez entendre quelque chose ? Rien d'illégale, je vous assure mais comme vous devez le savoir, Julian, et moi par la même occasion, est ce que vous appelez un Surnat et il jongle avec plusieurs casquettes dont certaines sont liées à sa nature, je veux juste m'assurer que vous n'iriez pas vendre une information à la presse ou à un concurrent. Ca vous parait peut-être rude mais en tant que son compagnon, je me dois de le protéger contre vents et marrées...

Je reconnais que la question pouvait être vexante mais on ne peut pas travailler dans un milieu comme ceux de Julian sans faire attention à l'espionnage industriel, au vol, à la mauvaise presse ou à la tentative d'assassinat... Après tout, certains auraient sans doute apprécié de voir Julian Conteria, PDG de l'Agence Bloody Art, en disgrâce ou le Gouverneur de NY avec une tête en moins. Je ne pouvais pas me permettre de faire dans la dentelle pour ne pas froisser l'orgueil d'Adèle. De plus, c'était la première fois qu'un entretien allait aussi loin aujourd'hui, ce qui était relativement un bon signe pour mon/ma candidat/e.


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Ariel Ringstone

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Humain
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Humain
Lun 15 Jan - 17:07
Il vint à parler d'un sujet difficile, ma scolarité. Je ne pouvais présenter aucun diplôme, ayant quitté trop tôt l'école, quiconque avait accès à mon dossier scolaire ne pouvait que se questionner sur mon départ trop tôt et limite hors de la légalité. Mais, j'avais acquis à la place des compétences que je pensais inestimable et que bien des humains jalouseraient. Je ne pouvais que tout miser sur mon expérience et montrer que j’avais de quoi satisfaire les attentes de ce métier. J’étais content que mon temps passé avec mon frère m’offre autant de choses.

- Je n’ai pas de diplôme, comme vous l’avez souligné je suis encore jeune. Cependant, j’ai dû tenir une modeste maison depuis ma plus tendre enfance. Le ménage ne fait partie que de l’un des compétences que j’ai développée pour m’occuper de cette demeure, cela inclut aussi la cuisine, la couture et prendre régulièrement soin d’une personne. Je n’ai certainement pas la formation adéquate, mais je m’estime avoir engrangée suffisamment d’expérience pour tenir une pièce propre et rangée, afin de garder en bonne santé les personnes y résidents.


Je faisais attention à ne pas trop m’emporter dans mes propos, d’une part pour e pas trop en faire, de l’autre, car je savais qu’un geste trop brutal pouvait dévoiler mon œil droit. J’y faisais sans doute trop une fixation, d’autant que cela ne devait pas paraître naturel de se restreindre ainsi. Je ne connaissais que le mauvais côté du mon extérieur, devant avouer que mon temps passé avec mon frère m’avait totalement déconnecté de la réalité. Ethan se mit à me demander si je désirais boire, comprenant son état s’il avait effectivement passé la journée à enchaîner les entretiens. Cela était assez malpoli de ne pas accepter, aussi j’offris une réponse positive.

- Si vous avez de l’eau ou un jus de fruit, je serais preneuse.

Je pris la boisson délicatement, pour déposer mes lèvres et boire une petite gorgée. Cela me fis beaucoup de bien, me rendant compte que cette personne était visiblement satisfaite, pour le moment en tout cas. Il se mettait à l’aise, semblant avoir envie de décompresser un peu en ma présence. Je portais une tenue légère, n’ayant donc pas réellement besoin à retirer un vêtement, de toute manière, je n’avais pas chaud. Il se mit à parler un peu plus du travail. Les questions étaient surtout sur le secret, d’autant que j’apprenais que Monsieur Conteria était un Surnat. Le terme me fit poser un doute, ce terme c’était pour quoi déjà … ha oui, les vampires et les loup-garous. Cette annonce me rassurait grandement, je préférais largement travailler avec une créature que d’être sous les ordres d’un humain égoïste et imbu de sa personne. Le fait que cette personne se décrit comme son compagnon me faisais réfléchir sur sa nature, était-il un humain, un vampire ou un loup-garou, étant assez peu instruit sur les rivalités des deux espèces et ne voyant pas en quoi ses deux créature ne pouvaient pas se côtoyer. Quoi qu’il en soit, les demandes ne me dérangeaient pas, ni sa rudesse, il était normal de défendre une personne qui nous était cher. Je me suis dit à cet instant si je devais me montrer plus ouvert, dévoiler un peu plus de ma personne. Le choix était complexe, je doutais. Cela pouvait certainement donner plus de poids dans ma demande, tout comme le rendre moins crédible. Mes doigts tremblèrent légèrement, ayant un peu peur de me lancer. J’ouvris la bouche, sachant pertinemment que ma voix allait certainement être moins assurée.

- Si je dois me montrer curieuse, concernant des dossiers, cela ne sera que dans le cadre de mon travail, si je dois trier les papiers. Cependant soyez rassuré que je ne divulguerais rien, d’autant plus si ce sont des humains. Le fait que Monsieur Conteria soit une créature me rassure et me conforte, dans le fait d’avoir postuler à ce poste. Comme je l’ai dit, je ne cherche pas à attirer des ennuis. Je veux juste avoir un travail pour … régler … des choses.

Je sentais un pincement au cœur, j’avais failli parler de ma tante et le fait d’être une bête de foire. Je me devais d’être prudent, excessivement prudent. Tout cela vint à réveiller une ancienne blessure, ne pouvant retenir un geste sur mon œil droit, ainsi qu’un petit gémissement. Je vins à faire signe à Ethan de ne pas se lever.

- Ce n’est rien. Cela va passer.

Les médecins m’avaient parlé de cette douleur, cela pouvait aussi arriver pour des personnes ayant perdu un membre. La douleur vint à rester quelques secondes, avant de s’atténuer lentement. Mon souffle s’était accéléré, venant à essayer de me calmer. Je me doutais que cela allait fortement altérer l’entretient. Je ne voulais pas prendre mon verre, je me doutais que j’allais trembler des doigts. Je ne pouvais maudire cette blessure, on pouvait dire que c’était le dernier cadeau de mon frère et même si cela était douloureux, je ne pouvais lui en vouloir.

- Ne faites pas attention à ce qui est arrivé, c’est assez rare et cela passe vite.

Je ne savais pas comment il allait réagir. Avoir une femme de ménage borgne n’était certainement une bonne chose pour une telle entreprise, même dirigée par une créature.


Ethan Quinn

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Mer 17 Jan - 11:10



« Un Entretien particulier. »

L'honnêteté avec laquelle il me répondit au sujet de ses études était assez rafraîchissante. Bon nombre auraient sans doute menti mais au vu de ce qu'il me disait, il ne manquait pas d'expérience pour autant. C'était largement suffisant pour moi. Après tout, il n'est pas nécessaire d'avoir Bac + 10 pour tenir un endroit propre et rangé, tant qu'il était capable, ça me suffisait largement. Aussi, je hochait la tête avant de lui proposer une boisson, histoire que nous puissions être un peu plus à l'aise l'un comme l'autre. Moi parce que j'avais passé la journée à voir défiler d'autres candidates, lui parce que c'était un entretien et que pour ce que j'en sais, les humains ont souvent tendance à être nerveux dans ce genre de situation. Une fois que nous ayons bu chacun un peu de notre boisson, j'enchaînais avec la suite qui, pour moi, relevait d'une certaine importance. Hors de question de placer Julian en difficulté ou en danger en embauchant une personne qui pourrait lui nuire sous couvert de son travail. Encore une fois, je ne décelais aucun mensonge dans son discours bien qu'une certaine nervosité qui ne me semblait pas liée à l'entretien qui était en train de se dérouler ou vis-à-vis de ma personne. Sans compter son langage corporelle qui affichait une douleur physique dont j'ignorais la provenance. J'allais me lever pour m'assurer qu'il allait bien en le voyant porter une main à son oeil dissimulé par sa frange mais il sembla refuser mon aide en me faisant signe de ne pas me lever. Il me fallut beaucoup de volonté pour ne pas bouger de mon siège, détestant rester sans rien faire quand une personne souffrait, ce qui était clairement le cas malgré ses tentatives pour me rassurer... De fait, je laissais tomber les questions relatives au travail pour en savoir un peu plus sur lui...

• Vous avez le droit de ne pas répondre parce que... Techniquement,
ça ne me regarde pas mais je ne peux pas ignorer ce que je vois et vous avez clairement un problème avec votre oeil droit. Que vous est-il arrivé ?


D'un premier abord, je ne voyais aucune trace de mauvais traitement mais sachant que ceux-ci ne sont pas forcément visible, ça ne voulait pas dire qu'il n'y en avait pas ou peut-être était-ce le résultat d'une maladie quelconque, typiquement humaine... Les Surnats ne sont pas vraiment sujet aux maladies humaines, de ce fait, il était difficile pour moi de deviner ce qui se passait. Et puis, alors que j'étais perdu dans me supposition, je fus pris d'une révélation sans véritablement savoir de quoi il retournait mais j'étais quasiment certain que c'était lié.

• Est-ce lié à ces choses que vous devez régler ?

D'accord, je pouvais être parfois trop franc dans mes questions ou manquer de diplomatie mais... Regardez-moi... Franchement, est-ce qu'une blessure allait m'influencer dans mon choix si la personne était compétente ? Ce serait l'hôpital qui se fout de la charité, non ? Je n'ai pas honte de mes propres cicatrices, et Dieu sait qu'elles ne se limitent pas à ce qu'on peut voir par dessus de ma chemise, alors pourquoi devrais-je pénaliser un candidat prometteur parce qu'il aurait lui-même l'un ou l'autre "défaut" physique ? Cela dit, ça ne m'autorisait pas non plus à exiger une explication, c'était bien pour ça que je l'avais informé qu'il était libre de me répondre ou non. Je n'ai pas spécialement envie de m'imposer dans sa vie privée mais il m'est malgré tout difficile de rester de marbre face à une détresse aussi apparente. Certaines personnes ont besoin d'aide mais n'osent pas en demander, d'autres ne veulent pas par fierté mal placée et d'autres encore ne se rendent même pas compte qu'ils en ont besoin. J'ignorais encore dans quelle catégorie Adèle se plaçait mais il était évidant qu'il avait des comptes à régler, qu'il était convaincu d'y parvenir seul ou du moins qu'il ne voyait pas en quoi quelqu'un pourrait l'aider... Ce simple constat me renvoya quelques siècles en arrière quand j'étais convaincu de pouvoir m'échapper seul du Vatican... Jusqu'à ce qu'arrive celle qui était devenue ma mère adoptive.

• Vous voulez faire une pause ? Ca n'interfèrera pas avec ma décision de vous embaucher ou non, bien que jusqu'ici, les réponses que vous m'avez fournies me pousse à croire que vous êtes la perle rare et ma décision est quasiment prise.

Il était franchement le candidat le plus intéressant que j'ai vu de la journée et son malaise n'entrait même pas en ligne de compte. J'avais déjà deviner pas mal de choses à son sujet en plus des réponses qu'il m'avait fournies, pourquoi me passerais-je de ses qualifications ? C'était ridicule. Il ne me restait que la question des horaires à discuter pour savoir ce qui lui conviendrait ou non, pas de quoi fouetter un chat et ça ne pèserait pas lourd dans ma décision finale. En fait, quand on y réfléchi bien, elle était déjà prise et je comptais bien engager ce jeune homme si particulier, qu'il me parle de son oeil et de ses problèmes ou non. Cela dit, je savais déjà que je reviendrais à la charge pour en savoir plus même si je ne savais pas quand cela arriverait. On ne peut pas changer sa nature profonde...


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Ariel Ringstone

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Humain
Dim 21 Jan - 12:13
Quand la douleur put enfin disparaitre, je repris une posture naturelle, venant à me faire questionner. Il ne fallait pas être devins pour comprendre que j’avais effectivement un souci. Il se mit à vouloir chercher la raison de cette douleur, ce mon œil, mais je ne vins pas à répondre. Je ne pouvais dire que c’était mon frère qui m’avait fait cela, sans quoi il allait très certainement penser qu’il était un criminel et allait peut-être me reconnaitre.  Je vins à ouvrir la bouche, sentant mes lèvres tremblante, mais je refermais ma bouche. Non, il ne devait pas savoir, même s’il vivait avec une créature, il ne devait certainement pas être différents des autres humains, il allait jeter la faute sur mon frère.

Le doute me prenais à la gorge, avais-je bien raison de ne pas répondre ? Est-ce que ce silence allait me coûter ce travail ? Mais je ne pouvais pas totalement lui faire confiance, les humains sont les êtres les plus viles et abjecte qui existent. Il me vint en tête que peut-être il jouait la comédie depuis le début et qu’il allait montrer son vrai visage  tout moment pour me ridiculiser, m’enfoncer la tête dans la boue.  Mes semblables me semblaient si difficile  cerner et si avide de dominer autrui, vraiment des êtres abjectes qui ne méritaient pas de vivre, sauf mon frère, qui avait été sans doute le seul humain à  faire preuve d’une réelle bonté à mon égard.  

Ethan vint à me poser une autre question, demandant s’il cela avait un lien avec les choses à régler. Je pouvais au moins fournir quelques réponses.

- Oui, mais il s’agit surtout d’être indépendante. Même si ma tante m’entretiens, je ne souhaite plus être sous son aile.

