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Un entretient particulier. [PV Ethan Quinn & Julian Conteria]
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Ethan Quinn

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Lun 15 Oct - 12:10



« Un Entretien particulier. »

N'allez surtout pas dire à qui que ce soit que je ne suis qu'une peluche quand je suis dans les bras de mon homme, comme lui, j'ai une réputation à tenir mais il est vrai que j'aime quand il est câlin et possessif. Ce n'est certainement pas moi qui vais me plaindre de pouvoir profiter de ses attentions, encore moins après une séparation de plusieurs heures qui ont été assez difficile à supporter même si notre lien aide à endurer l'absence physique. Je n'irais pas jusqu'à dire que notre amour est fusionnel mais on en est pas loin et ça me convient très bien. Alors même si je dois répondre à l'appel mental de ma sentinelle, ça ne m'empêche pas de profiter pleinement de ses attentions quand bien même les nouvelles que je reçois sont inquiétante. Si j'étais un chat, je crois que je ronronnerais mais je ne peux que soupirer et gronder bassement mon approbation. J'en veux encore mais manque de chance, ma sentinelle m'informe qu'Adèle est entré dans le bâtiment de Bloody Art, ce qui veut dire qu'on va certainement avoir de la visite et donc que nos retrouvailles vont être écourtées. Cela dit, c'est pour la bonne cause alors, même si c'est frustrant, je ne m'en plains pas.

Quelques minutes après avoir rompu le contact avec ma sentinelle, on entend de l'agitation de l'autre côté de la porte et à l'odeur, je sais qu'il s'agit d'Adèle et des gardes qui tentent sûrement de l'arrêter mais Julian étant ce qu'il est, je n'ai pas vraiment le temps d'intervenir. Je n'irai jamais à l'encontre de sa nature même si j'ai bien envie de lui dire qu'il n'y a aucun risque. Je reste donc dans le fauteuil où il m'a installé, le laissant s'occuper de la situation. Nous avons été séparé, l'Este est bien présent, je n'ai pas envie d'éveiller l'Ebren qui serait bien plus agressif et risquerait de faire peur à Adèle. Il faut simplement que j'attende le bon moment pour intervenir sans que cela passe pour une provocation.

Julian est prudent, sans doute à l'excès mais il ne connait pas Adèle alors que moi... bon, d'accord, je ne le connais pas réellement mais je sais qui il est et je ne parle pas de son identité mais du genre de personne qu'il est. Une personne prudente, méfiante, volontaire, courageuse sans aucun doute, déterminée et... Très apeuré en ce moment. Je regrette presque qu'il ne soit pas un surnat, savoir que je suis bien présent pourrait peut-être l'aider à se détendre ou à le rassurer mais Julian lui bouchant la vue, il croit sans doute n'avoir affaire qu'à celui-ci, ce qui ne va certainement pas améliorer son état et je ne peux pas rester dans l'ombre plus longtemps...
Je me décale donc légèrement, non seulement pour qu'Adèle puisse me voir mais aussi pour détourner un peu l'attention de mon homme qui peut se montrer parfois franchement intimidant, ce qui n'est clairement pas ce dont le jeune homme a besoin là tout de suite, s'il est venu, c'est qu'il a besoin d'aide et qu'il est sans doute prêt à me la demander...

• Julian, je te présente Adèle, ton nouvel aide-ménager... Tu veux bien redescendre d'un cran et écouter ce qu'il a à dire, s'il te plait ? N'oublie pas ce que je t'ai dit à son sujet...

M'étant suffisamment décalé pour qu'Adèle puisse me voir, je me tourne vers lui et lui adresse un sourire encourageant et, je l'espère, rassurant avant de m'adresser à lui tout en tendant le bras pour toucher Julian et lui caresser le dos pour le calmer...

• Adèle, voici Julian, mon compagnon. Excuse-le, il est un peu à cran mais tu n'as rien à craindre de sa part... Tu veux bien nous expliquer ce qui t'arrive ?

Je parle calmement et posément pour essayer de détendre un peu tout ce petit monde, j'adresse même un regard à Jordan pour qu'il se détende aussi en espérant que ça puisse aider Adèle à parler. J'ai fait la promesse de l'aider et il n'était pas obligé de me croire mais il l'a fait, sinon, il ne serait pas là mais la conclusion, c'est sans doute aussi qu'il n'avait personne d'autre vers qui se tourner et c'est un sentiment que je connais intimement pour l'avoir vécu il y a longtemps, très longtemps... Un sentiment qu'on n'oublie pas mais qui peu être beau quand même quand la personne vers qui on se tourne ne vous déçoit pas et ne vous laisse réellement pas tomber. Et c'est ce que j'ai envie de faire pour Adèle, l'amener à se rendre compte que même s'il n'avait pas vraiment le choix, ça ne veut pas dire qu'il sera abandonné pour autant, qu'il a bien fait de nous accorder sa confiance et qu'il ne sera plus seul dans les moments difficiles comme dans les bons moments. C'est ce que m'a appris Maddie et ce que je veux transmettre à Adèle comme je l'ai fait pour d'autres qui ont fini par intégrer la meute. Julian aussi est comme ça, autre le fait qu'il est le compagnon que le destin m'a choisi, et je ne le regrette pas, c'est aussi une des raisons qui fait que je l'aime...