J’avais certainement enjolivé la chose, je n’étais pas sous les ailes de ma tante, mais dans ses serres. Si j’avais ce travail, je ne savais pas encore comment l’annoncer à ma tante, elle tenterait certainement de parler au patron, pour me virer ou encore me jeter de l’appartement. Je savais qu’elle en était capable, je n’étais qu’une affiche pour elle, un bien qu’elle pouvait jeter à la poubelle si je n’étais plus d’aucune utilité.  Cette pensée ne me faisais pas peur, j’avais survécu jusqu’à maintenant et comptais continuer à vivre pour purger ma faute. Peut-être devrais-je mentir à ma tente, le temps de recevoir ma première paie et pouvoir payer le loyer moi-même.

Je fus pris de court en entendant la personne se mettre à me demander de faire une pause et qu’il était presque certain que j’allais être embauché. Je ne savais pas trop comment répondre. Venant à hocher de la tête positivement. Je ne pouvais de toute manière pas savoir s’il avait statué pour m’engager ou non.

- Dans le cas où la réponse est positive, vous avec des exigences sur la tenue de travail ? Comme je n’ai d’expérience que dans un cadre privé, je ne sais pas si ce travail demande une tenue particulière.

Avec des informations supplémentaires, je pourrais toujours me préparer à passer une journée entière pour coudre une tenue de travail, si cela ne demandait pas des matières trop dure. Je ne désirais pas acheter une tenue toute faite, tout d’abord car il faudrait que je l’adapte et ensuite car ma tante serrais certainement mise au courant. Je ne savais absolument pas comment elle allait réagir. En y réfléchissant bien, je ne la verrais pas venir ici, elle tenait trop à son image.

Ethan Quinn

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Lun 22 Jan - 10:48



« Un Entretien particulier. »

Je pouvais sentir le doute qu'il ressentait mais au final, il ne répondit pas à ma question. Je n'en pris pas ombrage, après tout, ce n'était pas mes affaires et je lui avais dit qu'il n'était pas obligé de répondre. J'avais bien conscience de me mêler de ce qui ne me regardait pas. On a tous des secrets qu'on ne désire pas partager, je pouvais comprendre... Cela étant, j'eus quand même droit à une explication quand à la raison de sa présence et du lien avec sa douleur à l'oeil même s'il n'entrait pas totalement dans les détails. Acquérir son indépendance... Je connaissais bien ce sentiment, même si dans mon cas mon indépendance avait pris le chemin inverse du sien. Certes, je n'étais plus dépendant de celle qui m'a adopté et ramené à la socialisation. On pourrait croire que la vie sauvage est une forme de liberté mais on ne pourrait pas être plus loin du compte quand cette vie vous isole du reste alors que vous êtes pour moitié un animal de meute qui a besoin des autres pour survivre. Certes, il existe des solitaires mais même eux ont besoin d'un minimum des autres. Moi, je n'avais même plus cette capacité quand ma mère adoptive m'avait emmené. Si elle ne m'avait pas prise avec elle, je serais sans doute mort depuis longtemps... Cependant, ça ne m'empêchait pas de comprendre cette envie chez ce jeune homme en face de moi.

• C'est tout à votre honneur, il vient un moment où il faut voler de ses propres ailes, je peux comprendre ce sentiment...

Sans compter qu'il n'y a rien de plus avilissant que de se retrouver sous la coupe d'une personne dont on ne souhaite pas la protection, ça aussi je l'avais vécu avant que Maddie me trouve... Décidément, cet entretien faisait remonter quelques souvenirs bien désagréables de ma mémoire et bien que je doutais qu'il ai vécu la même histoire que moi, son parcours me semblait avoir été pourtant relativement semblable même si j'ignorais toujours son histoire. Je ne pouvais pas faire moins que ce que ma propre mère adoptive avait fait pour moi, à savoir, lui tendre la main... Je décidais donc de laisser tomber le reste de mes questions, tant sur ses compétences que sur sa vie privée, peut-être se livrerait-il plus s'il ne se sentait pas acculé... Je lui proposais donc de prendre une pause, ma décision étant quasiment prise de l'embaucher, je ne voyais pas l'intérêt de poursuivre. Cela dit cela ne l'empêcha pas de m'interroger sur la tenue adéquate à avoir pour le travail que je proposais...

• Honnêtement, tant que votre tenue est correcte, je ne vois pas l'intérêt de vous obliger au port d'un uniforme quelconque. Les gens de la société de nettoyage qui travaille ici en porte un mais si je vous engage, ce n'est pas pour faire le ménage dans tous les bureaux comme c'est leur cas. Votre travail consistera à ne vous occuper que du bureau de Julian. Il faut que vous sachiez qu'il est fort probable qu'il soit présent lors de vos heures de travail. C'est un véritable bourreau de travail qui a du mal à décrocher mais il ne devrait pas vous gêner dans votre tâche, trop occuper qu'il sera à travailler sur ses dossiers...

Peut-être serait-il prudent de le mettre au courant de la personnalité de ma tendre moitié... Ce n'est pas pour rien que Julian est souvent comparé à un ours sortant de son hibernation. Il peut se montrer charmant quand il veut, c'est certain mais c'est avant tout un alpha dirigeant son empire d'une poigne de fer, sans se montrer inutilement cruel, pour autant on a du mal parfois à distinguer le gant de velours. Sans compter qu'il tient à sa réputation de gros dur, mon homme des cavernes...

• D'ailleurs, en parlant de Julian, je tiens à vous prévenir... Il n'a pas un caractère facile, il ronchonne beaucoup, il lui arrive de pousser quelques gueulantes mais dans l'ensemble, c'est un homme bon. Un homme bon ET bordélique... Il peut être impressionnant mais dans le fond, il ne l'est pas plus qu'un ours mal luné.

Non seulement il en a le caractère mais en plus, il en a la stature. Heureusement qu'il est un vampire et non un lycaë, sinon, il pourrait bien m'écraser de son poids lors d'une chasse à la pleine lune. Cela étant, je ne vais pas m'en plaindre, j'aime quand il m'écrase dans l'intimité de notre chambre... Hehem... Bref, je m'égare alors revenons-en à nos moutons... Je vérifiais ma montre pour savoir combien de temps il me restait avant le retour de Julian puis, prenais une décision...

• Venez, suivez-moi... Je vais vous montrer son bureau et si ce que vous voyez ne vous donne pas envie de prendre vos jambes à votre cou, je vous engage sur le champs...

En se rendant compte de la somme de travail quasiment quotidienne qu'il aurait, s'il ne paniquait pas, il n'y aurait plus de doute possible sur la perle rare qu'il était. Je me levais donc et l'invitais à me suivre. Heureusement, le bureau de Julian n'était pas loin... Je poussais la porte dudit bureau et m'écartais pour le laisser voir le capharnaüm qui s'y trouvait... Le bureau était tellement rempli de dossiers, ouverts ou empilés, de magasines, de documents en tout genre, qu'il n'y avait même plus la place d'y déposer une tasse à café. Des books photos étaient éparpillés de-ci de-là dans la pièce, de même que quelques boulettes de papiers qui n'avaient jamais atteint la poubelle... Ses étagères étaient un mélange sans nom de books, dossiers, magasines, classeurs, etc, le tout dans un désordre où clairement une chatte ne retrouverait pas ses petits. En clair, les seules choses qui paraissaient en ordre, c'était les cadres qui étaient accroché aux murs du bureau. Même les bibelots décoratifs, peu nombreux pourtant, qu'il avait se retrouvaient relégués au boulot de bloc livres ou de presse-papiers... Si malgré tout ça, celui qui se faisait appeler Adèle n'avait pas envie de prendre la fuite, alors je ne voyais pas l'intérêt de différer plus longtemps ma décision de l'embaucher...


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Humain
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Humain
Mer 24 Jan - 15:36
Je ne fus pas particulièrement touché par le fait que l’on flatte mon initiative, il s’agissait en vérité d’une nécessité, mais je savais qu’en le faisant passer comme cela, on allait me prendre pour une victime, encore une fois et je supportais très difficilement que l’on me traite comme une chose vulnérable.  La personne se mit ensuite à me décrire sa vision de la tenue, aucune restriction sur le style, tant que cela restait correcte, sans parler des petits détails, comme le fait que je n’allais m’occuper que d’un seul bureau, ce qui laissait sous-entendre une certaine quantité de travail, vue qu’avoir un job de femme de ménage pour un simple bureau n’était pas courant. D’habitude, et Ethan le disait lui-même, il s’agissait de nettoyer tout un ensemble de bureau, pas un seul.    

J’enregistrais les informations sur Monsieur Conteria. J’étais moi-même du genre à me donner à fond dans une tâche. Quand mon frère était en vie, je ne pouvais passer une seconde sans rien faire, quitte à refaire un coup de ménage. Cette aspect, que beaucoup diraient maniaque, ne m’a gère quitté. Le fait que la personne soit présente, ne me dérangeais nullement, je n’étais pas ici pour semer la zizanie, mais faire mon travail avec applications, le fait que Monsieur Conteria soit plongé dans ses dossiers n’allaient que m’arranger, pour ne pas avoir de conversation qui pouvaient déraper sur une certaine curiosité mal placée.  

S’en suivit une remarque sur le caractère de cette personne. Cela me tirais un léger sourire, imaginant très bien l’individu, mon sourire n’était pas moqueur, ni insultant, plutôt le genre de sourire innocent qui montrait clairement que j’avais un peu mieux cerner la personne. Mon frère était aussi des fois de mauvais poil, même s’il était certainement moins bordélique que monsieur Conteria, comme Ethan semblait vouloir bien appuyer.  Avoir affaire à un ours, enfin, cela semblait être plus un gros nounours en peluche, vu comment Ethan e parlait, ne me faisais pas peur. Ce ne serait pas une peur comme celle que j’ai eu en souillant mes mains. Je répondis poliment.

-Je tiendrais compte de vos commentaires concernant Monsieur Conteria.

Il regardait sa montre, sans doute avait-il d’autres rendez-vous, quoi qu’il en était, il se mit à me demander de le suivre, pour me guider vers l’endroit de mon possible travail.  Le fait de dire que cela serait un choc vint à me faire pousser un petit rire. Ce n’était pas le travail qui me faisait peur, loin de là.  Je le suivais, venant à presser un peu le pas. Je ne fus pas au bout de mes surprises en voyant Ethan ouvrir la porte et me laisser voir un véritable champ de bataille. Il me laissait la place pour que je puisse observer. D’un pas léger, je vins à faire quelques pas dans le bureau, faisant bine attention où je posais mes pieds, comme si la moindre chose touchée allait exploser sous mes pieds.  Je tournais un peu le buste, observant tout le bureau. Cela demanderait beaucoup de travail et une bonne aération aussi, on pouvait sentir l’homme au travail.  J’essayais de voir un peu la logique de Monsieur Conteria, mon frère m’ayant plus d’une fois sermonnée sur le fait qu’il n’aimait pas que je tris à ma manière ses papiers ou ses objets qui trainaient.  Je vins à me retourner vers Ethan.

- Cela demandera beaucoup de travail, c’est certains. On peut sentir qu’effectivement Monsieur Conteria travail énormément dans cette pièce. Je pense comprendre la raison de cette demande d’emploi, un peu de ménage et de reclassement devrait certainement lui facilité la tâche et la rendre plus efficace, ainsi que moins fatigante.   Pouvez-vous me dire  comment Monsieur Conteria réagirait s’il venait à avoir tous ses documents triés par un ordre plus … conventionnel ? Je sais que certaine personnes ont un ordre de tri chaotique mais logique, selon eux.  

Je ne comptais pas refuser de travailler ici, cela me demanderait beaucoup de temps et d’énergie, ce qui n’avait que du bon. Cet endroit comblerait un peu ce vide en moi, surtout si la personne gérant ce lieu était si impressionnante que ça. Je ne savais pas encore le verdict d’Ethan et espérait qu’il me laisserait au moins faire une période d’essai.

Ethan Quinn

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Ven 26 Jan - 11:09



« Un Entretien particulier. »

Je ne sentis aucune vanité chez lui après mon commentaire... Un bon point en plus et j'étais presque certain qu'il plairait à Julian au moins sur ce point et sans doute sur son efficacité si sa question était un bon indice sur son sens de l'organisation. Il n'y avait en tout cas plus de toute dans mon esprit, il était bien une perle rare et je regrettais seulement qu'il ne se soit pas montré plus tôt, ça m'aurait évité d'avoir à voir défiler toute une bande d'idiotes et d'écervelées au cours de la journée... Quand il était entré, il n'avait pas semblé effrayé par la somme de travail qu'il aurait à faire et sa question avait été pertinente, alors pourquoi différer plus longtemps...

• Et bien, je dirais que le conventionnel lui conviendrait très bien si parla vous entendez un classement par ordre par genre, alphabétique et chronologique. En tout cas,
ça ne l'a jamais dérangé quand je le faisais de cette manière... Julian a le sens pratique, s'il peut mettre rapidement la main sur ce qu'il cherche quand il en a besoin, ça lui convient très bien.


Malheureusement, je n'allais plus pouvoir m'occuper du bureau de mon vampire vu que plusieurs commandes étaient arrivées à l'atelier. La construction navale, c'est un long travail et même si les délais étaient assez lâches, le fait d'avoir plusieurs bateaux à réaliser allait me prendre pas mal de temps et comme je voulais en garder pour seconder Julian dans son travail de Gouverneur en tant que son compagnon, je ne pouvais plus me permettre de m'occuper de son bureau. C'était pour cette raison que je m'étais résigné à poster cette annonce pour le poste que je proposais. Cela dit, j'aurais payé cher pour voir la tête de mon homme en découvrant Adèle dans son bureau à faire le ménage à ma place... Mais peut-être serait-il aussi préférable de prévenir le jeune homme que ma moitié n'était pas au courant de ma démarche qui risquait de le faire réagir de manière excessive une fois la surprise passée...