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Ariel Ringstone

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Humain
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Humain
Lun 15 Oct - 16:33
La porte vint à s’ouvrir, mon regard plein d’espoir d’y voir surgir Ethan, mais il s’agit d’un homme… Cette vision vint à me faire baisser le regard, non par peur, mais s’était comme si cette personne avait aspiré d’un coup une grande partie de mon espoir. Ce n’était pas Ethan, j’allais finalement finir au poste de police.

Je vins à me faire relever, la prise sur mes poignets était ferme. Je gardais la tête basse, que devais-je faire ? Devais-je tenter de forcer le passage ? Devais-je me mettre à fuir ? Où ? Je me rendais compte que j’avais agi de manière idiote. Comment pouvais-je faire pour éviter que ma tante soit au courant ? Cette personne, qui me faisait face, n’était pas humain, mais son regard voulait tout dire, il me voyait comme un insecte indésirable. Ce genre de regard que j’avais vu chez ma tante. Je ne savais donc pas si je devais l’ouvrir, il pouvait certainement être de mèche avec, ma gorge venant à se serrer tellement fort que respirer m’étais difficile.

On vint à me faire entrer dans la salle de Julian, je compris rapidement, en le voyant se poser sur le bureau, qu’il devait être ce dénommé Julian et donc le compagnon d’Ethan. Un relent d’espoir vint à me consumer, me faisant trembler. Il s’en suivit des questionnements. Je voulais répondre, mais cela ne voulait pas sortir, à la place s’était les larmes qui coulaient, je tentais de parler, mais je n’y arrivais pas.

C'est alors qu’Ethan vint à apparaître, derrière cet homme, il fit la présentation à ma place. Il se mit ensuite à me demander d’expliquer. Je réessayais, mais cela ne voulait pas sortir. Mes poings se resserraient, pourquoi étais-je si faible ? Pourquoi cela n’arrivait qu’à moi, pourquoi cette maudite voix ne voulait pas sortir pour supplier de l’aide, alors que la situation est dangereuse pour mon frère. Je vins à sentir tout le poids du monde se mettre à se poser sur mes épaules, les faisant tomber vers le sol. Enfin, ma voix vint à sortir, mais elle semblait si épuisée, si faible par rapport au fait que je voulais hurler, supplier pour que l’on vienne à mon aide.

- Il faut sauver mon frère… ma tante risque de lui faire du mal… Je veux le protéger de ses griffes… Peu importe ce que vous faite de moi par la suite… mais sauvez-le, je vous en supplie.

J’avais fait au plus court. Je ne savais pas trop comment demander, mais j’avais au moins mit mon prix, mon être. Même si je devais finir en tant qu’esclave, je préférais cela que de savoir mon frère se faire humilier à nouveau sans pouvoir se défendre. Je ne savais pas s’ils en avaient le pouvoir, mais n’avais pas d’autre idée. J’avais pris un immense risque et je ne savais pas s’ils allaient pouvoir y faire quelques chose. Mon corps ne pouvait cesser de trembler à l’idée que ma tante l’apprenne et lui fasse du mal.

Julian Conteria

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Fonda aux dents longues
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Fonda aux dents longues
Ven 19 Oct - 22:55

Un entretien particulier.

J e me calme légèrement au toucher de mon partenaire, bien qu’une partie de moi grogne quand il sort de ma protection, s’offrant au potentiel danger. Cependant, je ne bouge pas quand je sens une vague de reconnaissance d’Ethan envers l’homme devant nous, donc ils se connaissent. Mon chéri me présente l’homme, ce sera donc ma femme de ménage. Il n’est pas ce à quoi je m’attendais, quand Ethan m’en a parlé, quelques instants auparavant. Je détends mes épaules, perdant une certaine raideur, je croise les bras. Je le détail du regard l’intrus, pendant qu’il cherche ses mots afin de répondre aux questions qu’on lui a posé.

Je note son teint blafard, ses cheveux emmêlés, signe d’une course intense suite à une situation délicate, il fuit quelque chose, mais quoi ? Les éraflures sur ses genoux confirment ma conclusion, l’humain fui quelque chose et cherche de l’aide auprès d’Ethan, car une lueur d’espoir brille dans le regard hagard et brun du mortel, quand il voit mon loup.

Je ne parle pas encore, je laisse mon partenaire prendre en charge la situation, bien que d’un geste de la tête, je renvoie Jordan, lui montrant qu’on prenait la suite en main. Je note dans un coin de mon esprit de les récompenser pour leur réactivité, même si c’était un peu disproportionné, mais on ne sait jamais à qui on a à faire. Peut-être qu’un jour de congé payé leur conviendrait, pas en même temps, sinon je n’aurai plus de gardes, mais quand ils le veulent, ou une prime ? Le plus simple serait que je leur demande quand j’irais les voir demain.