• Tant que j'y pense, j'aime mieux vous prévenir qu'il n'est pas au courant quand au fait d'engager quelqu'un pour ranger son bureau. Si je lui en avais parlé, il aurait tout bonnement refuser... Je tâcherai d'être présent lors de votre rencontre, histoire que vous n'ayez pas à supporter sa méfiance qui peut être un peu... brute de décoffrage par moment...

Cela étant, j'étais certain d'avoir pris la bonne décision. Julian ne pouvait pas rester dans un tel désordre jusqu'à ce que je termine mes commandes, cela pourrait porter préjudice à son travail et je n'avais aucune envie que cela arrive. C'est le travail de tout compagnon que de vouloir protéger sa moitié, même d'elle-même si nécessaire et tant pis si ça ne lui plaisait pas forcément. D'ailleurs, il était peut-être temps que j'informe Adèle de ma décision, après tout, il n'y avait pas de raison de différer plus longtemps...

• Alors... Vous pouvez commencer quand ?

D'accord, ce n'était pas une franche annonce mais il n'était pas difficile de lire entre les lignes. On demande rarement ce genre de chose à une personne qu'on ne compte pas engager, à moins d'être particulièrement cruel ou complètement idiot. Ce qui n'est pas mon cas heureusement. Je me rendais compte que je n'avais pas abordé le sujet des horaires mais puisque je m'étais toujours occupé du bureau de Julian quand j'en avais la possibilité, je ne savais pas trop quelle plage horaire proposer à Adèle, en ce qui me concernait, tant que le travail était fait, ça m'allait très bien, de toute façon, il avait toute les chances de tomber sur mon homme quelque soit l'heure à laquelle il déciderait de venir faire son boulot... Julian n'était peut-être pas toujours le premier arrivé, bien que cela n'arrive pas souvent, mais il était plus souvent le dernier à partir et parfois, bien après la fermeture des bureaux. Du moins quand il n'était pas pris par son boulot de Gouverneur ou que j'arrivais à le faire rentrer plus tôt en usant de moyens qu'il qualifiait d'injustes ou de tricheries mais hey ! Quand on veut son homme à la maison, tous les moyens sont bons, non ? Bref, revenons-en à Adèle...

• Juste une dernière chose, pour ce qui est du matériel dont vous pourriez avoir besoin, faites-moi une liste, je tâcherai de vous fournir tout ça. Vous aurez un locale de rangement et un endroit où vous changer si vous en avez besoin, ça vous évitera d'avoir à tout transporter à chaque fois. Hm... Je pense n'avoir rien oublié... Auriez-vous des questions ?

Nulle besoin de parler du salaire puisque j'avais abordé le sujet lors de l'entretien téléphonique et pour autant que je sache, il n'était pas mauvais. Je m'étais renseigné sur le salaire de la firme de nettoyage qui s'occupait du reste de l'agence et bien que le travail était moindre mais vu la position de Julian, j'avais décidé d'accorder le même salaire à la personne que j'engagerais avec quelques avantages en plus tel que les congés payés, une assurance et le remboursement de tous les frais relatif au travail, que ce soit le ticket de métro pour venir et repartir ou le remplacement d'un vêtement abimer pendant le travail. C'est l'avantage quand on a quelques centaines d'années, on a largement le temps de mettre de l'argent de côté à dépenser comme on le souhaite et je n'ai pas souvenir d'avoir un jour été radin... Enfin si, ça m'est arrivé mais j'avais de bonnes raisons.


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Ariel Ringstone

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Humain
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Humain
Ven 2 Fév - 22:43
J’écoutais attentivement ce que disait Ethan, venant hocher positivement de la tête, quand il parlait du type de classement. Je me doutais qu’il avait une bonne connaissance et à ses dires, cela confirmait le fait que ce type de rangement standard serait le plus efficace, enregistrant le sens pratique à la personne qui travaillait dans ce bureau, ce qui n’était pas forcément visible dans tout ce fatras. L’ordre de tri avait été donc assez rapidement choisi, ayant repéré déjà comment j’allais m’y prendre pour les trier, tenant compte rapidement de la quantité de chaque genre et des quelques documents prenant la poussière, signe que cela devait dater.

Le travail ne me paraissait plus si intense que ça, c’était surtout le sol jonché de papier, magazine et compagnie qui donnait l’impression d’avoir une bibliothèque public condensé dans ce bureau. Mon regard vint à stopper quelques secondes sur un magazine ouvert avec un joli mannequin féminin qui prenait la pose, me faisant soupirer intérieurement. Je ne pouvais cacher le fait d’éprouver comme une envie, mais cette envie était plus une envie hostile et non une envie de désir. L’homme continuait de parler, venant à m’avertir sur le comportement du dénommé Julian.

Je ne perdais pas mes moyens, je n’avais pas de crainte, la personne allait certainement chercher à me chasser de son domaine, je pouvais un peu comprendre le fait que la personne considère ce lieu comme son sanctuaire, un endroit inviolable où il pouvait se considérer à l’abri. J’appris donc qu’Ethan avait fait cela dans le dos de son compagnon et je pouvais comprendre l’envie de donner à une personne cher un endroit confortable et sain. Je répondis en premier lieu par un sourire.

- N’ayez crainte, je suis habituée à la méfiance des autres.

Je connaissais très bien la méfiance, ma tante essayait de me surveiller autant qu’elle le pouvait, mais aussi riche pouvait-elle être, elle ne pouvait toujours garder un œil sur moi. J’entendis la réponse et fus ravis, prenant tout de même le temps de réfléchir rapidement.

- Le temps d’avoir une tenue adaptée, demain serait trop court. Après-demain est possible.

Ethan vint à me dire que je pourrais faire une liste des achats de matériel. L’offre était intéressante, mais je ne désirais pas avoir l’impression d’avoir une laisse autour du cou, alors que j’essayais de lacérer celle de ma tante. Il finit par demander si j’avais des questions, répondant avec franchise.

- Je n’ai pas de matériel à acheter, j’ai de quoi faire au début, sans doute il y aurait-il des achats plus tard. Je ne cache pas essayer d’abord avec le matériel que j’ai personnellement. J’avoue qu’un espace de rangement et un vestiaire me seraient pratiques, si on me voit en tenue de travail à l’extérieur, cela pourrait me poser quelques soucis. Concernant l’accès au bureau, la porte est toujours ouverte ? Que je puisse savoir s’il y a des moments où ma présence ne serait pas désirée. Rassurez-vous, je prendrais toujours soin de toquer et d’attendre avant d’entrer, dans le cas où vous êtes avec monsieur Conteria et que vous désirez être seul tous les deux.

Je ne savais pas si cette une bonne chose de me montrer aussi précautionneux à leurs égards, mais je n’aurais certainement pas apprécié qu’un inconnue débarque dans la maison, alors que moi et mon frère nous aurions souhaité passer une journée tranquillement. Je n’avais pas d’autres questions en tête, les frais de voyages étant pris, il fallait juste que je me montre prudent sur le trajet, sans parler du permet voyage pour apporter mon matériel. Plus je limitais les dépenses suspectes, plus j’avais des chances que ma tante ne se rende pas compte. Je me rappelais d’un cas de figure.

- Si j’ai besoin de déménager pour être plus près du lieu de travail, vous auriez des adresses à me conseiller ? Ce n’est qu’une éventualité, rien de bien concret.


Je ne mentais pas tellement, je préférais assurer mes arrières dans le cas où ma tante soit furieuse. Il fallait juste assurer la discrétion de mon travail pendant le premier mois, afin d’avoir la paie et permettre d’assurer le paiement du loyer par mes propres moyens.



Ethan Quinn

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Lun 5 Fév - 11:08



« Un Entretien particulier. »

Je connaissais mon homme, je savais très bien quelle serait sa réaction à voir un inconnu dans son bureau en train de ranger tout son bordel et même si Adèle disait avoir l'habitude de la méfiance, il n'avait sans doute jamais eu à affronter la méfiance d'un vampire vieux de plus de la moitié d'un millénaire. C'est que Julian peut être ouvert d'esprit mais n'oublions pas qu'il a été soldat, guerrier et que par dessus le marché, il avait été roi... Certaines habitudes avaient la vie dure et Julian n'était pas réputé pour son tempérament doux et accueillant, à part au près de sa famille qui arrivait à lire entre les lignes de sa pseudo mauvaise humeur permanente. Certes, il ne tenterait pas d'envoyer le jeune homme directement au cimetière ou à l'hôpital mais sa réaction pourrait bien être assez violente pour lui donner envie de fuir en courant, donc, j'estimais qu'il valait mieux que je sois présent lors de leur rencontre...

• Je tiens quand même à être là, comme on dit, il vaut mieux prévenir que guérir...

Je ne voulais pas lui faire peur mais je préférais être prévoyant. Il ne faudrait pas que Julian fasse fuir l'une des rares personnes qui ne soit pas intéressé par le mannequinat, sa notoriété ou par lui-même. Des perles comme Adèle, ça ne se trouvait pas au coin de toutes les rues et je sentais aussi que le jeune homme avait réellement besoin de se travail pour "gagner son indépendance" comme il l'avait dit plus tôt même si j'avais la nette impression qu'il tentait plutôt de se défaire de la main mise que la fameuse tante semblait avoir sur lui. Alors si je pouvais faire d'une pierre deux coups, je n'allais pas m'en priver.
Et puis il n'avait visiblement toujours pas envie de prendre ses jambes à son cou alors qu'il parcourait le bureau du regard et je pouvais presque voir son cerveau réfléchir à la manière de ranger tout le bazar de mon homme tout en m'informant de sa disponibilité pour se mettre au travail...

• Après demain... Hm... Ca me va, je pourrai me libérer et vous présenter à Julian, autant faire les choses dans les règles pour cette fois au moins...

Oui, j'avais engagé quelqu'un dans le dos de mon homme pour s'occuper de son bureau, et alors ? Ca ne m'empêchait pas de faire les choses comme il faut quand c'était nécessaire et je savais par expérience que Julian serait encore certainement au bureau quand Adèle arriverait pour faire son travail. Vu que les gens de la société de nettoyage ne passait jamais dans son bureau quand il était là, il ne comprendrait pas pourquoi Adèle y entrerait et réagirait rapidement en conséquences, ce qui pourrait être désagréable pour le jeune homme, ma présence ne serait donc pas de trop pour adoucir mon homme... Par contre, si les question du jeune homme en question me semblaient pertinentes, elles faisaient remonter à la surface, quelques souvenirs peut recommandable sur un lieu de travail... Aussi, sans pouvoir m'en empêcher, je me sentis piquer un fard alors que j'ouvrais la bouche pour répondre...

• Heu... Et bien... Généralement elle est fermée mais pas à clé, Julian aime sa tranquillité quand il travaille mais son bureau reste toujours accessible en cas de besoin. Cela dit... Si vraiment nous souhaitons être seuls, Julian a l'habitude de fermer la porte à clé mais il pourrait arriver que vous assistiez à quelques démonstrations d'affection tout de même...


Ne jouons pas sur les mots, oui, Julian et moi avons déjà pratiquer le sport, qui se pratique généralement en chambre, dans son bureau et c'est d'ailleurs à ces occasions que la porte s'est systématiquement retrouvée fermer à clé. Surtout depuis la première fois où on a failli se faire surprendre. Julian n'a peut-être pas de compte à rendre sur ses activités, ça ne veut pas dire qu'il est exhibitionniste et moi non plus. Cela dit, ça ne nous dérange ni l'un ni l'autre de nous bécoter en publique, d'ailleurs, je ne compte plus le nombre de fois où sa secrétaire nous a surpris en train de nous embrasser. Il m'a fallut un certain temps d'adaptation d'ailleurs parce que je n'ai pas toujours assumé le fait d'être gay, c'est même relativement nouveau si on considère mon âge mais aujourd'hui, ça ne me dérange plus, sauf quand Monsieur joue les allumeurs alors qu'il sait qu'on sera interrompu... Bref, je ne boude pas mon plaisir à sentir ses lèvres et à me retrouver sur ses genoux et encore une fois, je m'égare... C'est fou ce que mon homme peut être une source de distraction... Je dû me secouer mentalement pour revenir à ce que me demandait Adèle, si bien que je ratais la pointe de mensonge qu'il avait glisser dans ses paroles...

• Et bien... Tout dépend de ce que vous rechercheriez mais je peux me renseigner et vous fournir une liste d'adresses susceptibles de vous intéresser...

Des adresses, j'en vais quelques unes sans compter que l'agence possédait quelques appartements qu'elle mettait à disposition des mannequins qui n'avaient pas encore de logement à proximité mais vu qu'Adèle voulait être indépendant, je n'étais pas certain qu'il accepte un tel logement si effectivement il envisageait de déménager. Étant l'Alpha de ma propre meute, c'était mon rôle de pourvoir au logement des membres de celle-ci aussi, je me tenais au courant des maisons et appartements sur le marché mais encore une fois, tout dépendait des besoins de chacun... Je doutais qu'Adèle eut besoin d'un logement aussi spacieux qu'en aurait eu besoin une famille entière mais peut-être aurait-il tout de même besoin de plus qu'un simple petit studio...