Perdu dans mes pensées, j’ai presque loupé la réponse de cet Adèle. Je me doute bien que ce ne soit pas son nom, au vu de son odeur qui correspond à un homme. Pardon ? Aider son frère ? Je penche ma tête, essayant de comprendre pourquoi cet humain vient à un lycae pour sauver son frère au lieu de la police. Plus j’en entends parler, moins cette situation me plaît. Adèle fuit sa tante, elle doit être quelqu’un de méchante, pour qu’il soit aussi ébranlé. Il a fait confiance à la justice Surnat pour l’aider. Je me demande s’il le fait en connaissant mon camarade, ou s’il le fait en dépit des choses. Je comprends ce que veut dire Ethan quand il m’a parlé de mon employé, quelque chose de louche se trame.

Miss, enchanté de faire connaissance, même dans ses circonstances. Comme vient de le dire Ethan, je suis Julian, son compagnon et votre employeur.

Je ne suis pas du genre à laisser une injustice passée, mais ce n’est pas vraiment de mon ressort, puisque le conflit est entre deux mortels. Bien que je me doute que le contrat qu’il a signé parle d’une aide de mon service juridique. Mais je ne vois pas vraiment en quoi cela pourrait aider, enfin, tant que je n’ai pas toutes les cartes en main.
Pouvez-vous m’en dire plus, s’il vous plaît ?

Je me dirige vers mon cabinet de boisson et lui sert un fond de whisky pour lui redonner des couleurs et lui réchauffer les veines, puis je me sers un verre de cognac, puis un autre verre avec la boisson préféré de mon homme. Je le leur tends, quand je reviens vers le bureau. Je prends une gorgée, le temps de laisser Adèle réfléchir à ce qu’il souhaite partager.  

Sachez une chose, Mademoiselle, ce qui se passe dans ce bureau, reste dans ce bureau. Il n’y a que nous trois, et la pièce est insonorisé et il n’y a d’enregistreurs ou autres. Par ailleurs, nous n’attendons rien de vous en retour. Mais que cela soit bien clair, si vous apportez des ennuis à mes protégés, que ce soit mon compagnon, les employés de mon agence ou les surnat de l’Etat, vous mourrez avant d’avoir franchi la porte.

Tout ce qui me reste à faire, c’est de le surveiller, en attendant que sa langue se délit et nous fais part de son problème.
Quand deux mondes s’entrechoquent pour s’entraider.


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Ethan Quinn

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Sam 20 Oct - 11:21



« Un Entretien particulier. »

Le désespoir d'Adèle fait peine à voir, il a du mal à trouver ses mots et quand ils sortent, ce n'est certainement pas tout ce qu'il avait à dire. C'est difficile à expliquer mais j'ai l'impression que ce n'est pas aussi simple que de sortir quelqu'un d'une maison et de le placer sous la protection de la meute. De plus, je peux comprendre le scepticisme de Julian quand à la situation, Adèle est un humain, sa tante l'est aussi et il serait logique de penser que les autorités humaines seraient plus compétentes dans ce genre de situation mais comme j'ai pu m'en rendre compte, c'est bien parce qu'Adèle ne peut compter sur personne qu'il est venu à moi. Il n'est pas difficile d'en déduire que soit Adèle estime ne pas pouvoir faire confiance aux autorités compétentes, soit la police est un problème pour lui et son frère. Se pourrait-ils qu'ils soient rechercher ? Le manque d'explication rend toute cette affaire plutôt trouble et je ne suis pas surpris par les paroles de Julian, même si je préfèrerais qu'il les modère un peu. Je ne veux pas qu'il effraie le jeune homme alors qu'il est clairement désespéré. Je n'ai aucun doute que la situation d'Adèle va amener des problèmes, mais je veux l'aider tout de même. De fait, je me sens obligé d'intervenir et je me lève pour m'approcher, tout en gardant une distance respectueuse et qui ne provoque pas plus les instincts de Julian, me plaçant à son côté en étant assez proche pour le toucher, histoire de le maintenir dans un calme relatif. Je m'accroupis pour me faire moins intimidant et être un peu plus à hauteur du regard d'Adèle...

• Julian a raison, tu sais, personne ici n'entendra ce que tu peux nous dire et nous n'attendons de toi que quelques explications pour que nous puissions comprendre. Il n'est pas question de te faire payer notre aide d'une quelconque façon. J'ai promis de t'aider et je ne me dédirai pas. Et ne te laisse pas intimider par Julian, n'oublie pas ce que je t'ai dit à son sujet...

Je comprends la nécessité de Julian de vouloir protéger ceux qui sont sous son autorité ainsi que ses proches mais je ne veux pas que ses paroles un peu trop dures fassent fuir Adèle. Je lui assène d'ailleurs une petite claque mentale part notre lien alors que j'essaie d'amener un peu d'humour dans mes paroles pour détendre le jeune homme en détresse afin qu'il puisse nous en dire plus sur sa situation et je crois que pour ça, nous avons besoin de connaître l'histoire d'Adèle...

• Tu veux bien nous raconter ton histoire, ça nous aidera peut-être à comprendre et ça nous permettra de savoir à quoi nous devons nous attendre. Pourquoi ta tante veut-elle du mal à ton frère ? Où est-il ? Pourquoi vos parents n'interviennent pas ? On a besoin d'en savoir plus, tu comprends...

J'ai demandé une enquête au sujet d'Adèle auprès de mon bêta et avec les moyens que nous avons, ça ne devrait pas être long. Mais ça ne veut pas dire que je ne veux pas entendre l'histoire d'Adèle de sa propre bouche. Avoir des faits est une chose mais les entendre de la bouche du premier concerné est parfois plus parlant. Surtout qu'en ce qui concerne les humains, les faits sont parfois exagérés ou subjectifs. Je ne dis pas que les surnats sont dénués de préjugés, ce n'est pas le cas, c'est un des nombreux points que nous partageons avec les humains mais nous sommes malgré tout bien plus ouvert d'esprit. Nos histoires personnelles ou collectives nous obligent presque à garder cette ouverture d'esprit parce que nous avons souvent dû faire des choses dont nous ne sommes pas forcément fiers pour survivre. Et à moins qu'un crime soit si odieux que, même à nos yeux, il semble impardonnable, nous pouvons admettre que parfois nécessité fait loi quand il s'agit de survivre dans un monde où l'on n'a pas forcément l'impression d'y avoir sa place.


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Ariel Ringstone

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Humain
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Humain
Sam 20 Oct - 17:03
L’homme se présentait, venant à confirmer le fait qu’il était Julian, son ton était dure, mais je ne pouvais lui en tenir rigueur, je demandais de l’aide, pas de la gentillesse de sa part. Il vint à m’inviter à en dire plus, mais si je me dévoilais totalement allait-il me croire ? Il devait avoir entendu parler de moi, après tout la mort de mon frère avait fait sortir pas mal de journaux. Il vint à me tendre un verre, faisant de mon mieux pour ne pas avoir une prise trop forte ou trop faible, posant une main en dessous pour le soutenir. Je ne vins pas à boire, observant simplement ce liquide onduler à la surface sous les tremblements que j’avais.

Il vint à continuer de parler, assurant la confidentialité de ce qui se dirait ici. Il ponctua la fin de son monologue par une menace sur ma vie. Cela me tirait un sourire, je riais intérieurement de cette menace. Il ne savait pas combien la menace sur ma vie était une chose qui ne m’affectait pas, si je devais mourir cette nuit pour sauver mon frère, cela ne serait qu’un simple retour des choses, pour le mal que je lui ai fait. Je savais que cela ne serait pas facile et que ma tante allait certainement agir de son côté, si elle était au courant, j’allais devoir prendre des coups, saigner, mais rester debout, comme je l’avais fait jusqu’à maintenant.

Je pouvais comprendre l’attitude de Julian, il souhaitait protéger une personne chère. Je comprenais et j’avais un sentiment d’envie, j’enviais à nouveau ce couple, mais je n’en éprouvais pas de haine, mon frère aurait-il été comme ça s’il n’était pas mort ? Certainement. Tant de choses dans leurs attitudes faisaient écho en moi que cela ne rendait que mon cœur plus lourd et mon espoir de plus en plus désespérée. J’eus un petit sursaut en sentant le contact, mon regard se posant sur Ethan et cela vint à me rassurer. Il y avait un véritable contraste entre Julian qui voulait protéger son monde et Ethan qui voulait tout faire pour infiltrer le mien.

Lui aussi vint à me demander des explications, je n’avais plus tellement de choix venant à répondre aux questions. Mais avant, je vins à boire d’une traite le verre, grimaçant sous le goût, venant à me faire un peu tousser sous l’agression de l’alcool. Je n’aimais pas cette boisson, mais cela avait aidé à me desserrer un peu mon cœur. Je choisi de répondre à Ethan en premier, un choix que je pourrais regretter, mais il était celui qui semblait plus à l’écoute.

- Ma tante est le parent le plus proche d’encore vivant. Je n’ai connu mes parents que par les récits et les photos que mon frère me racontait.

Ce manteau de glace se mettait à me recouvrir, laissant sur ma peau cette sensation de froid qui pénétrait tout mon corps. Je devais le dire, cela devait sortir, même si je perdais tout.