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Dim 18 Fév - 16:00
j'écoutais les réponses, le fait que Ethan soit aussi prévenant à mon égard ne faisait que renforcer mon idée que les créatures étaient certainement bien plus humains que ceux qui se disaient être mes semblable. Je n'avais clairement pas peur à l'idée que le grand patron réagisse mal à mon égard, cela était bien minime par rapport à ce que j'avais et même s'il devait devenir violent, je n'aurais lâché ce travail pour rien au monde. J'avais réussi à me faire embaucher, je ferais ce que l'on me demande même si pour cela je dois encore plus morfler.

Je vis les joues de cet homme prendre une légère teinte, venant à m'expliquer que la porte serait accessible, sauf si vraiment ils ont besoin d'être seul tout les deux, ce qui se comprenait. je n'avais pas besoin d'imaginer bien loin et je me disais que si le grand patron était très souvent occupé au bureau, cela ne pouvait être que le seul endroit où les deux homme pouvaient se rencontrer aisément.

S'en suivit la demande pour le type de logement.

-Actuellement je suis logée à un logement de ma tante, cela est assez spacieux, mais je n'ai pas besoin d'une grande superficie, je peux agencer assez facilement mon espace pour me contenter de peu.

je me mettais à réfléchir un peu avant de reprendre la conversation.

- Tant que cela ne dépasse pas le trois-quart de mon futur salaire, tout type de logement me conviendrais. Il s’agit juste d'un renseignement sur les logements que vous pourriez me conseiller, pas une demande de réservation. Je préfère juste m'accorder des portes de sorties.

Je préférais insister dessus, histoire qu'Ethan ne prévoit pas un logement pour moi, cela aurait certainement compliqué davantage la situation.

Ethan Quinn

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Sam 24 Fév - 12:19



« Un Entretien particulier. »

Je trouvais que l'expression humaine "On n'apprend pas à un vieux singe à faire de nouvelles grimaces" était particulièrement de mise alors qu'Adèle insistait peut-être un peu trop sur le fait que sa demande au sujet des logements n'était qu'une éventualité. Je n'étais pas né de la dernière pluie et je me doutais bien qu'il comptait déménagé quand il serait certain que le moment était venu. Ce n'était donc pas une éventualité contrairement à ce qu'il prétendait mais bien une certitude. Cependant, je ne relevait pas, préférant lui laisser croire que je n'avais rien remarqué. Et puis s'il voulait son indépendance, il n'allait certainement pas apprécier que je m'implique plus que ce qu'il le demandait. Cela dit, je pouvais au moins lui fournir une liste de logement, pas trop éloigné de l'agence qui ne lui demanderait pas autant que la somme qu'il était prêt à mettre. C'est l'avantage d'avoir de bonnes relations...

Bon d'accord, mes bonnes relations sont surtout celles que j'entretiens avec ma mère adoptive qui ne peut pas s'empêcher de ramasser tous les "chatons" abandonnés qu'elle trouve et un certain vampire qui travaillait pour le mien et qui avait pour passe-temps, la restauration de bâtiments destinés à devenir des logements pour les protégés de ma mère qui devenaient de plus en plus nombreux. Entre l'action de Maddie et le Sanctuaire mis en place par Ely, c'est à peine si le clan et la meute ne possède pas la moitié de tous les bâtiments abandonnés de la ville. Enfin... J'exagère sans doute un peu mais on en est pas loin...

• Je dois avoir quelques adresses à vous proposer qui correspondraient à vos critères, je vous en ferai une liste pour la prochaine fois...

Il allait finir dans le territoire de la meute mais quelque part, ce n'était pas plus mal. À force de fréquenter Maddie depuis aussi longtemps que moi, inutile de s'étonner de vouloir aider une personne qu'on devinait dans l'embarras et ce jeune homme à l'apparence si particulière me semblait dedans jusqu'au cou, même s'il ne le disait pas. Appelez ça un sixième sens si vous voulez... J'ignorais l'histoire de ce garçon mais de toute évidence, il n'avait pas eut la vie facile et pour vouloir échapper à sa tante à ce point, elle ne devait pas être des plus chaleureuse.
Une chose que je n'ai jamais compris chez les humains ou ceux qui l'ont été avant une quelconque transformation. L'amour et l'entraide était les fondations de ma vie dans ma famille et ça l'avait été aussi quand Maddie m'avait pris sous son aile... Je ne suis jamais parvenu à comprendre pourquoi ce n'était pas le cas dans les familles humaines ou du moins, certaines d'entre elles. Ca me dépasse mais on n'y peut rien...

Cela dit, rien ne m'empêchait de l'aider autant que je le pouvais à son insu et je comptais bien le faire. En l'installant sur le territoire de la meute, au moins il serait à l'abri sans qu'il ait besoin de le savoir. Même si nous laissons circuler les humains à leur guise sur le territoire de la meute, ça ne veut pas dire qu'on ignore à qui on a affaire. Aussi toute nouvelle incursion faisait l'objet d'une enquête et si les résultats ne me plaisait pas, ou ne plaisait pas à Maddie, l'intrus se voyait refuser l'accès au territoire purement et simplement ou se voyait surveiller étroitement, tout comme les membres de la mafia qui circulaient sur le territoire de la meute. Ils avaient été averti des règles et des conséquences s'ils les transgressaient.
Bien sûr, je devrais signaler la présence d'Adèle et sans doute demander à mon bêta de passer le voir pour le mettre au courant des règles sur le territoire, il était évident que je ne pourrais pas m'en charger moi-même si je voulais que mon aide reste discrète et je ne pouvais pas demander à ma mère de s'en charger parce qu'il aurait été trop facile de la relier à moi. Et puis elle aurait été capable de faire peur à Adèle ou de s'immiscer de force dans sa vie...

• Bien alors... Si vous n'avez plus d'autres questions, je ne vais pas vous retenir plus longtemps. On se revoit dans deux jours et je vous montrerai votre vestiaire ainsi que le locale de rangement, sans oublier la liste des logements que je vous ai promis. Si vous avez d'autres interrogations ou si vous avez besoin de quoi que ce soit, n'hésitez pas à m'appeler, quelque soit l'heure... Il m'arrive de travailler tard et de toute façon, je dors rarement tant que Julian n'est pas rentrer donc ne craignez pas de me réveiller, il y a peut de chance que ça arrive...

Je sortis mon portefeuille pour lui tendre ma carte avec mon numéro de téléphone privé et professionnel, après tout, quand j'étais à l'atelier, je répondais rarement sur mon téléphone portable que je laissais au bureau pour lui éviter de prendre les poussières de bois et puis le bruit des machines en couvrait la sonnerie la plupart du temps. Comme il y avait toujours quelqu'un au bureau, il était parfois plus simple de m'appeler directement là.
Et puis, je n'avais pas menti, à moins d'être épuisé, je dormais rarement avant le retour de Julian à la maison, quand je ne le rejoignais pas tout simplement au bureau...


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Ariel Ringstone

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Humain
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Humain
Dim 11 Mar - 2:25
Je fus ravie d’apprendre qu’il avait certaines adresses à me proposer. Tout allait se jouer avec ma tante et la personne en charge de l’immeuble dans un mois, si mon travail n’allait pas être divulgué par une tierce personne avant.  S’en suivit à nouveau un léger doute, qui prenait un peu d’ampleur. Le frisson de la peur parcourait mon échine, je devais rester discret pendant le prochain mois, limiter au maximum mes dépenses, mais aussi comment justifier le fait que j’allais avoir de l’argent sur mon compte.  
Ma tante avait un regard sur mon compte en banque, étant quand même sous la tutelle de cette dernière. Une règle idiote qui faisait que je ne pensais que maintenant que le jour de ma paie, cela signerais une déclaration de guerre avec ma tante.  J’avais encore un mois pour réfléchir à  comment m’en sortir. Si je recevais la liste d’adresse rapidement, je pourrais toujours me préparer à déménager avant la date du versement sur mon compte.

Ma réflexion fut interrompue par les dire d’Ethan, prenant par automatisme la carte qu’il me tendait, regardant ce qu’il y avait marqué dessus. Il me dit que je pouvais l’appeler quand je le désirais. Même si cette phrase se voulait aimable, je ne désirais pas l’ennuyer plus que nécessaire. La seule chose qui me ferait appeler serait soit des questions importantes, soit une demande urgente, dans les autres cas j’agirais comme je le fait maintenant, en improvisant au mieux et en évitant d’être trop redevable aux autres.  

- Je n’aurais qu’une simple question avant de vous laisser.  

Je devais la poser, cela était important et cela pourrait certainement me permettre d’économiser davantage tout en évitant que ma tante soit au courant.  

- Il serait possible de me fournir ma paie en liquide ? Si ce n’est pas possible, ce n’est pas bien grave, mais je visualise mieux mes dépenses ainsi.  


Ce n’était pas vraiment la vérité, mais pas vraiment un mensonge non plus, ce que j’avais en surplus sur le compte, je le gardais en liquide, pour pouvoir avoir cette somme directement sous la main et non devoir me balader avec ma carte, sauf pour retirer l’argent.  Je n'aurais pas les bonus annuels, mais savoir combien j'avais dans mon appartement était plus pratique que d'aller retirer un ticket.

Quel que soit la réponse, j’allais par la suite prendre congé et rentrer chez moi pour commencer mes recherches pour ma tenue de travail.

Ethan Quinn

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Mer 4 Avr - 12:04



« Un Entretien particulier. »

Encore cette odeur aigre de la peur... J'ignorais ce qui pouvait bien l'effrayer de la sorte mais puisqu'il était évident qu'il n'était pas disposé à se livrer et à s'appuyer sur moi plus que le stricte minimum, je n'allais pas relever. Cela dit, je pouvais comprendre, il ne me connait pas, pour lui, je ne suis qu'un employeur comme un autre mais peut-être qu'avec le temps, viendrait le moment où il comprendrait qu'il pouvait avoir confiance. En attendant, je devais faire avec ce qu'il me donnait, ce qui est assez difficile quand on est protecteur dans l'âme et qu'on voit quelqu'un en difficulté.
Je ne voulais pas m'immiscer de force dans sa vie, après tout, je ne suis pas comme Eleanor qui débarque comme un char d'assaut dans la vie des gens sans leur laisser l'opportunité de refuser son aide. Bref... Le fait qu'il soit un futur employé m'aiderait peut-être à mieux le cerner et je comptais bien mettre Julian à contribution, après tout, vu qu'Adèle s'occuperait de son bureau, il le verrait sans doute plus que moi même si je ne comptais pas changer mes habitudes pour venir le voir au bureau à chacun de mes moments de liberté.

J'étais encore en train de réfléchir à tout ce que j'avais pu déceler de lui et à l'observer quand sa voix me ramena à la conversation et sa question me paru si pas des plus surprenante, au moins assez révélatrice, même si je doutais quelque peu du fondement de sa justification... Il me fallut réfléchir avant de donner ma réponse. Il pouvait être dangereux de se retrouver avec autant d'argent chez soit, j'avais beau déjà penser les proposer des adresses sur le territoire de la meute où il serait en sécurité, ça ne voulait pas dire qu'il n'y avait aucun risque de vol. Et puis, n'était-ce pas plus rentable de placer l'argent sur un compte ? À moins qu'il n'en ai pas ou que sa tante, qui semblait lui faire peur, n'ai une main mise sur celui en sa possession... En tout cas, je doutais fortement que ce soit pour la raison qu'il m'avait donné. Il allait vraiment falloir garder un oeil sur ce jeune homme, ce que je devinais de son comportement et de ses réponses ne me plaisait pas et ce n'était pas lui le problème, loin de là mais plutôt cette fichue impression qu'un vautour lui tournait autour, près à fondre sur sa proie au moindre signe de rébellion...

• C'est assez dangereux de garder autant d'argent chez soi et d'ordinaire, je paie mes employé directement sur leur compte en banque, non seulement ça facilite les compte mais en plus, c'est plus simple en ce qui concerne le FISC...

Il ne s'agissait pas la de ma réponse définitive, je ne faisais que réfléchir à voix haute tout en prenant soin de souligner les inconvénients de ce qu'il me demandait alors que je me frottais le menton d'une main, toujours à ma réflexion qui s'éclaircissait à mesure que je parlais, je parvins néanmoins à une solution...

• Si c'est un problème pour vous de recevoir votre salaire sur un compte parce que vous n'en avez pas, ce n'est qu'une supposition, je peux en ouvrir un à votre nom ou si vraiment ce n'est qu'une question pratique, dans ce cas... Hm... Pourquoi pas un coffre à verrouillage biométrique ? Je peux vous en fournir un, votre argent serait protéger de tout éventuel effraction de votre domicile et vous l'auriez sous la main quand bon vous semble, il doit m'en rester un petit de l'époque où j'ai ouvert mon atelier et il n'est pas utilisé... S'il peut servir, autant en profiter...

Bon, d'accord, c'est pas beau de mentir mais ça, il n'était pas obligé de le savoir. J'avais bien installé un coffre à l'atelier, bien plus gros que ce qu'il aurait besoin et je n'avais jamais eu de plus petit, je comptais en acheter un rapidement pour le lui fournir à défaut d'autre chose. Le moins que je puisse faire, c'était au moins d'assurer sa sécurité financière en attendant qu'il se décide à passer sous la protection de ma meute en déménageant, tout en ignorant ce fait, bien entendu... Bref, toujours est-il que je ne comptais pas abandonner cette question comme j'avais soit disant abandonné tout le reste au sujet de ce qu'il m'avait dit. Il me fallait enfoncer le clou pour qu'il accepte même si je donnerais sans doute l'impression de lui forcer la main...