- Mon frère est mort, je l’ai tué il y a plus d'un an. Cela m’a coûté mon œil droit, et même s’il est parti avec le sourire, cela reste mon crime. Je ne peux demander l’aide des humains, il suffit de dire que je me nomme Ariel Ringstone pour qu’ils fuient mon regard, me répugne. SI je devais aller voir la police, elle penserait que j’ai une hallucination. Mon frère a été la seule personne à m’élever, tout le monde pensait qu’il avait tué mes parents, à cause de cela sa vie était un enfer. J’étais la seule personne à le soutenir, venant à sacrifier mes études, mon avenir, mon être, afin de l’aider. Adèle est le prénom de notre mère. Après une grave maladie, il avait besoin de cette présence, l’ayant porté pour éviter qu’il ne sombre dans la folie. Les médias vous diront que je subissais des sévices, sexuel et non, c'est des conneries.

Le dernier mot était dit avec force et haine. Je sentais mon corps comme comprimé, comme s’il me disait de me taire, mais je devais tout dévoiler à Julian, qui semblait être la personne la plus à convaincre. Tant pis si je finissais broyé à l’intérieur.

- Il a toujours été bienveillant à mon égard. Tout, comme j’ai sacrifié des choses, il a sacrifié son temps pour tenter de m’offrir les meilleures conditions que la sienne permettait. Les humains pensent qu’il est le monstre, alors qu’il n’a fait que survivre chaque jour. J’ai dû faire des compromis, avec ma tante, pour qu’elle daigne enterrer mon frère comme n’importe quel humain en Arkansas. Maintenant elle menace de lui faire du mal si je ne deviens pas son pion en m’interdisant de travailler et respecter des horaires, tel un oiseau en cage.

Je parvins à me saisir un doigt, le serrant très fort. Ma tête me semblait si lourde, que j’arrivais à peine à la relever, regardant le sol.

- Je ne vous demande pas de vous occuper de ma situation, je n’ai pas peur qu’elle m’enchaîne jusqu’à m’étouffer. Je veux assurer à mon frère un repos éternel en paix. Si pour cela, je dois signer des papiers, je le ferais. Tant que cela évite à ma tante de le toucher. Si vous ne voulez pas m’aider, je vous demanderai de ne rien dire à ma tante et de me relâcher. Si cette dernière solution arrive, je promets que je ne viendrais plus vous importuner et qu’en conséquence, je démissionnerais du poste que vous avez eu l’amabilité de m’offrir.

Cette dernière phrase avait été dite, mais j’espérais de tout cœur que le monde des non-humains voudrait bien m’aider. Je n’avais qu’une parole, s’ils ne pouvaient m’aider, il n’était pas nécessaire de les impliquer davantage dans mes ennuis. Je ne sais pas ce que je ferais si la réponse était négative. Je ne pouvais pas laisser ma tante toucher au corps de mon frère.

Julian Conteria

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Fonda aux dents longues
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Fonda aux dents longues
Dim 21 Oct - 1:40

Un entretien particulier.

J e ne peux pas m’empêcher de rouler des yeux à la blague d’Ethan, non mais oh, et ma réputation dans tout ça ? Néanmoins, je ne peux pas retenir le micro sourire qui se forme en sentant la claque mentale, j’aime quand il se montre audacieux et à l’aise avec notre lien. Après tout, il lui a fallu du temps pour accepter le fait qu’on soit destinés l’un à l’autre, et plus encore, de le créer physiquement, non pas que je lui en veuille.

Avec un énième soupire, je détends totalement ma posture, m’appuyant contre mon bureau, mettant mes mains dans mes poches. Au fils du temps, je me suis rendu compte que cette position me fait paraître moins dangereuse aux yeux des humains.

Quand j’entends parler de l’histoire de l’humain, je sens mes yeux s’écarquiller un peu. Ce n’est pas ce à quoi je m’attendais quand je lui ai demandé de parler. Il a tué son frère ? De l’inceste ? De la nécromancie ? Woah, cet homme sait comment me tenir en haleine avec son récit. Et moi qui croyais avoir tout entendu dans ma longue vie, ces humains ne cesseront jamais de me surprendre dans leur dépravation. Chez les Surnat, s’il y a bien une chose qui est tabou, c’est la mort, on ne touche pas aux morts, on ne sait jamais ce qui pourrait se passer. Les conflits familiaux, l’inceste, peuvent être monnaie courante dans certains clans, alors ce n’est pas ce qui me choque le plus.

Ariel Ringstone ? Cela me dit quelque chose, après tout, c’est mon devoir de Gouverneur de savoir ce qui se passe chez les humains, pour éviter d’être pris par surprise par une émeute ou autres conflits. L’affaire des amants incestueux a fait grands bruit, parlant d’inceste, de dépravation, de manipulation et de meurtre passionnel, bien que le coupable soit relâché pour déficience mentale. Mais au vu des dires de cet Ariel, il y a des coins sombres dans cette affaire et qui n’ont pas été dissipés durant l’enquête.

Je me frotte le pont du nez en assimilant ce qu’il vient de me dire, et de réfléchir comment aborder la suite.