• Je ne veux pas me mêler de vos affaires, du moins pas sans votre permission mais si vous acceptez au moins ce coffre que je vous propose, je serai plus tranquille. Comprenez qu'en ce qui me concerne, j'ai pour habitude de traiter mes employés comme des membres de la famille ou au moins comme des amis, je ne vous donnerai pas votre salaire en main propre si vous n'avez pas un endroit sûr où le mettre à défaut d'un compte en banque.

Ca pouvait paraître dur ou salaud de ma part mais parfois, il faut bien ça. Je comptais bien faire mon possible pour l'aider à se sortir d'une situation apparemment difficile même contre son gré. Être pour moitié un animal, ça aide quand il s'agit de distinguer les bonnes personnes des mauvaises et jusqu'ici, Adèle ne me faisait pas l'impression d'être une mauvaise personne. Appelez-ça l'instinct si vous voulez, mais je l'écoute toujours... Enfin presque mais les rares fois où je ne l'ai pas écouté, j'en ai tiré mes leçons.


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Ariel Ringstone

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Humain
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Humain
Jeu 27 Sep - 22:33
Il se mit à me dire que cette somme serait dangereuse. S’il craignait pour les vols, cela était  un peu le dernier de mes soucis. Il vint à parler du FISC, j’avoue avoir peu de contact avec eux. Ethan se mettait à me proposer d’ouvrir un compte. L’idée n’était pas mauvaise, mais je ne savais pas jusqu’à où ma tante pouvait laisser trainer ses tentacules pour glaner cette information. Passer par une banque me semblait une très mauvaise idée. Il vint ensuite à me parler d’un coffre-fort biométrique. Je me doutais que le terme définissait la façon d’ouvrir et de fermer le conteneur. Etrangement cela me paraissait la solution la plus viable. S’il était assez petit, je pourrais le cacher n’importe où, même venir à me créer un faux fond pour le dissimuler dans un placard ou une étagère.  J’avais des sacs assez grand pour me permettre de transporter des courses, alors une enveloppe d’argent, cela devait pouvoir passer inaperçu, d’autant que les premiers jours, je pourrais certainement le laisser dans le placard qui me serais réservé.

Cela sonnait tout de même comme une petite dette, étant un objet qu’il me donnait pour servir, mais que je me devrais de rendre une fois ma situation serait un peu plus table et sereine.  Plus j’y pensais, plus cela semblait devenir flou. L’argent était au final un grand souci, s’était même certainement la partie la plus sensible, une moindre erreur  et ma tante allait être au courant et je n’osais pas imaginer les conséquences. Je me doutais qu’elle ne viendrait pas chercher des problèmes aux employeurs, non, je la voyais bien plus essayer de justifier un licenciement et de m’enchainer davantage à elle, dans une cage plus étroite, plus étouffante. L’idée que cela n’arrive me faisait frissonner, mais je n’avais plus  le choix. J’étais seul depuis la mort de mon frère et elle n’était rien pour moi.

Quand il se mit à parler les employé comme un membre de sa famille, cela me fit tirer un sourire, mais ce n’était pas une marque de joie, s’était une petite moquerie vis-à-vis de ma tante, Ethan était bien plus proche de mon frère que de ma tante et entrait, de ce fait bien plus dans le cadre familial qu’elle. Il était au moins clair sur le point que si je ne me décidais pas je n’aurais pas de virement de salaire, ce qui serait aussi un problème.

Je vins donc à répondre avec la solution qui me paraissait la plus viable.  

- Je vais donc vous emprunter votre coffre-fort. Je doute que vous puissiez ouvrir si facilement un compte à mon nom, sans recevoir rapidement un avis de fermeture.  

Autant ne pas cacher le fait que ma tante allait s’opposer ouvertement à mon indépendance si j’agissais aux grands jours.  S’était cruel pour ma tante, mais elle pourrait s’en sortir sans moi, elle l’avait bien fait jusqu’à me « recueillir ».

- Si nous sommes d’accord sur le fait que je mettrais la paie dans le coffre-fort, je pense que nous avons résolu ce problème.

Le reste ne dépendait plus de lui, mais uniquement de ma personne.  J’attendais cependant s’il avait des questions de dernières minutes.

Ethan Quinn

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Ven 28 Sep - 13:19



« Un Entretien particulier. »

Dire que j'étais soulagé qu'il accepte ma proposition était un euphémisme. Cela dit, avec tout ce que j'avais pu apprendre et deviner sur lui, j'allais définitivement lancer une enquête sur lui. Je ne pensais qu'il poserait problème une fois qu'il serait installé sur le territoire de la meute mais j'avais définitivement besoin de savoir quels problèmes il amènerait en s'installant. Sans compter que de toute façon, je comptais affecter quelqu'un à sa surveillance, non pas pour espionner ses faits et gestes mais plutôt pour prévenir tout problème avec la fameuse tante qui semblait être aussi charmante que certaines personnes de mon passé. Au moins, je n'avais pas à craindre que quelqu'un mette la main sur son salaire et il serait à l'abri même si techniquement, je n'étais pas tenu de veiller sur lui tant qu'il n'avait pas rejoint le territoire de la meute. Il était fort possible aussi que j'en parle à Julian, en tant que Gouverneur, il avait forcément plus de pouvoir que moi même si techniquement, en tant que compagnon, je jouissais d'une certaine autorité mais dont je n'aimais pas me servir.

• Dans ce cas, prévoyez un sac assez grand quand vous viendrez dans deux jours, je vous donnerai le coffre ainsi que la liste des logements disponibles. Le coffre est à peine plus grand qu'une boîte à chaussures mais je doute qu'il entre dans votre sac à main...

J'aurais pu proposer de le lui livrer directement chez lui mais quelque chose me disait que ce ne serait peut-être pas une bonne idée, non seulement j'étais certain qu'il rechignerait à ma proposition mais en plus, j'étais persuadé que son refus serait lié d'une manière ou d'une autre à cette foutue tante qui semblait lui poser problème et je n'étais définitivement pas là pour lui ajouter des soucis en plus. Et puis il aurait aussi pu prendre ça pour une tentative d'intrusion dans la vie qu'il semblait bien décidé à garder sous silence. Aussi, arrivé à ce stade, même si je l'avais voulu, je n'avais plus rien à ajouter, si ce n'était un dernier point...

• Bien, puisque nous sommes d'accord, je pense qu'il n'y a plus qu'à signer votre contrat en triple exemplaires et je crois que ce sera tout... Allons-y.

Je fronçais encore les sourcils en détaillant une dernière fois le bordel sans noms qu'était le bureau de mon vampire avant de l'inviter à me suivre pour retourner dans la salle de réunion où j'avais laissé les papiers. Techniquement, j'aurais dû lui faire signer les papiers lors de son premier jour de travail mais je n'étais pas certain d'en avoir le temps avec les commandes qui attendaient à l'atelier. Avec ma veine, j'aurais juste le temps de passer pour le présenter à Julian avant de devoir filer rapidement pour ne pas prendre de retard dans mon propre travail. J'avais donc préféré être paré à toute éventualité avant d'engager qui que ce soit.

Tout en le ramenant vers la première salle, j'en profitais pour lui parler un peu des lieux et des personnes à qui il pourrait s'adresser si jamais je n'étais pas disponible. Yuki, bien que mannequin, faisait partie de ma meute, aussi, je savais pouvoir compter sur lui pour veiller sur Adèle et l'aider ou répondre à ses questions en cas de besoin, idem pour Chase qui passait pas mal de temps dans les studios photos de l'agence et qui travaillait parfois aussi tard que Julian et puis ces deux là étaient appariés, donc, si l'un ne pouvait pas répondre au jeune homme, l'autre le pourrait facilement tout en pouvant le guider l'un à l'autre sans grande difficulté. J'hésitais à lui parler d'Eleanor qui de toute façon passait plus de temps au Sanctuaire qu'à l'Agence à embêter tendrement son père, sans compter qu'elle avait hérité de l'aspect brute de décoffrage du dit père, sauf qu'il s'agissait plus de s'imposer dans la vie des gens que de les rembarrer. J'adore cette fille mais elle manque parfois de délicatesse quand il s'agit d'aider les autres, qu'ils soient d'accord ou non pour bénéficier de son attention. De fait, je ne parlais d'elle que comme d'une visite éventuelle auprès de Julian et de son grain de folie qui la rend si attachante mais en aucun cas, je ne la citais comme référence. Et puis, bien sûr, il y avait Julian...

Revenu à notre point de départ, j'attrapais un dossier duquel je tirais trois exemplaires du contrat qui allait faire d'Adèle un de mes employés, même si d'ordinaires, ceux-ci travaillent généralement à l'atelier. Le jeune homme était un des premiers à ne pas travailler sur le même lieu que moi et à ne pas faire partie de la meute ou du clan. Il faut bien une première à tout...
Je remplis donc rapidement le contrat avec les données que j'avais à ma disposition dans le CV d'Adèle et signais ma partie avant d'en donner une copie à ce dernier pour qu'il puisse le lire et prendre connaissance de tout le blabla juridique ainsi que des avantages que j'offrais avec le poste. Et comme je suis un surnat, forcément, le contrat que je lui présentais avait quelques différences avec un contrat de travail chez les humains puisqu'en plus des avantages professionnels que j'offrais, il y avait également les avantages personnels tels que l'aider en toutes circonstances, m'assurer de son bien être tant professionnel que personnel dans la mesure où il m'en laisserait le droit, veiller à sa sécurité et tout un tas de trucs que font les surnats et pas les humains.

• Tenez, prenez le temps de le lire avant de le signer, sans oublier les petits caractères... Si vous souhaitez y apporter des modifications, n'hésitez pas à me le faire savoir pour que je puisse y remédier et vous présenter la mouture définitive lorsque vous commencerez.

Il fallait qu'il sache à quoi s'attendre en fréquentant des surnats d'aussi près. Notre façon de voir et de faire les choses est souvent bien différente des humains et lorsque vous entriez dans notre sphère, il fallait s'attendre à recevoir plus d'attention que vous n'en auriez reçu d'un simple employeur. Chez nous, ou du moins dans le clan de Julian comme dans ma meute, vous receviez autant d'attention, de protection et d'aide que si vous en faisiez partie à part entière. Comme une famille se devait d'agir avec les siens...


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Ariel Ringstone

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Humain
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Humain
Ven 28 Sep - 23:05
Je vins à simplement hocher de la tête quand Ethan se mit à me dire d’emporter un grand sac. Je me doutais que cela n’était pas un tout petit objet, venant même à me fournir un élément qui me permettait de comparer la taille, une boite à chaussure. J’avais plus d’un sac de course qui pouvait en contenir plusieurs, ce qui serait certainement le meilleur moment afin de dissimuler l’objet. S’en suivit une déclaration qui vint à me faire sourire, il était visiblement temps de singer el contrat. Je n’en avais jamais signé, mais m’étais un peu informé de ce que les humains pouvaient me proposer comme type de contrat. Je me mis à suivre, à petit pas, l’homme vers la salle précédente, laissant celle du dénommé Julian en l’état. J’avais fait attention de ne rien toucher, on ne savait jamais comment il pourrait prendre le fait qu’une personne soit entrée et que cela ne soit pas son amant.

Trois exemplaires était normaux, un pour moi, un pour le patron et un autre, certainement, pour une agence d’intérim dont il devait passer, à moins que cela soit pour Julian. Je vins à écouter attentivement ses explications, notamment le personnel que je pourrais solliciter. Pendant cette explication, je ne pouvais clairement pas cacher que j’éprouvais de l’envie vis-à-vis de cette « meute », comme il le disait souvent. Je mémorisais le nom des personnes Yuki, un mannequin, je pourrais toujours le voir, dans le cas où je souhaiterais me lancer dans cette carrière ou alors pour avoir des conseils si je devais résoudre un souci d’ordre esthétique, j’étais presque certain qu’il était d’une grande aide pour ce genre de chose. Après il y avait Chase, qui semblait être photographe, il était certainement aussi intéressant dans son domaine et j’avoue que j’aurais certainement une meilleure mine en passant par lui que par les cabines éclairé aux néons qui sont désagréable. S’en suivit une personne dont Ethan semblait plus vague, me la décrivant comme une femme de passage, Eleanor, étant la seule femme parmi les personnes présentées, je ne pouvais m’empêcher d’avoir une certaine curiosité, ainsi qu’une crainte, de la découvrir.

Je vis l’homme se mettre à sortir trois paquets de feuille, il devait s’agir des contrats. Comme je m’y attendais, il n’avait qu’à remplir des trous, il devait certainement inscrire mon nom, mon prénom, le statut de mon travail, ainsi que mon adresse, pour les données minimums à fournir, hormis mon prénom, je n’avais pas à cacher le reste. Il me tendit le premier contrat, que je prenais le temps de lire.

Je pus rapidement constaté qu’il y avait des différences avec un contrat humain, sans doute la spécificité du fait qu’il soit dans une meute. La grande majorité du contrat était cependant identique, énonçant mes droits et mes devoirs en tant que salarié. Je savais qu’en voyant le prénom d’Adèle, j’avais un contrat qui pouvait aisément être rompu, mais je n’avais pas le choix. La partie spécifique à la meute vint cependant à me faire frémir. Je me mettais à réfléchir, venant à sentir mon cœur battre plus rapidement. Je ne pouvais pas tellement modifier ce contrat, si je voulais, je retirerais toute la partie qui était clairement lié à sa nature non-humaine, afin d’éviter qu’Ethan et sa meute n’entre en conflit avec ma tante, mais le retirer voulait aussi dire me refuser une porte de sortie, si cela tournait mal. Je ne savais pas quoi faire face à cette partie. Je n’étais pas un vampire ou un loup-garou, mais pouvais-je encore me considérer comme humain ? Je savais que ma vision du monde était clairement différente de mes semblables, que je ne serais clairement pas accepté comme je suis. Devais-je signée ce contrat sans le modifier ? Qu’aurait dit mon frère dans cette situation ?