Si je comprends bien, vous avez tué votre frère, après avoir été complice et victime de la chute de sa santé mentale. Maintenant, vous êtes sous la tutelle de votre tante, qui vous utilise pour une quelconque raison, je dirais l’attention de ses pairs, tout en vous menaçant de dégrader le corps de son neveu décédé ? Ai-je assez bien résumé votre situation ? Sans oublier que vous nous demandez de l’aide ? Vous savez que cela est hors de notre juridiction, Ethan est un constructeur de bateau, et moi-même, je suis fondateur d’une agence de dénicheur de talent ?


Je sais, je suis un peu ironique sur ce dernier point, mes proches se moqueront de moi, s’ils savaient que je parle de moi que comme « juste » le fondateur d’une agence de talent. Je fais taire d’éventuelles paroles des autres occupants de la pièce d’un signe de la main, le temps que je réfléchisse à quelque chose. Autant que je souhaite l’aider, je ne vois pas comment. Je sais que c’est dans ma nature d’aider les gens, mais cela est un peu plus compliqué qu’un Ebren sauvage ou un lycae fraîchement mordu. Je dois trouver une solution, après tout, Ethan lui a promis son aide quand il lui a fait signé le contrat…. Le Contrat ! Mais oui, c’est ça la solution.

Ethan, tu as bien fait signé un contrat type ? Celui qu’on fait signer à un mortel quand il entre dans une entreprise tenue par un Surnat ? Oui, quelle question… Dans ce cas, Mr. Ringstone, je pense avoir une solution à votre problème, et vous n’aurez même pas besoin de démissionner pour cela.


Je regarde l’homme dans les yeux, un léger sourire sur mes lèvres, heureux d’avoir trouvé un moyen pour aider une autre personne. J’aime les casse-têtes, les défis, et mon nouvel employé m’en offre un sur un plateau d’argent avant même le début officiel de son travail.

Voyez-vous Mr. Ringstone, je vous ai menti, je suis plus que le fondateur de Bloody Art, bien que ce ne soit pas un secret, les mortels ne prêtent pas attention à mon autre activité. Je suis également le Gouverneur de l’Etat de New-York. C’est-à-dire, que je suis l’autorité suprême des vampires de cet Etat, ainsi qu’un membre permanent et fondateur du conseil mondial. C’est un titre ronflant, je le conçois, mais il m’apporte beaucoup de moyens et de liberté. Bref, maintenant que vous avez signé le contrat, cela vous place sous mon autorité, sous la juridiction des Surnat. Bien que ce soit Ethan qui est votre employeur, je suis son compagnon, et ce qui est à lui est à moi, donc, légalement vous m’appartenez. Ce qui veut dire que si votre tante essaie quelque chose, nous pouvons vous offrir une aide judiciaire.


Je lui laisse le temps d’assimiler les informations que je viens de lui donner. Je marmonne tranquillement que s’il avait été un lycae, cela aurait simplifié les choses. Je croise le regard d’Ethan pour le rassurer que je vais prendre en charge de son nouveau protégé.

Maintenant, il faut voir comment procéder. Ce qui va nous faire obstacle est la tutelle de votre tante envers vous. De plus, si nous engageons de suite des poursuites contre elle, elle peut mettre à exécution sa menace envers le corps de votre frère. Hmmm…. Ethan, peux-tu appeler Derek pour qu’il en parle à Daniel ? On pourrait aussi avoir besoin de Natako, elle s’y connaît en droit social, et le dossier peut l'intéresser. Peut-être prévoir un rendez-vous à l’hôpital pour lister les blessures sur Mr. Ringstone.


En pensant à la situation, je me dis qu’on en aura pour la soirée, cela risque d’être long et épuisant. De plus, mon bureau n’est pas vraiment le meilleur endroit pour ce genre de chose. Peut-être qu’on devrait déménager notre rencontre à notre maison, pour que ce soit plus à l’aise pour l’homme, qui semble plus pâle de minute en minute… Quand est-ce qu’il a mangé la dernière fois ? Ou se reposer réellement ? Je sais qu’Ethan doit lui chercher un logement plus adapté à ses besoins, qui peut être loin et hors de vue de sa tante, mais pour les jours à venir, où ira-t-il ? Je devrais peut-être appeler Ely pour voir si elle a de la place pour lui. Il me fait légèrement pitié, assis un peu affalé sur une chaise inconfortable, dans un bureau énorme qui semble l’avaler tout cru.

Ethan, peut-être qu’on devrait remettre à demain la discussion pour que Mr. Ringstone se repose, je pense appeler Ely pour qu’elle l’héberge. Ainsi, on aura le temps de récupérer son dossier à la police, et passer les coups de fil nécessaire. Puis, il nous rejoindra soit à la maison, soit au Manoir de l’île. Qu’en penses-tu ? Et vous, Mr.Ringstone ?


Je les regarde tranquillement en attente de réponse.

Quand deux mondes s’entrechoquent pour s’entraider.