Je vins à fermer les yeux en essayant d’imaginer sa réponse, me rappelant que s’il avait été présent, il m’aurait soutenu, quoi qu’il arrive et qu’il aurait certainement été content que j’aie davantage de protecteur. C’est en pensant à cela que je vins à faire le choix de ne rien modifier.

- Ce contrat me convient. Si je venais à avoir besoin d’aide d’urgence, je n’hésiterais pas à vous en faire part ou à une des personnes que vous avez cités dans le couloir. Contre cette aide, je vous demande d’être ferme à mon égard, même pour la faute la plus minime qui soit.

Je ne voulais pas que cette aide potentielle soit gratuite, je devais la mérité par un travail acharné et parfait ;

Ethan Quinn

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Admin Tyrannique
Dim 30 Sep - 10:32



« Un Entretien particulier. »

Je devais reconnaître qu'il était vraiment attentif, chose vraiment appréciable quand on sait que parfois, même nos proches n'en font qu'à leur tête même si vous les conseiller. Et puis une fois dans la salle et que j'eus rempli ma partie des contrats, je lui laissais le temps de lire son exemplaire à son aise pour prendre connaissance de ce dont il avait droit et ce dont on attendait de lui ainsi que les ajouts qui étaient purement lié au monde des surnats. Je me resservis une tasse de café tout en l'observant discrètement pendant sa lecture, étudiant son langage corporel ainsi que l'odeur qu'il dégageait suivant ce que lui inspirait ledit contrat. Il était assez facile de savoir quand il se mettait à cogiter, sans doute à réfléchir s'il devait réellement signer ce contrat ou si finalement, l'attention qu'il risquait de recevoir en travaillant pour des surnats était trop dérangeante pour lui. Il ne fallait pas être devin pour comprendre qu'il n'avait visiblement pas l'habitude de fréquenter des non-humains, aussi je pouvais concevoir que certaines choses puisse le déranger bien que je sois un lycaë de naissance, j'avais aussi rencontré des moment où fréquenter des humains m'avait tout simplement parut complètement déroutant pour ne pas dire parfois menaçant ou incompréhensible. Bref, je gardais le silence le temps de sa délibération silencieuse n'étant nullement ennuyer que le silence ne soit brisé uniquement au son des pages qu'il tournait au fil de sa lecture. Quand il eu terminé la réponse qu'il me fit lui donna quelques points supplémentaires même si je n'en avais plus besoin pour prendre ma décision. Cependant, je pensais important de faire quelques précisions qui n'étaient pas détaillée dans le contrat mais qui en faisait clairement partie malgré tout. Ne sachant pas à qui j'aurais affaire lors de la rédaction du contrat par mon avocat, les termes de celui-ci étaient rester plutôt neutres et généraux.

• C'est tout à votre honneur et je ne voyais pas les choses autrement, cela dit, je tiens à ce que vous sachiez que ce contrat n'est pas caduque du fait que vous vous fassiez appeler Adèle alors que vous êtes un homme, vous remarquerez qu'il y a largement la place sur la ligne de votre nom pour y ajouter quelque chose. J'ignore quels sont vos problèmes, parce qu'il est clair pour moi que vous êtes dans une situation délicate, mais je ne chercherai pas à vous soutirer des confidences que vous ne seriez pas prêt à faire sous prétexte que je suis votre employeur et que le contrat vous octroi mon aide sans condition. Ce sera à vous de décider si vous souhaitez m'en parler ou non. Toutefois pour que les choses soient totalement claires entre nous, vous pouvez me cacher ce que vous voulez mais pas me mentir. Les lycaës ont des sens très développer et il ne nous est pas difficile de connaître l'état d'esprit des gens. Aussi, s'il y a quelque chose que vous ne puissiez pas me dire, gardez plutôt le silence au lieu de me présenter un mensonge dans lequel vous risqueriez de vous embourber et qui finirait par vous compliquer la vie. Pour l'instant, cela peu vous paraître intimidant ou inquiétant et je sais qu'il n'est pas facile de faire confiance quand on ne connait pas ce qu'on a en face de soit. J'ai été dans pas mal de situations désespérées et je sais en reconnaître une quand j'en vois, cela dit, j'espère que nous pourrons apprendre à nous connaître et qu'un jour vous m'honoriez de votre confiance suffisamment pour me parler de vos problèmes ou de votre situation. Les surnats ne sont pas de petites choses fragiles qu'il est facile d'effrayer et l'aide que je vous propose n'est pas une offre limitée dans le temps ou soumise à condition, autant que vous le sachiez...

Je n'étais pas tenu de lui faire part de l'enquête qui serait faite sur lui, sa vie, son passé et son entourage mais je voulais au moins qu'il sache que ses secrets seraient respecté et qu'il n'avait pas à craindre de perdre son emploi juste pour un détail tel que son véritable nom ou parce qu'il refusait de parler de sa situation. En un sens, les avantages qui lui étaient conférés par ce contrat n'étaient pas soumis à condition. Je voulais également le rassurer quand au fait qu'il serait traité sans traitement de faveur. Je n'allais certainement pas le traiter mieux ou moins bien que mes autres employés ou même les membres de ma meute. C'était peut-être une de ses inquiétude et c'était déjà assez insultant, du moins pour moi mais à sa décharge, il n'avait pas l'air de savoir grand chose sur les surnats. Il faut dire que nous sommes avares de nos secrets quand il s'agit de les partager avec le reste du monde. Je pouvais donc ne pas prendre en compte les inquiétudes qu'il pouvait nourrir à l'égard de notre comportement envers lui et ses doutes sur notre façon de fonctionner quand nous étions en présence d'humains.

Je voulais aussi qu'il sache où il mettait les pieds et où il allait. Presque tout son corps hurlait la méfiance envers autrui et pour être passé par là personnellement, je voulais au moins le rassurer. Il n'avait rien à craindre de moi ni de mon entourage, sauf s'il venait à croiser Eleanor mais à part le fait de vouloir le couvert comme une mère poule qu'il soit d'accord ou non, il ne risquait rien non plus de sa part. Cette fille avait été élevé par Julian en personne après qu'il l'ai sorti de la rue, elle avait elle-même un lourd passé et pourtant, elle n'avait pas mis longtemps à adopter les principes que son père adoptif et moi partagions. Si elle y était arrivé, il était raisonnable de penser qu'Adèle y parviendrait aussi et que de ce fait, il nous accorderait sa confiance pour prendre soin de lui et le protéger.

• Encore une fois, si vous avez des questions ou besoin d'un coup de main, quel qu'il soit, même si c'est juste pour déménager vos meubles si vous décidiez de vivre ailleurs qu'à votre domicile actuel, n'hésitez pas à m'appeler. Il n'y a qu'une chose que je vous demanderai en échange... Je ne vous ai pas demandé de signer une clause de confidentialité mais si vous veniez à apprendre l'un ou l'autre de nos secrets, que ce soit par hasard ou parce que quelqu'un vous en parle de son plein gré, je vous demanderais de n'en parler à personne. Ne pas être comme n'importe quel humain nous attire déjà assez de problème avec les fanatiques...

C'est un pari risquer d'exposer nos problèmes avec les quelques groupes d'humains qui ne nous acceptaient pas, rêvant de nous expulser, déchoir de nos droits, voire carrément exterminés pour certains, mais s'il regardait un minimum les infos, il devait déjà le savoir. Je ne tenais pas à ce qu'il partage ce qu'il pourrait apprendre avec d'autres personnes qui pouvaient être susceptibles de nous nuire, ainsi qu'à lui par extension. Certaines personnes n'ont aucun scrupules à se servir des autres pour arriver à leur fin et malheureusement, ce n'était pas une tare typiquement humaine. Nous avions nos propres rebuts... Nul n'est parfait, même chez les vampires et les lycaës. C'était d'ailleurs ces mêmes rebuts qui nous donnaient mauvaise presse auprès du grand publique même si nous faisions en sorte de les identifier et de les arrêter au mieux de nos capacités.

Cela dit, j'estimais en avoir assez dit et avec l'heure qui avançait, je ne voulais pas le retenir trop longtemps non plus. Le soir commençait à tomber sérieusement, Julian n'allait pas tarder à rentrer et je ne voulais pas qu'Adèle ait à traverser la ville alors qu'il ferait trop noir pour sa sécurité. Je sais, c'est dingue comme l'instinct de protection peut vite s'installer chez moi mais on n'a pas vécu autant que moi sans apprendre à juger les gens et à deviner qui avait besoin d'être protéger et qui n'en avait pas besoin ou ne le méritait pas... Et Adèle me faisait plus penser à un oisillon tomber de son nid plutôt qu'à un serpent prêt à mordre.

• À moins que vous ayez encore des questions ou quelque chose à ajouter, je pense que nous pouvons en rester là et je vous revois dans deux jours...

Il ne me restais qu'à lui serrer la main pour le saluer, mettant ainsi fin à l'entretien et à le raccompagner jusqu'à l'entrée du bâtiment en lui souhaitant une bonne soirée...


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Ariel Ringstone

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Humain
Dim 30 Sep - 15:59
J’avais finis de signer les derniers contrats, quand il se mettait à me parler, concentrant du coup mon attention sur ses paroles, je ne pouvais m’empêcher d’avoir un léger frisson, étant bien habitué à la façon dont ma tante, le frisson vint à s’accentuer quand il se mit à dire ouvertement qu’il avait découvert que j’étais un homme et que je prenais un faux prénom. Visiblement les êtres non-humains étaient bien plus perspicaces que les humains sur certaine chose. Je ne savais pas ce qui m’avait trahit. J’avais pris des vêtements assez ample, avait pris soin de bien me laver. Il y avait quelques choses qui avaient forcément été mal fait, à moins qu’il ait fait le rapprochement avec le nom de famille, qui n’avait pas été changé. Ethan vint à me proposer de parler de mes soucis, c’est comme cela que je le prenais en tout cas. Je ne voulais pas qu’il soit confronté à ma tante, qui sait ce qui pourrait en découler et ce ne serait pas une pluie de rose.

Il vint par la suite à me dire clairement que je ne pouvais le mentir, venant à expliquer pourquoi. Me terrer dans le silence, cela était possible, mais pas pour certaines personnes, dont ma tante, cette dernière étant du genre à exiger une réponse à ses questions. Le silence n’était pas toujours une bonne solution et j’étais pour ainsi dire habitué à vivre dans le mensonge, le poids d’un mensonge en plus ou en moins ne faisait aucune différence pour moi, j’étais préparé à me faire écraser par ses mensonges.

La révélation de pouvoir discerner l’état d’esprit était à la fois apaisant et effrayant. Effrayant car je ne pourrais pas dissimuler mon état, apaisant, car je pensais, naïvement que les lycaës agiraient avec la même ouverture qu’Ethan, ne cachant visiblement pas leurs pensées vis-à-vis de moi.

Par contre la suite ne fit que m’enfermer davantage. Si je pouvais comprendre la sincérité, le fais qu’il parle d’avoir eu un passé difficile ne faisait que me dire qu’il ne pouvait pas savoir tout ce que j’ai ressenti, tout ce que j’ai dû supporter, tout la souffrance que j’ai eu. Une vie n’en vaut pas une autre. Je ne répondis pas à la fin de son explication sur son aide illimité dans le temps, hochant simplement de la tête.

Il dit, ensuite, de ne pas hésiter à demander de l’aide pour n’importe quoi et partit sur le fait de garde les secrets que je pourrais apprendre à leurs contacts, une boule d’amertume vint à naître dans mon gosier, ne pouvant que sortir avec une remarque acerbe, dévoilant l’opinions que j’avais de mes semblables, qui n’avais pas changé des derniers commentaires à ce sujet.  

- Ses humains devront me  tuer pour avoir la réponse. Ce ne sont que des plaies qui devraient être éradiquées.  

Je me rendais compte que j’avais certainement été trop loin dans mes propos, venant à baisser la tête.  

- Je suis désolée, s’est sortie tout seul.  

J’étais trop sensible quand il y avait des choses qui touchaient mon passé, je devais impérativement consolider cette porte entre moi et le monde, sans quoi je sentais que j’allais souffrir davantage, si je pouvais arriver au point que même un lycaës ne puisse plus lire mon esprit, j’étais assuré que plus aucun de mes semblables ne pourraient m’atteindre.  Il vint à me faire sortir de ma pensée quand il vint à annoncer la fin de cet entretien, venant à saisir la main de ma fine main, ne serrant pas beaucoup la mienne.  

- Je serais présente à la date convenue.

Je vins à prendre mes affaire, ainsi qu’un des contrats, que je pliais et cachait bien au fond de mon sac. Je me laissais accompagner à la sortie, venant à le saluer poliment.

- Je vous souhaite une bonne soirée.  

La fraicheur de la nuit approchante me faisait un bien fou. J’étais un oiseau de nuit, l’obscurité ne me faisais pas peur ; Si les dangers pouvaient paraître plus nombreux, ils n’en restaient que des dangers et bien plus évitable que les humains le jour. J’avais une bonne nouvelle, j’allais pouvoir enfin gagner un peu de liberté et pouvoir m’éloigner de ma tante.