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Ethan Quinn

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Dim 21 Oct - 14:42



« Un Entretien Particulier »

L'histoire d'Adèle, ou plutôt Ariel, me dit effectivement quelque chose. Je n'ai pas fait le lien quand j'ai su son nom de famille et à vrai dire, je n'y pensais même pas. Cette histoire était assez marquante mais puisqu'elle ne concernait que les humains, je ne m'y suis intéressé que très brièvement. Toutefois déjà à l'époque, cette histoire m'avait semblé assez exagérée, trop médiatisée, j'avais eu du mal à comprendre mais j'avais mis ça sur le compte des différences entre humains et surnats. Il faut dire qu'il est plutôt rare que nos affaires se retrouvent en une des journaux.
Je pouvais sentir le cerveau de Julian tourner à plein régime alors qu'il s'adressait au jeune homme en face de moi jusqu'à ce que la solution lui vienne... Ca allait demandé un peu de temps mais on avait enfin un plan... Est-ce que j'ai déjà dit combien j'aime mon homme ?

Aussitôt dit, aussitôt fait, alors que je contacte ma petite soeur via la Toile pour la lui expliquer la situation, je garde une oreille attentive aux propos de Julian et hoche la tête quand il propose qu'on remette la discussion au lendemain. Ariel a besoin de repos et de soins. Et de notre côté, on a besoin d'un peu de temps pour nous organiser. Une fois Natako au courant de l'affaire, qu'elle accepte volontiers, je me tourne vers le jeune homme que nous venons de prendre sous notre aile et lui adresse un sourire rassurant. Étant donné qu'il va avoir affaire à Ely au moins jusqu'à demain, il faut bien que j'approfondisse le sujet que j'ai évité plutôt dans la journée...

• Je t'ai vaguement parlé d'Eléanor lors de ton entretien, c'est la fille de Julian. C'est une fille qui a du coeur mais elle a franchement un grain, elle peut être parfois un peu fofolle mais entre ses mains, tu seras en sécurité et tu n'auras pas à craindre de jugement de sa part non plus même si elle est aussi humaine que toi. Tu as sans doute entendu parlé du Sanctuaire... C'est elle qui a fondé l'établissement et qui le dirige. Tu peux lui faire confiance.

Je me tourne ensuite vers Julian pour donner mon accord, avec un peu de chance, on pourra réunir tout le monde pour organiser chaque point de notre plan et réfléchir à la façon dont on allait lancer les procédures...

• Je pense que le Manoir serait plus approprié, au moins si on a besoin de vérifier quelque chose suivant le plan qu'on mettra en place, on aura toutes les archives et livres de lois à portée de main, ce qui ne serait pas le cas à la maison. Natako est prévenue, elle aura sans doute quelques idées mais elle voudra vérifier qu'elles soient faisable.

Je voulais mettre toutes les chances de notre côté pour sortir Ariel de la situation intenable dans laquelle il était. Avec une équipe comme celle qu'on avait, il y avait de fortes chance qu'on y arrive... Du coup, après avoir entendu l'avis du principal concerné, je laissais Julian s'occuper de le faire conduire au sanctuaire pendant que j'appelais Dereck pour lui demander une copie du dossier d'Ariel et qu'il se renseigne auprès de Daniel au sujet de ce qui pouvait être fait pour sauvegarder la tombe du jeune homme. Cela dit, j'ajoutais également les tombes des parents d'Ariel, au cas où sa tante serait tentée d'y toucher également à défaut de pouvoir s'en prendre à son neveu décédé. Je l'avertis également qu'on les attendrait Daniel et lui au Manoir pour discuter de tout ça.


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Ariel Ringstone

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Humain
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Humain
Mar 23 Oct - 5:12
Je vins à tourner ma tête vers Julian , qui se mit à récapituler. Ses mots étaient directs et faisaient mal, mais s’étaient vrais. J’avais été complice de sa folie, mais cette folie avait permis à mon frère de survivre, cela était pour moi une chose positive. Quand il demandait s’il avait bien résumé la situation, je vins à simplement hocher de la tête. Il se mettait à dire qu’il n’était pas grand-chose. Ils étaient des créatures, pour moi, ils avaient les moyens de m’aider, en dehors de la loi humaine. Ses propos étaient cependant très lourds sur mes épaules. Visiblement, ils ne pouvaient rien faire à l’entendre, ce qui n’allait que me laisser le choix que de lutter seul face à ma tante. Apparemment, j’avais trop attendu d’Ethan et de son compagnon, quel idiot je fais.

Alors qu’il semblait réfléchir, ne souhaitant plus tellement rester ici, car je croyais que s’était fichu, il se mit à demander pour le contrat. Je ne comprenais pas où il voulait en venir et encore moins ce qu’un simple contrat pouvait changer sur sa situation de simple patron d’une entreprise de talent. Je ne voyais pas cela et me demandais s’il ne tentait pas de noyer le poisson. Je ne comprenais rien de rien à ce qui se passait, venant à me demander s’il avait vraiment trouvé une solution. Le fait qu’il dit que je n’avais pas besoin de démissionner me redonnait un peu espoir, mais si cela n’allait pas résoudre le souci, avec le fait que si ma tante découvre mon nouvel emploi, elle allait sévir.