Sur le chemin du retour, je vis mon appartement allumé, je ne pouvais m’empêcher de frémir en sachant qui allait m’attendre en haut. D’autant que je revenais assez tard.  Je ne pouvais cependant pas fuir, m’obligeant à devoir monter et voir deux gardes près de la porte, venant à m’ouvrir et refermer à double tour derrière, restant dehors et me laissant seul avec ma tante, une femme aux forme généreuse, portant une tenue assez riche, ayant une longue chevelure dorée et des yeux d'azur, je ne pouvais cacher qu'elle était belle, physiquement tout du moins. Elle me regardait avec ce masque de bonté. Elle vint à parler d’une voix calme et posée.

- Tu rentres tard ses derniers temps. Je crois qu’une petite mise au clair est nécessaire. Installe-toi sur cette chaise. Tout de suite.

Elle me montrait une chaise, venant à appeler un des gardes, un homme assez costauds en apparence, venant à lui dire de ramener le siège le plus confortable, qui avait été mit de côté volontairement, venant à allumer sa drôle de pipe, allant faire empester le tabac dans toute la pièce.  J’avais pris la place qu’elle m’avait désigné, ayant visiblement choisi la chaise la plus usée et inconfortable.  Elle venait à commenter, semblait insatisfaite de ce siège où elle était assise.

- Il faudrait que tu penses aux invités de marque, s’est assez décevant de sentir la dureté de ton accueil. Mais venons-en aux faits. Je n’ai pas beaucoup de temps, contrairement à toi, je suis assez occupée.

Ma tante se mit à me regarder dans les yeux, son visage semblait toujours aussi paisible, mais dans ses yeux il y avait un quelques choses qui me donnaient la sensation qu’un serpent voulait m’étrangler.  

- Tu cherches du travail. Je n’ai jamais mentionné une quelconque interdiction à cela, aussi vais-je me montrer plus clair. Le fait que je te prenne sous mon aile est un joyeux concours de circonstance. J’en tire beaucoup de profit et d’attention. Grace à cela j’ai pu avoir des contacts avec des personnes influentes et intéressantes. Tu n’es qu’un trésor pour moi, non un trésor serait trop élogieux, un outil te conviendrais bien mieux. Aussi …

Elle vint à claquer des doigts et l’homme vint à me plaquer au sol avec force.

- Comme tout outil, tu dois te soumettre à la personne qui te manipule, s’est à dire moi.  Jusqu’à maintenant j’ai fermé les yeux sur tes agissements, mais je vois que tu prends trop d’indépendance, un outil doit rester fidèle, sinon on le jette à la poubelle avec les autres déchets, comme ton cher frère.  

Je ne pouvais m’empêcher d’avoir un regard haineux envers ma tante, elle osait traiter mon frère de déchets, qui se levait et se mit à poser une de ses chaussures sur mon visage, elle me regardait avec des yeux de colère et sa voix devint dédaigneuse.

- La rebellion n’est pas acceptable, objet ! Si je voulais je te louerais à des personnes pour qu’ils te souillent, j’ai déjà une liste d'intéressés, mais je n’en tirerais pas le maximum de profit pour le moment, tu peux valoir plus cher. Estime-toi heureux d’avoir un appartement, de quoi subvenir à tes besoins, tu pourrais être enchaîné dans une cave, avec du pain comme seule nourriture et fouetté tous les jours, si je le souhaitais.

L’homme se mit à me relever, alors qu’elle retire son pied et ma tante vint à murmurer à l’oreille.  

- Je suis généreuse avec les chiens fidèles, si tu continues de t’illusionner à vouloir te libérer de mon emprise, ton frère pourrait en faire les frais. Ce n’est pas parce qu’il est mort que l’on ne peut pas lui faire de mal, non ?

Elle vint à reculer, faisant de mon mieux pour ne pas montrer cette colère envers cette femme qui menaçait le corps de mon défunt frère et semblait être certaine de pouvoir exécuter sa menace.  

- Je ne suis pas venue que pour te parler de ta petite recherche. A présent tu devras te lever à midi au plus tard et tu devras être rentré dans ton appartement  avant deux heures du matin, je t’enverrais à partir de quatorze heure un de mes gardes pour t’emmener chez une connaissance, qui te formera afin de pouvoir bien te comporter et danser lors d’une soirée qui aura lieu dans un mois. Bien évidement cette personne aura tous les droits sur toi, y compris te brutaliser ou t’humilier, si cela est nécessaire. Ne t’inquiète pas pour la tenue, je l’ai déjà prévue et elle sera ajustée à ton corps. C’est une robe bleu nuit avec une des rayures bleu pastelle, tu auras des escarpins et quelques bijoux. Même si tu restes un objet, il faut que tu fasses un minimum honneur à ta propriétaire. Je vais juste te donner un dernier avertissement, si tu tentes de te t’envoler, je m’assurerais que ta chute soit si brutale que tu ne pourras que te trainer à mes pieds.

Elle vint à partir, alors que l’homme me relâchait, venant à me faire tomber au sol. Elle partit avec son homme de main, venant à dire d’une voix enjouée et douce.

- Je te souhaite une bonne soirée, Ariel.

La porte vint à se fermer, laissant le silence envahir l’espace et un froid encore jamais ressenti se planter dans ma chair.

Je voulais essayer de ranger mon appartement, mais à peine avais-je un vase en main qu’elle m’échappait des mains. Le bruit de la porterie brisée me fit crier, tombant à genoux. Je peinais  respirer, comme si une main se mettait à me la serrer fermement. Je tentais de réfléchir comment éviter que le corps de mon frère soit sortie des mains de cette sorcière.  Mais … je n’arrivais à rien, venant à me griffer les bras frénétiquement.

Je ne sais pas combien de temps cela a durée, me triturant les ménages, finissant par céder à une pulsion de désespoir et de rage, faisant voler des objets, y compris mon sac à main, venant à faire tomber la carte d’Ethan. Je saisis la carte, les larmes aux yeux. La sensation à ma gorge se resserrait d’avantage.  Le temps m’était compté.

Je vins à me changer, enfilant une robe d’été, sans même prendre le temps de me recoiffer, d’effacer les trace de ma tante et de son homme de main ou même regarder  le temps qui avait subitement changé. Je pris les premières chaussures à portée de vue, des escarpins, ce n’était pas idéale, mais je ‘n’étais plus en état de réfléchir, je devais lui demander de l’aide, quitte à devoir tout perdre ce que je possédais. S’ils ne pouvaient rien faire… cette idée me fis secouer la tête, non je ne voulais pas envisager cela.

Si j’avais eu toute ma tête, je ne serais pas partie comme ça, mais la chose la plus précieuse était menacée.  

En sortant je me mis à prendre le chemin le plus cours, la fenêtre de ma maison, venant à me vautrer au sol, sentant le sol racler mon genoux, mais je ne ressentais plus la douleur ou encore la pluie qui alourdissait cette fine robe bleu claire.

En dépit de l’obscurité de la circulation, ayant failli me faire écraser deux fois, je prenais le chemin le plus court, traversant ruelle et me cognant à tout objet que je ne voyais pas, n’écoutant pas mon corps qui me disait d’aller moins vite.

Qu’est-ce que je comptais faire une fois devant le bâtiment ? J’allais certainement entrer comme une folle, prendre l’ascenseur et me diriger vers le bureau d’Ethan. Je n’avais pas l’esprit à penser que j’allais certainement me faire arrêter par la sécurité et je comptais crier son nom pour qu’il m’entende.

Julian Conteria

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Mer 3 Oct - 23:31



Un entretien particulier.

J ulian rentre dans son bureau, ayant passé la journée sur Gouvernor’s Island, endossant son rôle de Gouverneur, ce qui fait qu’il a négligé ses fonctions de directeur de son agence. Bien qu’il y a du monde pour la faire tourner en son absence, cela n’empêche pas que les papiers et autres dossiers s’accumulent sur son bureau et toutes les autres surfaces disponible. Julian n’est pas toujours organisé dans son travail, enfin si, mais ce n’est pas ordonné, il sait où tous se trouvent et il a un système de classement qui lui est propre. Ses employés savent que son bureau est un espace hors d’atteinte pour eux, quand il est absent, s’ils ont des papiers à lui remettre, soit ils passent par sa secrétaire, soit ils les mettent dans les casiers adéquates « photos », « factures », « contrats », etc…  

Alors quand il ouvre la porte, il est surpris que l’odeur fraîche de son compagnon lui agresse les sinus, surtout qu’elle est mêlée à celle d’un autre homme, un humain de surcroît. Un petit doute s’installe, avant qu’il ne le chasse aussi vite qu’il est venu, son loup a mis du temps à l’accepter, et surtout accepter sa sexualité, ce n’est pas pour ça qu’il va sauter sur le premier humain qui vient, et surtout pas dans le territoire de son partenaire. Il doit bien y avoir une raison, c’est plus serein qu’il va poser sa mallette sur son bureau, faisant attention à ne pas déloger ses tas de feuilles, puis enlever sa veste, la pose sur le porte manteau, et défait 2 boutons de sa chemise, puis remonte ses manches. Il aime être à l’aise quand il reste derrière son bureau.

Avant de s’asseoir, il se sert un verre de cognac, c’est plus pour le goût que son taux d’alcool. Il se dirige vers son tourne-disque et met un de ses anciens vinyles de jazz. Vu l’heure, il ne doit plus avoir grand monde dans les locaux, peut être quelques commerciaux pris sur la publicité de la prochaine saison, où des couturières amatrices à qui il a donné leur chance, et qui doivent finir leur habit avant le temps imparti.

Il regarde quelques instants l’extérieur par ses grandes baies vitrées, teintées pour arrêter les rayons UV du soleil. L’ancien être se dirige vers son bureau et s’assoit, allume son ordinateur. Prends la première pile de dossiers, se demandant distraitement quand son compagnon le rejoindra, car à son entrée dans le bâtiment, il l’avait senti, son arôme lui avait dit qu’il était encore là, mais il ne sait pas où. Bah, Ethan est un grand un garçon, il peut prendre soin de lui, et il sait où me trouver.

Il a le temps de s’occuper de deux dossiers, quand il sort de sa transe en entendant des coups sur sa porte. Comme il sait que ses employés sont partis, il n’y a qu’une autre personne qui frappe, son compagnon. Sa fille se serait contentée d’ouvrir la porte et d’entrer, peu importe ce qu’il fait. De plus, avec l’odeur qui se dégage derrière la porte, et la traction de leur lien confirme de son hypothèse.

Rentre, mon loup.


Quand il le voit passer sa porte, il laisse son regard le contempler, il ne se lasse pas la vue, surtout si le corps devant lui est nu, en sueur, et de préférence le chevauchant. Il se décontracte dans son siège, et le recule, les jambes ancrées dans le sol, lui tend une main pour l’inviter à venir vers lui. Une fois qu’il est à porté de main, il le tire pour que son loup s’installe sur ses genoux. Julian ne sait pas si c’est le temps, où le fait d’avoir senti le mélange d’odeurs, mais il se veut affectueux. Il penche sa tête en avant, passant son nez sur sa marque.

Ethan, tu sais bien que tu peux entrer comme tu veux, sans frapper, ce qui est à moi est à toi. Hmmm, tu m’as manqué aujourd’hui. Au fait, as-tu quelques choses à me dire ? Concernant une réunion que tu as eu dans mon bureau ?


Il lui fait confiance, mais cela ne l’empêche pas d’être curieux.


Quand deux mondes s’entrechoquent pour s’entraider.


©️ Halloween







Parle Américain - Parle Italien - *Pense* - /Télépathie/

Ethan Quinn

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Jeu 4 Oct - 10:40



« Un Entretien particulier. »

À peine Adèle avait-il quitté le bâtiment que j'appelais mon bêta pour qu'il organise la surveillance devant le domicile de l'humain. Je savais pouvoir lui faire confiance et choisir une sentinelle qui n'attirerait pas l'attention ou qui ne serait pas intimidant si Adèle viendrait à le croiser ou à le remarquer. Mon but était d'en savoir plus et de le protéger en cas de besoin, pas le faire peur ou le faire fuir. De fait, en plus de la surveillance, je demandais à Aidan de lancer une enquête sur le jeune homme, histoire de creuser sur son passé et savoir à qui et quoi nous avions affaire. La nervosité d'Adèle sur certains points durant notre entretien m'avait laissé penser qu'il pouvait avoir des problèmes et qu'il était de nature méfiante avec... et bien, tout le monde. Je n'étais même pas sûr qu'il accepte mon aide, ou plutôt notre aide parce qu'une fois que Julian serait au courant, il était fort peu probable qu'il n'intervienne pas. Durant l'entretien, je n'avais déceler que quelques mensonges mais ils étaient dû uniquement à la méfiance du jeune homme aussi, je ne lui en voulais pas trop mais même s'il avait été sincère quand il avait promis d'accepter mon aide en échange de mon intransigeance, je doutais d'être en haut de sa liste si effectivement, il avait besoin d'assistance... Enfin, nous verrons bien...

Je retournais donc dans le bureau de Julian, me disant que j'allais y mettre un peu d'ordre mais avant que je ne puisse y arriver, je fus interpellé par un membre de la meute et au final, je me suis retrouver à faire le tour de l'agence pour voir comment allait les quelques lukois qui y travaillaient. Par contre, je laissais Yuki, notre Oméga, tranquille. Il devait sans doute être avec son compagnon qui n'était autre que le fils adoptif de mon propre compagnon...
Puis j'hésitais à rentrer à la maison ou à l'atelier, je ne voulais pas rater Julian sachant qu'il repasserait par le bureau mais j'avais encore un peu de temps devant moi. Je profitais donc de ce temps pour me coincer dans la salle de réunion que j'avais empruntée et fermant les yeux, le temps de me concentrer sur la Toile de ma meute, je m'assurais que tout le monde allait bien.
Tien... une sentinelle était aux aguets en dehors du territoire de la meute... Sans doute celle affectée à la surveillance d'Adèle...