Alors que Julian commençait sa phrase e disant qu’il m’avait menti, je devins pâle, pensant qu’il allait m’annoncer qu’il travaillait pour ma tante et qu’il allait tout dire à elle. Je sentis tout mon corps comme se faire comprimer, craignant le pire. Il s’autoproclamait gouverneur de la ville et aussi qu’il était le chef des vampires. Je compris alors que j’avais pris contact avec une personne très puissante, certainement plus que ma tante. Il se mit à parler de moi comme si j’étais un objet, mais ce genre de parole ne me faisais pas un grand effet, j’y étais était malheureusement habitué. Visiblement de ce que j’avais compris, en signant le contrat, j’étais devenu un objet qui était soumis aux lois des Surnats, ce qui semblait être une bonne chose.

L’homme se mit à dire que ma tutelle posait problème, j’étais d’accord avec, mais je ne connaissais aucune personne qui pourrait me prendre sous sa tutelle, ma tante s’était bien gardé de vouloir m’instruire là-dessus et je doutais fortement qu’un autre membre familial, même lointain, puisse me prendre sous son aile, avec toute la sale histoire que je traînais derrière moi. Il vint à parler à Ethan, n’ayant pas l’esprit assez clair pour savoir si ses prénoms étaient de ceux que mon employeur venait de décrire. Par contre, je vins à frémir en entendant le terme hôpital, je voulus parler, mais encore une fois, ma voix ne voulait pas sortir. S’était une mauvaise idée, si j’y allais, ma tante allait savoir que j’aurais été accompagné par eux et elle saurait que j’aurais tenté quelques choses contre elle. Il ne fallait pas que j’y aille, tant pis si j’ai mal. Je n’aurais qu’à dire à ma tante que je suis tombé dans les escaliers de l’immeuble en voulant prendre l’air sur le toit.

Il s’en suivit une autre mauvaise idée, m’héberger chez quelqu’un. Ma tante allait m’appeler, je vins à porter ma main sur mes hanches, je n’avais pas mon sac, il était resté à l’appartement et si elle m’appelait ? Comment j’allais justifier tout cela ? Je me rendais compte que ma précipitation avait laissé tellement de trace de ma fuite, venant à entendre, derrière ma pensée, la question de Julian. Je tentais de répondre à nouveau, mais ma voix restait bloquée, comme une boule trop grosse dans ma bouche. Ethan en profitait pour parler. Ils étaient partis pour m’héberger et je vins à secouer la tête frénétiquement la tête de gauche à droite. Je dus forcer pour que ça sorte enfin.

- Ma tante m’a indiqué des heures, je dois être rentré avant deux heures du matin et prêt à quatorze heures pour des cours particuliers… Elle veut que je sois présent à une réunion dans un mois et que je sache bien me comporter et danser.

S’était difficile à parler à nouveau. Mon corps ne cessait de trembler, tentant de réduire ses tremblements en froissant ma robe.

- Si vous m’hébergez ou que vous m’emmenez à l’hôpital, elle saura que j’ai tenté quelques chose. Si cela doit prendre plus de temps en respectant mes horaires imposés, je le ferai. Si elle se rend compte que je tente de sortir de ses serres, elle pourra agir très vite. Elle n’a pas mis longtemps pour savoir que je cherchais du travail.

Mon souffle ne cessait de me manquer, comme si je sortais d’apnée à chaque fois. Mon cerveau se mettait à carburer, je sentais le froid être toujours plus présent et un léger mal de tête se mettre à gagner, petit à petit en intensité. Je devais trouver un moyen de pouvoir leur faciliter la tâche. Je réfléchissais énormément, mais ne trouvais rien. Je bouillais intérieurement, de ne pas avoir d’idée, mon frère aurait certainement trouvé une solution, lui. Je me mis à avoir un éternuement, ce qui vint à éclairer ma lanterne d’un coup.

- Vous pourriez faire passer cela comme une coïncidence. Mes blessures, mon état. Cela, ne serait-il pas suffisant pour que tombe dans les pommes ? Jouer le hasard pourrait certainement fonctionner une fois. Elle risque de me faire récupérer les séances ratées, mais cela vous permettrais sans doute d’avoir un maximum d’informations. Non ?

Je ne savais pas si cette idée allait fonctionner, mais cela valait mieux que devoir tout chambouler leurs organisations. Je n’étais qu’un humain, on pourrait même dire moins qu’un humain et ils semblaient expérimentés dans ce genre de situation, mon idée, après coups, semblaient idiots. Le souci principal était qu’une personne allait devoir avertir ma tante à mon « réveil », ce qui voulait dire l’impliquer et la mettre en danger si ma tutrice apprenait que s’était un acte de rébellion de ma part.



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