Il ne me fallut pas longtemps pour être distrait par le parfum de mon compagnon, je le sentais aussi dans notre lien... Toutefois, je ne me laissais pas distraire et terminais mon tour d'inspection, me retenant de sourire devant les impulsions malicieuses d'un jeune de la meute, à tous les coups, il prévoyait de faire un vilain tour. Je me déconnectais ensuite de la Toile et il ne me fallut pas longtemps pour rejoindre mon Vampire préféré dans son bureau dont la porte était fermée. Elle a été longue mais j'ai reçu une bonne éducation et le souvenir de l'éventail de ma mère adoptive était assez dissuasif pour me rappeler les bonnes manières, aussi, je frappais avant d'entrer à l'invitation de mon compagnon.

C'est fou comme quelques heures peuvent être un supplice quand on est séparé de l'être aimé, et dieu sait que j'ai eu des siècles pour m'y faire mais chaque fois que je vois Julian après une séparation, c'est chaque fois la même chose, c'est comme un coup de poignard dans le ventre qui me donne envie de me coucher à ses pieds, de lui montrer mon ventre et ma gorge pour avoir le plaisir de sentir ses mains et ses lèvres sur ma peau... Et encore, je ne suis même pas en chaleur... Revoir Julian après une séparation, c'est une bouffée d'amour et de désir à l'état pur qui se déverse dans mes veines mais heureusement que je sais me tenir... Enfin, la plupart du temps... Je ne me fis donc pas prié pour l'approcher et accepter son invitation à m'installer sur ses genoux, penchant la tête tant en signe de soumission que par simple volonté de lui rappeler à qui j'appartenais.

• Si Maddie t'entendait, c'est toi qui te prendrais un coup d'éventail sur la tête pour essayer de me faire perdre les bonnes manières qu'elle s'est tuée à me réapprendre. Mais tu m'as manqué aussi, je n'ai pas arrêter de penser à toi, d'ailleurs...

Le reste de ses paroles me firent sourire bien que mentalement un petit "Oups" me vint. Je voulais lui faire la surprise mais dans ma quête de trouver la perle rare, j'avais complètement oublié que Julian sentirait l'odeur d'Adèle quand je lui ai fait visiter le bureau lors de son entretient. Il ne me restait donc plus qu'à lui en parler, ce que j'avais de toute façon prévu de faire même si je ne pensais pas y arriver tout de suite...

• Je comptais t'en faire la surprise dans deux jours mais puisque j'ai été négligent, autant t'en parler... Je n'en peux plus de ton chaos, je n'arrive même pas à comprendre comment tu arrives à travailler dans tout ce bazar, ça me dépasse... Et comme je vais être très pris par les prochaines commandes à l'atelier, j'ai décidé d'engager quelqu'un pour t'aider à garder ton bureau en ordre. J'ai passé la journée à voir défilé tout un tas de monde jusqu'à ce que je trouve la perle rare, je lui ai montré ton bureau en espérant qu'il ne prendrait pas ses jambes à son coup et devine quoi... il ne l'a pas fait. Il y a juste quelque chose qui me préoccupe à son sujet...

Je lui expliquais rapidement comment s'était déroulé l'entretien, mes soupçons, mes conclusions, ce que j'en avais pensé, ce que j'avais ressenti à son contact et pour finir mon envie de l'aider. J'allais enfoncer le clou en disant qu'il me faisait pensé à Chase quand il avait débuté à l'agence mais je n'en eu pas le temps, quelqu'un fit intrusion dans ma tête, tirant sèchement sur le fil de la Toile pour attirer mon attention. Je fus donc obligé de m'interrompre pour répondre à "l'appel", m'excusant auprès de mon compagnon...

• Excuse-moi une minute, mon coeur...

L'importun n'était autre que la sentinelle que j'avais demandé pour surveiller l'appartement d'Adèle. Apparemment, une femme et une équipe de gorille qui faisait penser à une "Bella Dona" et son escorte, avait quitter l'immeuble d'Adèle un peu plus tôt et celui-ci venait de partir, semblant se diriger par ici, apparemment en panique... Cela ne voulait pas forcément dire qu'il revenait au bureau, j'en étais conscient et j'hésitais à donner l'ordre d'intercepter Adèle pour le ramener ici mais finalement, je ne le fis pas. Je voulais avoir confiance en ce jeune homme et s'il venait réellement ici, le plus simple était donc de le laisser faire, je n'attendais que ça pour pouvoir véritablement lui tendre la main et ne plus avoir à me cacher pour l'aider.

HRP : La Bella Donna:
 


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Ariel Ringstone

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Humain
Jeu 4 Oct - 22:50
Je ne sais pas combien de temps je me suis mis à courir. Mon souffle me manquait, mes jambes me faisaient mal, pourtant je devais rapidement y aller, qui sait si ma tante allait placer une personne pour me surveiller. Il fallait je j’aille à cet endroit. En traversant une rue, un vélo vint à me percuter. Heureusement il n’allait pas bien vite et j’aurais certainement eu de plus grave dégât si cela avait été une voiture. Sans chercher à m’excuser, je reparti de plus belle. J’avais la sensation que la pluie devenait plus forte ma vision se troublant légèrement sous l’humidité et les larmes.

Alors que je vis le bâtiment, je vins à entrer sans m’annoncer, forçant si nécessaire pour ouvrir la porte automatique. La personne à l’accueil n’eut pas vraiment le temps de comprendre ce qui se passait, venant à me jeter vers le premier ascenseur qui s’ouvrait, les vigiles ou les personnes chargées de la sécurité se mirent à tenter de m’empêcher de monter, mais reçurent des coups de pieds. Je n’avais pas le temps, pas le temps d’expliquer, je devais trouver Ethan et rapidement. J’agissais telle une bête acculée et n’était clairement pas en état de penser que je ne faisais que me mettre des bâtons dans les roues. Une fois que l’ascenseur montait, je ne pouvais que reprendre mon souffle, tentant d’oublier ses jambes qui tremblaient, cette boule à la gorge qui ne cessait de croitre et de m’étouffer.

Alors que les portes s’ouvraient, j’entendais les personnes arriver. Je vins à filer vers le bureau d’Ethan, l’ouvrant sans ménagement pour trouver la pièce vide. Un frisson se mit à me parcourir, il n’était pas parti ? Non,non,non. Je vins à ma frotter la tête alors que la sécurité semblait venir. Je vins à les regarder, ma mâchoire se serrant. Il devait être dans le bureau de Julian. Je n’attendis pas plus pour aller au contact de ses personnes qui tentaient de me stopper, sentant leurs mains glisser sur ma peau trempée, évitant de ce fait d’être arrêté ; je me mis à crier le nom d’Ethan.

La porte du bureau de Julian était clairement visible, il ne me suffisait que de faire encore quelques pas. Ce n’était sans compter une main ferme qui me saisit le poignet pour me plaquer au sol violement. Je tentais de me débattre avec l’énergie du désespoir, essayant de griffer, donner des coups de pieds pour me défaire de cette prise. Hurlant comme une bête sauvage que l’on me lâche. J’étais si prêt de l’endroit, je ne pouvais passer une nuit au poste de police, car ma tante le saurait et elle agirait en conséquence. Je vins à forcer plus que nécessaire, menaçant à chaque fois de me déboiter l’épaule. Je devais voir Ethan, quitte à perdre mon travail cela n’était plus la chose la plus importante sur le moment.

Julian Conteria

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Fonda aux dents longues
Lun 15 Oct - 0:47
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Un entretien particulier.

J e souris à la mention de Madeleine, ma très chère amie et mère adoptive de mon loup. Elle contrôle son petit monde à coup d’éventail, celui qui n’en a pas reçu un coup est soit un gentilhomme du siècle dernier, soit pas encore né. C’est une femme sur qui on peut compter à tout moment, il suffit de rester de son bon côté, car si on devient son ennemi, il ne restera rien de nous, elle commencera par détruire notre réputation, notre entourage, notre santé mentale, et si elle se sent généreuse, notre vie. Il y a peu de moyens pour passer de son mauvais côté, s’en prendre aux siens, ou aux enfants. C’est pour cela que je la respecte, même si je ne lui dis pas, je ne veux pas qu’elle prenne la grosse tête, ou qu’elle me taquine. Nous avons une relation inhabituelle, on s’entend bien, mais elle a une mauvaise influence sur ma fille.

Bref, je reste mon nez collé sur la pomme d’Adam de mon compagnon, l’écoutant d’une oreille distraite, quand il me parle d’une femme de ménage spécialement embauché pour mon bureau. « Chaos » ? Je ne vois pas de quoi il parle, tout ce qui se trouve dans la pièce est bien organisé…Bien que tous ne soient pas sur une place standard comme mon bureau ou une étagère. Je suis sûr qu’il y a un magazine qui s’est caché derrière le canapé. Je ne suis pas fan de l’idée d’avoir un inconnu fouillant dans mes affaires, rangeant et bougeant des dossiers confidentiels, tout cela pourrait nuire à mon organisation et je vais prendre beaucoup de temps à retrouver mon chemin dans mes affaires. Ethan ne peut tout simplement pas laissé mon bureau tel qu’il est ? Après tous, j’y passe au moins huit heures par jour, et j’ai peu de visite, alors en quoi, mon bazar dérange ?

Je soupire contre la peau hâlé qui me tente, si Ethan a pris de son temps pour me venir en aide, peut être que je dois au moins laisser une chance à cette personne. Elle a dû faire une forte impression contre mon Tèma pour qu’il parle de lui comme « perle rare ». L’odeur d’homme que j’ai senti plutôt doit être mon futur aide-ménagère, même s’il n’a pas pris la poudre d’escampette devant mon soi-disant chaos, cela ne veut rien dire quand il se trouvera face à moi, je sais que je n’ai pas un caractère facile, et si on passe aussi par-dessus mon physique impassible et intimidant.

Je me redresse dans mon fauteuil, m’écartant de mon partenaire, prenant un air plus sérieux quand il me parle des soupçons qu’il a concernant la vie de mon nouvel employé. Un homme habillé en femme ? Quoique surprenant, ce n’est pas habituel pour une personne de mon âge, sans compter que j’ai sous le pouce certains travestit, que ce soit en tant que mannequin ou dans un métier de coulisse. Je ne refuse aucunement un emploi à une personne sous prétexte qu’il est plus à l’aise dans les habits d’un autre genre, du moment qu’il est compétent et qu’il sache se tenir.

Il n’a pas le temps de finir sa tirade, quand je sens de par notre lien, une autre présence dans son esprit, j’en déduis qu’un de ses lukois essaye de le contacter par la Toile. Je lui fais un signe de la main, pour lui signifier que cela ne me dérange pas. Au contraire, j’en profite pour m’occuper en goûtant la peau qui me nargue depuis le début, à l’aide de la pointe de ma langue. J’aime son goût, mêlé à une pointe salée, qui doit venir de la sueur. Il fait chaud dans le bureau, vu que les fenêtres sont restées fermer toute la journée, gardant la chaleur à l’intérieur. Je murmure contre son cou, sous son menton.

Hmmm, ton goût… ton odeur, ça me rend fou.


Soudain, j’entends une commotion derrière ma porte, comme un combat, puis la voix d’un homme essoufflé et douloureux hurle le nom de mon compagnon. Immédiatement, je suis sur mes gardes, je mets Ethan sur mon fauteuil, puis je me place devant lui, mes yeux deviennent bleus turquoise, signalant que je suis en mode Este. Je jette un regard à Ethan et parle d’une voix rauque.

Reste là. Je vais voir ce qui se passe.


Plusieurs scénarios me viennent en tête, un amoureux éconduit ? Un humain fanatique de lycae ? Un fangbanger ? J’ouvre la porte en grand, me dévoilant une scène comique tirant au ridicule. Plusieurs de mes gardes de sécurité, essentiellement des lycaes, qui ont dû mal à retenir le corps d’une femme humaine. Elle semble en mauvaise posture et son odeur est âcre, composé de peur et de détresse. Je secoue la tête devant une telle violence, peut importe si c’est une menace ou non, ils ne sont pas obligés d’être si rustres, même s’ils ne font que leur métier.

Suffit ! Vous allez lui faire du mal, je pense qu’un seul d’entre vous peu maîtriser cette femme. Les autres, retournaient à votre poste, j’attend un rapport de situation sur mon bureau demain.


J’attends qu’ils partent et fait signe au dernier des gardes d’entrer dans mon bureau, tenant les poignets de l’intruse dans son dos, mais pas au point de la blesser. J’en profite qu’elle passe devant moi pour l’examiner, elle ne me semble pas impressionnante ou dangereuse, on dirait plus qu’elle cherche de l’aide. Comme elle a hurlé le nom d’Ethan, je parie que c’est lui qu’elle cherche, bien que je me demande comment elle connaît son chemin vers mon bureau. Je fais signe à Jordan, le garde, de l’asseoir sur la chaise devant mon bureau pour qu’on soit plus à l’aise pour discuter. Je m’appuie contre mon bureau, bloquant la vue de mon compagnon de son champ visuel, au cas où elle tente quelque chose.

Qui est-tu et que veux tu à mon compagnon ?  


Je la regarde dans les yeux, toujours en Este. Tant que je ne sais pas qui elle est, elle est une menace. Cependant, dans mon subconscient, son odeur me semble familière, mais d’où ?


Quand deux mondes s’entrechoquent pour s’entraider.


©️ Halloween







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